Yui Makino est un artiste aux multiples talents. Elle est à la fois chanteuse, pianiste et Seiyu (comédienne de doublage pour les dessins animés). Elle s'est faite remarquer notamment dans des
animes tels que Tsubasa Chronicle (où elle tient le rôle principal de Sakura et elle y a également enregistré des chansons) ou bien encore Aria.
Elle est l'une des invitées musicales du 10ème Japan Expo et elle a bien voulu répondre à nos questions. 1 - Tu as commencé très tôt dans le monde musical, à l’âge de 4 ans avec le Piano. Quel fut le facteur principal qui t’as amené dans cet
univers ?
C’est sur les conseils de mon père et de ma mère que j’ai commencé ainsi.
2- A seulement 7 ans, tu as commencé une collaboration avec le réalisateur Shunji Iwai. Peux tu nous en dire plus sur cette expérience et quel impact cela
a-t-il eu sur la suite ?
A travers cette expérience, j'ai commencé à aimer la musique Française. C'est à partir de là également que j'ai comencé visualiser des images à chaque fois que je joue du piano et que je
chante.
3 - En 2007 tu as représenté le Japon pendant les festivités d'échange culturel entre le Japon et la Chine. Qu'est ce que cela t'a apporté et que gardes tu
comme souvenir de cet événement ?
J'ai été ravi de savoir que ma voix et mes chansons avaient atteint des personnes en dehors du Japon. A travers cette expérience, j'ai acquis plus d'énergie pour répondre aux attentes de mes fans
qui m'ont soutenus.
4 - 2008 fut une année importante pour toi avec tout d'abord ton premier concert solo à Tokyo, la sortie de ton deuxième album et ton diplôme tant que pianiste
du fameux conservatoire : Tokyo Ongaku Daigaku. Comment as tu vécu ces événements et comment as tu réussi à faire face à ces différents projets ?
En fait c'était plutôt dur de tout synchroniser. Le concert et le diplôme ont demandé beaucoup de préparation. Mais toutes ces choses ont pu être réalisées grâce au
soutien de mes amis et de mon équipe.
5 - Tu vas rencontrer ton public Français en juillet durant le Japan Expo. Quelles sont tes attentes par rapport à ce festival ?
C'est la première fois que je vais me rendre dans un pays étranger donc je me sens un peu nerveuse notamment du au fait de savoir combien de gens m'accepteront.
Cependant, je m'attends à passer un très bon moment avec eux.
6 - Quels sont tes prochains projets au Japon et en France. Et que peut-on te souhaiter ?
Merci à tous ceux qui me soutiennent. J'essayerai de vous offrir de belles chansons et de grands moments dans l'animation en tant qu'actrice.
Le groupe Trill-Dan va assurément mettre le feu au 10ème Japan Expo ! Ce groupe rock nous vient tout droit de Kobe. Giva, Maru et Juan ont de l'énergie à revendre et méfiez vous de leur look sexy
car il savent être dangereux (musicalement parlant bien sûr).
Le groupe a accepté de répondre à nos questions avant leur venue en France ! Rencontre dans un esprit très rock ! 1 - Comment fut créé le groupe et d’où vient le nom « Trill-Dan » ?
Nous avons formé notre groupe dans un club de musique à l’université et le nom « Trill-Dan » Provient d’un médicament.
2 -Quels sont les artistes qui ont eu une influence sur votre travail ?
Nous avons été influencés par de nombreux artistes comme Zabrahead, Limp Bizkit et Mad Capsule Markets.
3 - Votre premier album « Megabasutarizumu » fut produit par Kiyoharu, une des grandes figures du Jrock. Par quel biais fut mise en place cette collaboration et
quel impact cela a-t-il eu sur votre musique ?
Nous avons été présentés à travers certaines personnes et c’est comme ça que cela s’est produit. Kiyoharu-san nous a appris beaucoup de choses comme par exemple la
manière dont nous devions nous produire sur scène.
4 - En regardant votre biographie Trill-Dan est décrit comme un groupe qui se bat contre la tyrannie de la musique sans saveur. Pouvez nous expliquer un peu plus
cette vision et comment un groupe de Rock comme Trill-Dan peut exister à travers ces musiques au Japon ?
Cela n’a aucune importance quelles sont les musiques populaires aujourd’hui, nous faisons de la musique d’abord pour nous même et nous traçons notre propre chemin.
Et puis ensuite, nous serons contents si un grand nombre de personnes puissent découvrir notre musique.
5 - Un peu comme un slogan vous vous présentez comme « Sexy et dangereux ». Pouvez-vous nous en dire plus sur cette image ?
Nous avons deux filles qui sont mises en avant et avec les textes des chansons, les costumes, nous essayons de faire ce que seules les filles peuvent faire. Nos
costumes sont faits mains, nous avons un concept et nous le développons par nous même.
6 -En écoutant vos musiques nous ressentons une bonne proportion d’énergie mélangée avec un total contrôle des instruments sans oublier les voix affirmées de
Juan et Maru. Mais dans le même temps nous ne comprenons pas les paroles des chansons (du fait de la langue japonaise). Penser vous que cela puisse être un handicap pour apprécier votre musique
et sinon comment pensez vous que ces différentes sensations puissent être réunies ?
Un handicap ? Nous ne le pensons pas. Nous croyons en effet que ces différentes sensations puissent être réunies. Tout simplement car nous, par exemple en étant Japonais, nous pouvons
ressentir les chansons de différents artistes étrangers alors que nous ne comprenons pas les paroles.
7 - En juillet vous allez venir au Japan Expo en France. Quelle fut votre motivation pour venire à cette convention et qu’attendez vous de votre rencontre avec
le public Français ?
Nous attendons beaucoup cette rencontre avec le public qui s’intéresse à la culture Japonaise. Il sauront qui nous sommes et pourront ainsi sympathiser avec nous et
notre musique.
8 - Vous allez venir au Japan Expo avec un autre cadeau pour le public Francais : la sortie de votre mini-album européen. Comment furent choisies les chansons
qui composent cet album ?
Parmi toutes nos chansons nous en avons choisi 5. Elles furent sélectionnées avec soin et de manière variée pour introduire Trill-Dan au monde.
9 - Que peut-on vous souhaiter pour votre tournée européenne ?
Après les idoles d'AKB48, Kochipan vous propose de continuer ce voyage particulier dans le quartier d'Akihabara à Tokyo, haut lieu des passionnés de Mangas, d'animation ou bien encore de jeux
vidéos. Aujourd'hui c'est avec le groupe Mosaic.Wav que nous avons rendez-vous. A l'occasion de leur venue en France pour le Japan Expo, nous avons souhaité en savoir plus sur ce groupe
pleinement ancré dans la culture Otaku.
Beaucoup de personnes apprécient la culture Japonaise sans nécessairement savoir ce que l'on entend par culture Otaku. Il s'agit d'une passion
qui tourne autour des cultures pop japonaises : Manga, Animation ou bien encore jeux vidéos. On désigne par ce terme des personnes ultra fans d'un de ces média voire des trois. Alors qu'en
France le mot est souvent considéré comme une gloire pour les fans, au Japon ce terme a eu à l'origine une connotation péjorative qui tend néanmoins à s'essoufler et à se rapprocher de la
notion Française.
C'est dans ce contexte qu'apparait en 2003 le groupe Mosaic.Wav qui utilise donc les codes propres à cette culture pour sa musique qualifiée
d'Akiba-Pop. Leur style musical pourraît être considéré comme issu de la Jpop avec des sons électros et un rythme soutenu. L'univers musical fait penser à des dessins animés ou des jeux vidéos.
C'est d'ailleurs ainsi qu'ils se sont fait connaître. Le groupe est composé de Mi-Ko qui officie en tant que que chanteuse et de Kayamori Susumu au clavier. Les personnes qui se tourneraient vers
le groupe par hasard comprendraient très vite de quoi il en retourne. Que ce soit au niveau des concerts live où les membres du groupe sont habillés comme s'il participaient à un cosplay (forte
influence d'ailleurs du monde d'Alice au pays des merveilles) ou bien encore de leurs clips vidéos très animés. D'ailleurs le groupe n'a pas hésité à créer ses propres personnages avec un design
haut en couleurs. La suite logique était bien naturellement la composition de musique d'anime comme par exemple avec Sumomomo Momomo. Ils ont également collaboré avec le guitariste Koike Masaya qui n'est lui même pas étranger au milieu puisqu'il avait avait formé avec la chanteuse et
seiyuu (comédienne de doublage) Haruko Momoi le groupe Under 17. Un groupe connu pour avoir oeuvré également dans le domaine des musiques d'anime et de jeux vidéos.
Le jeu vidéo est un autre caractéristique de Mosaic.Wav mais autant le dire tout de suite ce n'est pas pour du Super Mario bros qu'ils ont eu l'occasion de composer mais plus pour des jeux
vidéos adultes. Les fameux eroge sous entendu Erotic Game (jeux vidéos érotiques). Ce genre est très prisé par certains Otakus. Le groupe a poussé jusqu'au bout cette logique puisque le terme
Mosaic fait explicitement référence aux mosaiques qui cachent certaines parties dans des films pour adultes au Japon. Le nom du groupe étant déjà pris lorsqu'ils ont signé avec leur label Lantis
(faisant parti du groupe Bandai), ils ont rajouté le .Wav en référence direct au format de musique sur PC.
En 6 ans d'existence, le groupe a sorti 13 singles et 5 albums dont le dernier datant d'avril 2009 s'intitule "Superluminal". Les Mosaic.Wav restent proche de la communauté fan des jeux vidéos et
anime puisqu'ils se sont produits au fameux festival animelo. Une fois par an au Japon plusieurs concerts ont ainsi lieu regroupant des artistes chantant des chansons issues de ce milieu. Et en
juillet 2009, le groupe se produira également au Japan Expo en France.
Une partie du public sera rebuté par ce monde musical très particulier des Mosaic.Wav, pour d'autres qui auraient envie de s'évader du côté d'Akihabara, la magie opérera sans problème et ils
seront bien immergé dans ce lieu où l'on quitte le réel pour un virtuel coloré et sans prise de tête.
Critique : Ce duo de choc fera parti des invités musicaux à ne pas manquer au prochain Japan Expo et en écoutant ce single, on comprends mieux pourquoi. Ca déménage bien avec une
musique pop aux allures de rythme rock. Un savoureux mélange qui ne laisse pas insensible, au contraire puisque nous sommes pris dans le tourbillon un peu fou de nos artistes. Flirtant parfois
avec un son Pop/Rock old school, on part sans peine dans leur univers. On se verrait bien faire une soirée un peu déjantée mais avec de la bonne guitare, de bonnes bass et une bonne batterie. Au
début on semble déconcerté par les voix d’Ami et de Yumi tant elle semblent parfois enfantines voire même qu’elle se soient trompées de registre mais très vite on se rend compte que l’ensemble
suit bien la route et que le fait qu’elles évitent de trop en faire fait que l’on apprécie grandement l’opus qu’elles nous livrent ainsi.
Le troisième titre du single dénote un peu comparativement aux deux premières chansons. On bascule vers quelque chose de plus mystérieux et de très très calme. La transition est curieuse mais
encore une fois on est sous le charme.
Au final voilà un single tout ce qu’il y a de bon. Ni trop commercial, ni trop élitiste, on accroche sans peine !
Elles sont les invitées d'honneur musical du 10ème Japan Expo. Kochipan a donc voulu se pencher sur ce groupe comme seul le Japon peut en produire. Bienvenue au pays des idoles !
Pour comprendre la spécificité des AKB48, il faut analyser le phénomène des idoles japonaises. Ce sont généralement de jeunes chanteuses qui outre des qualités vocales misent également sur un
côté de jeunes filles innocentes. D'ailleurs ce type de produit extrêmement bien ciblé est prévu pour être multi support : CD, Vidéo, Photos, goodies...
AKB48 suit donc cette logique. A l'origine de ce projet il y a un homme, Yasushi Akimoto. L'homme n'est pas un inconnu dans le milieu du manga et de l'animation japonaise car il a pu poser sa
pate à certaines productions comme Saiyuki Reload.
Il n'en est pas non plus à son premier essai dans le genre musical puisqu'on considère qu'il est un des précurseurs des groupes d'idoles évolutifs au Japon, entendez par là des membres
interchangeables ce qui permet ainsi de palier le départ de certaines chanteuses et de renouveler en permanence le groupe considéré.
Il faut remonter dans les années 80 avec Onyanko Club. C'est en effet avec ce premier groupe que le producteur a réussi à imposer sa marque. Il retentera le
coup à la fin de la décennie 90 avec Checkicco mais cette fois le succès ne sera pas au rendez-vous.
Par contre un autre homme, Mitsuo Terada pense que le filon mérite d'être creusé et s'inspirant de la belle aventure des Onyanko Club, il décide de créer les fameuse Morning Musume qui est
aujourd'hui le groupe d'idole le plus populaire notamment à l'étranger.
Mais revenons à Yasuchi Akamoto. L'homme n'est pas du genre a rester sur un échec et c'est en 2005 que commence l'aventure AKB48...
L'idée est avoir un groupe de filles se produisant régulièrement dans un théâtre de Tokyo, plus particulièrement dans le quartier d'Akhiabara. Le lieu choisi n'est pas neutre car ce quartier
n'est pas seulement connu pour ses boutiques de produits électroniques mais il est connu également pour être le point nevralgique de tout Otaku qui se respecte, c'est à dire de tout ultra fan de
Manga, de Japanime ou bien encore de jeux vidéos. Or des groupes commes AKB48 visent clairement ce type de public.
Tout se met en place à l'été 2005 où auditionnent plus de 7000 candidates. 20 d'entre elles seulement créeront le groupe et
commenceront leur premier spectacle durant l'hiver de cette même année. Une deuxième audition a lieu à la même période. AKB48 se définit donc en trois groupes disctincts : l'équipe A, l'équipe K
et l'équipe B. 48 étant donc le nombre composant l'ensemble. La création de ces 3 entitées permet ainsi de pallier au départ de certaines chanteuses et donc d'avoir une rotation
permanente.
La recette marche ! L'année 2006 le prouvera avec la sortie du premier single du groupe "Sakura no Hanabiratachi" qui arrivera à
se classer dans le top 10 de l'Oricon (classement japonais des meilleurs ventes de singles). La suite logique sera la signature du groupe sous le label DefStar Records appartenant à
Sony.
Depuis 2006 le succès ne se dément pas et on ne compte plus les différents supports où apparaissent ces jeunes demoiselles : CD,
émissions radios, participation à des films comme Densa Uta en 2007...Bref personne ne peut échapper à la vague AKB48. De nombreux singles sont sortis et un album studio a vu le jour en 2008.
Pour compléter le tout, chaque équipe a eu le droit a différents albums "live".
Au niveau musical, il n'y a pas de surprise mais c'est efficace. C'est ainsi que l'on retrouve de la Jpop acidulée avec pour ligne
directrice du Kawai (mignon) à volonté.
Malgré cette sous-division déjà impressionante en 3 équipes, le concept fut poussé encore plus loin. Ainsi des sous-groupes provenant des équipes A, K et B ont été mis en place comme Chocolove,
Crayon friends ou bien encore ICE. L'idée est de retrouver 3 ou 4 membres de ces différentes équipes et d'avoir de nouveaux groupes, toujours avec un merchandising impressionnant. AKB48 est un
groupe commercial et Yasushi Akimoto le fait savoir.
AKB48 est un groupe Tokyoite. D'ailleurs elles se produisent chaque semaine dans leur théâtre mais le producteur a voulu étendre
l'idée à d'autres lieux géographiques. C'est ainsi que les petites soeurs des AKB48 ont vu le jour à Nagoya en octobre 2008. Cette nouvelle entité nommée SKE48 (en référence au lieu où elles se
produisent de manière hebdomadaire, le Sunshine Sakae) suit la même logique que son ainé. Quelle sera la prochaine étape ?
AKB48 est donc une entité durable mais avec des membres éphémères. Une artillerie lourde chargée de répondre aux attentes d'un
public en manque d'idoles et de jolies filles.
Chaiko est un dessinateur nous venant tout droit de Shanghai. Il s'est fait remarqué en France avec les albums "love, fragments" et "La fille de Shanghai. Ses dessins sont très réalistes et on a
souvent l'impression que ses personnages vont sortir des cases pour venir dans le monde réel. Nous avons eu la chance de pouvoir le rencontrer et il a accepté par la suite de répondre à nos
questions. Nous vous invitons donc à faire la connaissance de cet artiste simple, talenteux et ouvert.
1-L’action principale de « La fille de Shanghai », ton dernier ouvrage publié en France, se déroule à Paris. Qu’est ce qui t’a amené à
t’intéresser à la capitale française ?
Quand je suis arrivé en France, la première ville où je suis venu fut Paris. Même si je n’ y suis pas resté très longtemps, je fus très touché par cette
vieille ville qui est également moderne. C’est à moment là que j’ai voulu écrire un livre sur cette ville un jour.
2 -Min, l’héroine principale de cette bande dessinée, se faisait une certaine idée de la France mais découvre finalement qu’elle retrouve les mêmes
difficultés qu’en Chine.
As tu toi aussi eu une certaine image de notre pays et a-t-elle changé par la suite ?
En effet avant que je n’arrive à Paris, cette ville avait dans ma tête une image de ville vieille et moderne que je ne connaissais pas beaucoup. J’ai commencé à
découvrir vraiment cette ville et sa vie après mon arrivée ici et j’aime beaucoup cet endroit.
3- Lorsque l’on voit les différents personnages de tes bandes dessinées, on a vraiment l’impression qu’ils vivent tant leurs
expressions semblent réalistes. Comment es tu arrivé à un tel niveau et comment te sont inspirés ces différents personnages ?
Franchement, les différents personnages de ma bande desinnée existent réellement dans la vie. Quand j’écris des histoires, je rajoute de véritables éléments pour
qu’ils soient plus vivants. En fait j’ai juste fait une extraction de différents élements de vraies personnes pour qu’elles deviennent des personnages de ma bande dessinée.
4- En France, tu as publié deux bandes dessinées. Qu’en est il pour la Chine ? Le fait que tes œuvres soient publiés en France, cela a-t-il un impact
dans ton travail et ta popularité dans ton pays ?
J’ai déjà publié ma première bande dessinée en Chine, mais il faut que j’attende un peu pour la publication de la deuxième car le système d’édition est différent
des autres pays et le procésus est compliqué. J’espère en tout cas que cela sera publié cette année. Le fait d’avoir été édité en France m’a donné une chance supplémentaire pour rentrer en
contact avec les lecteurs européens, c’est bien pour moi afin de mieux comprendre les différentes cultures. Vis-à-vis des lecteurs chinois, cela me désole car ils aiment ce que je fais mais je ne
pas partager avec eux dans un premier temps car le système d’édition en Chine est encore une fois très spécial. Cela m’ennuie.
5- La bande dessinée est elle aussi populaire en Chine qu’en France ?
D’ailleurs à ce sujet lorsque l’on évoque la bande dessinée asiatique on pense souvent aux mangas Japonais, qu’en est-il en Chine ? Penses tu que la bande dessinée chinoise arrivera à
marquer son empreinte dans ce milieu ?
La bande dessinée et les dessins animés sont très populaires en Chine mais le système d’édition n’est pas encore bien en place pour le moment, il n’en est qu’à une
étape primaire. Le marché est un peu trouble. Quant aux mangas Jponais il ont un demi siècle d’expérience. Ils sont connus dans le monde entier et aussi grâce aux dessins animés. Je pense en tout
cas que la Chine arrivera à avoir un avantage certain dans ce secteur à terme.
6-A côté de tes activités de dessinateur, tu diriges également un studio
d’animation. Peux tu nous en dire un peu plus sur cette activité ?
En effet j'ai mon propre studio d'animation. C'est ainsi qu'à côté de la bande dessinée je
travaille également sur des dessins animés. J'ai un intérêt pour ces deux média. Mon prochain but est de pouvoir créer mon propre dessin animé. Le but de la création de ce studio est de faire ce
que j'aime et puis c'est également une source importante de revenu. J'espère que mon dessin animé pourra être diffusé en France.
7- Quels sont tes projets en Chine et en
France ?
Je vais continuer à publier de la bande dessinée en Chine et après avoir réalisé mon
dessin animé, le prochain travail sera justement de pouvoir le diffuser. Si j'ai de nouveau l'occasion, je continuerai à publier mes nouvelles bandes dessinées en France. J'aime beaucoup avoir
cette chance de communiquer avec les lecteurs européens.
Taïwan est une pépinière de talents notamment dans le domaine musical et la scène indépendante est au meilleur de sa forme. C'est ainsi que nous nous sommes
intéressés au groupe katncandix2. Ce duo composé de Sheng-Je et de Xiao Qiu (Ball) a réussi à faire vibrer les rues de Taipei pour connaitre la consécration cette année avec la sortie en mai
dernier de leur album "Little Fly". Il en ressort un album haut en couleurs sous des sonorités Pop et Folk teinté de Rock. Un vent de fraicheur en quelque sorte dans la musique asiatique !
Le groupe a accepté de répondre à nos questions avec un véritable enthousiasme.
1- comment vous êtes vous rencontrés et comment fut créé le groupe ?
Nous nous sommes rencontrés pendant une compétition de chant à l’université. Durant cet événement, Sheng-Je
faisait parti du jury et il fut très surpris par la chanson de Ball « You drunk me »*.
Bien que Ball soit mince et pas très grande, sa voix est très puissante et ne laisse pas insensible. Sheng-Je a donc choisi Ball pour être la première personne à enregistrer une démo et c’est
comme ça qu’a commencé la collaboration. Ce fut le point de départ de Katncandix2.
Puisque Ball aime beaucoup chanter et que Sheng-Je est à la base un chanteur de rue, après discussion nous
avons fait un test en nous produisant dans la rue.
Nous avions besoin d’un nom pour cela, par conséquent nous avons choisi un nom s’intitulant
« Katncandix2 ». Après ce test, nous avons eu notre autorisation administrative pour pouvoir nous produire dans la rue et Katncandix2 fut donc créé à ce moment là.
2- Quelle est la signification du nom de votre groupe :
Katncandix2 ?
Cela est du au fait que Sheng-Je pense que la voix de Ball peut permettre aux gens de se sentir bien et
ressentir une certaine chaleur un peu comme une barbe à papa (cotton candy) qui est quelque chose de doux et qui peut donner aux adultes et aux enfants de l’énergie et des
rêves.
Et puis la voix de Ball peut avoir différentes variations, un peu comme la barbe à papa qui peut s’étirer et
s’étendre librement.
3 – Quelle influence peut avoir votre musique ?
Puisque nous sommes des chanteurs de rue, nous recevons beaucoup de chaleur et d’énergie de la part des
gens, par conséquent nous espérons que notre musique puisse aussi donner les même sensations aux autres.
Et puis nous espérons également que notre musique puisse contribuer à ce que les gens poursuivent leurs
rêves ou leurs buts. Bien que nous ne soyons pas les meilleurs, nous croquons la vie à pleine dent et nous aimons vraiment jouer de la musique.
4 – Le groupe fut créé en 2007 et votre premier album fut sorti en mai dernier.Quel a été votre parcours entre 2007 et 2009 ? Quels sont vos souhaits vis-à-vis de cet
album ?
C’est un voyage magique. Quand nous avons publié notre mini album s’intitulant “2375”, nous
n’aurions jamais pu imaginer l’impact qu’aurait eu “2375”.“2375” nous a ammené vers différents endroits, comme des festivals de
musique et également nous a permi d’avoir plus d’amis sur internet qui ont écouté nos chansons. En 2008, nous avons reçu un financement dans le cadre des subventions aux groupes musicaux données
par l’administration de Taïwan et ensuite nous avons commnencé à élaborer notre propre album. Pendant cette période où nous faisions notre album, nous avons ressenti une véritable pression mais
nous voulions toujours faire un album rempli de « température ». Après avoir fini l’ensemble de l’album, nous avons essayé de voir pour des possibilités pour se faire éditer. A cette
époque AsiaMuse Entertainement Taiwan amait notre music et donc nous avons coopéré ensemble et ensuite fut sorti l’album"Little Fly (小飛行)". A ce moment là, nous avons pensé
que s’il n’y avait aucune compagnie qui acceptait d’éditer l’album “Little Fly”, nous l’aurions vendu de manière indépendante en chantant dans la rue, comme pour le mini album
“2375”
Nous pensons vraiment que l’album « Little Fly » est un album complet avec un concept profond.
Quand les gens écoutent cet album cela leur donne de l’énergie, du rêve, de la chaleur et de l’espoir . Nous pensons que beaucoup d’albums à Taïwan sont juste des copier/coller, qu’il n’y a
pas de concept complet et une idée directrice.
Nous sommes donc très heureux d’avoir fait un album complet avec une idée directrice
consistente. De la première à la dernière à la dernière chanson, c’est comme une histoire complète, toutefois nous espérons que les gens pourront lire les paroles quand ils écouteront l’album,
ils ressentiront quelque chose de totalement différent. La chose la plus importante est que nous aimons vraiment cet album. Et a propos du nom de l’album “Little Fly”, nous pensons que chacun a
un rêve différent avec différentes étapes dans sa vie, et que lorsqu’on essaye que nos rêves deviennent réalité, c’est comme si on volait un peu : continuer à voler et ne jamais
renoncer.
5 – Comment définiriez vous le style musical de Katncandix2 ?
Chaleur. Energie. Espoir. Rêve
6 – En ecoutant vos chansons vous semblez priviligier un environnement accoustique et
initimiste. Pensez vous continuer à évoluer dans ce genre d’univers musical ou n’avez vous aucun limite en ce qui concerne la musique ?
Nous espérons toujours que notre musique puisse amener un peu d’inspiration aux gens. Nous ne
voulons pas nous restreindre à une voie musicale dans le future, mais nous souhaitons que nous pourrons toujours jouer notre musique de manière enthousiaste et faire toutes les choses que nous
voulons.
7 - Katncandix2 est un groupe de live. C’est ainsi que vous vous êtes donc fait
connnaître dans les rues de Taipei. Qu’avez vous ressenti à travers cette experience et en tant qu’artiste quelle est la différence entre de tels concerts et des concerts dans des lieux beaucoup
plus conséquents ?
Ceux qui se produisent dans la rue à Taïwan doivent réssuir un test et obtenir une
autorisation. Quand tu reçois cette autorisation, tu peux te produire dans n’importe quel lieu autorisé par le departement des affaires culturelles. Dans la rue nous pouvons communiquer avec le
public directement et librement.
Dans la rue tout le monde peut s’arrêter pour écouter nos chansons. Dans la rue, il n’y pas de fossé qui puisse séparer le chanteur et le public, c’est ainsi que nous sommes placés au même
niveau. Si tu aimes nos chansons, tu peux t’arrêter et écouter. Si tu n’aimes pas, tu pars et tu continues ton chemin. Dans la rue nous pouvons prendre directement la température du public et
ressentir leur energie.
8- Comment s’organise le travail lorsque vous composez vos chansons ? Quel rôle jouez
vous chacun dans le groupe ?
Ball s’occupe des Paroles et Shang-Je est le producteur et s’occupe de la
composition.
9 – La musique indépendante Taïwanaise est de plus en plus populaire parmi la musique
asiatique. Comment pouvez expliquer ceci et quel rôle peut jouer un groupe comme katncandix2 ?
Nous aimons la musique Folk et Rock’n’Roll, nous pensons que ces deux styles représentent la
vie tout comme les paroles. Nous nous sentons concernés par le monde notamment avec des thèmes comme la paix, l’environnement... même si nous ne changeront jamais le monde mais nous pensons que
cela peut avoir une certaine influence. Nous pensons que c’est un peu l’esprit Rock’N’Roll.
10 – La plupart de vos paroles sont en Mandarin. Pensez vous que les étrangers , comme
les Français par exemple, puissent apprécier votre musique sans comprendre ces paroles ?
La réponse est OUI. Bien que la musique puisse atteindre différents pays, nous pensons que si
les gens comprennent les paroles et lisent les paroles lorsqu’ils écoutent l’album, il y aura un sentiment différent et ce sentiment sera direct, intensif et aura un véritable
impact.
11 – La musique asiatique est de plus en plus populaire en France. Avez vous le projet
de venir un jour chez nous pour des concerts et rencontrer le public Français ?
Nous aimerions faire des concerts en France et dans d’autres pays. Nous espérons vraiment que
nous aurons cette chance un jour.
Un très grand merci à Ball et Shang-Je d'avoir pris le temps de répondre à nos questions mais aussi pour leur gentillesse, leur enthousiasme très communicatif et leur simplicité qui n'occulte en
rien un sacré talent!
Note :Jasmine qui est aussi connu sous le nom de Ting Chu a commencé sa carrière en 2007. Elle fait partie aujourd’hui des valeurs sûres de la pop Taïwanaise. Le titre de l’album
est un message pour sa maman pour qu’elle ne s’inquiète pas de sa carrière et qu’elle a bien grandi. Une des chansons de l’album fera partie des musiques du drama taïwanais « Easy Fortune
Happy Life »
Critique : L’album commence doucement et le premier titre n’est sans doute pas assez révélateur de la suite. En effet on pourrait croire à une pop Taïwanaise tout ce qu’il y a de plus
classique c’est-à-dire musicalement sympathique avec une voix qui ne l’est pas moins mais sans réelle surprise, sans quelque chose qui le démarque des autres productions de l’île.
Et pourtant, Jasmine nous livre là quelque chose de remarquable. Remarquable car l’ensemble est très varié. On passe à une chanson printanière plutôt léger à un titre très intimiste et lent en
passant par des chansons faisant la part belle à la guitare ou au piano. Et pour couronner le tout, la voix de la demoiselle s’adapte à chaque ambiance en gardant une douceur qui ne laissera
aucun auditeur indifférent. Cet album a réussi le tour de force de rester dans la lignée de ce que se fait actuellement dans le plus haut des charts taïwanais et donc en étant très accessible.
Mais dans le même temps, il a cette richesse de styles et d’ambiances qui en fait un album à part. Bravo à Jasmine pour cette belle prouesse. Taïwan est décidemment de plus en plus l’autre partie
en Asie où la musique explose !
Nous avons eu à Kochipan un coup de coeur pour Jero lors de la sortie de son mini-album. Un artiste qui a réussi à s'imposer dans le milieur
fermé de l'Enka Japonais. Retour sur l'histoire de Jero qui a réussi à percer sur les terres de sa grand mère.
Pour bien comprendre la spécificité de Jero, il faut tout d'abord voir ce qui définit l'Enka. C'est un courant musical populairedont la forme moderne a pris son essort durant l'ère showa après la seconde guerre mondiale. Les chansons sont mélancoliqueset ont généralement pour thème un amour impossible ou perdu ou bien encore la nostalgie de son pays (Furusato en Japonais), de sa régionou de sa ville. L'Enka fait partie de ces musiques dont la gamme est pentatonique c'est à dire composé de 5 tons différents comme par exemplele blues. Subissant au fur et mesure des décennies la concurence de la Jpop qui se veut plus moderne et avec des tonalités nettement plus
occidentales, l'Enka a fini par perdre en audience sauf parmi une classe de la population, généralement les séniors. Si on ajoute à cela que les artistes de ce courant sont généralement
vétus de costumes traditionnels tels que le Kimono, on se retrouve face à un genre clairement ciblé. C'est ainsi que l'Enka souffre d'une réputation de musique vieillissante et pour personnes du
troisième âge.
La démarche de Jéro, de son vrai nom Jerome Charles White Junior, est ainsi d'ammener un public faisant preuve de condescendance vis a vis de
l'Enka et permettre de créer des passerelles entre des auditeurs qui ne se seraient jamais rencontrés.
La découverte de ce genre musical si particulier n'est pas le fruit du hasard. Sa grand mère, Takiko, fut originaire du Japon. Elle connut le
grand-père de Jero alors que ce dernier était militaire américain en service au Japon. Notre artiste, quant à lui, a vu le jour à Pittsburgh aux Etats-Unis. Il fut très tôt initié à l'Enka et
cette influence il la doit donc à Takiko. Il avait ainsi acquis de solides références et progressivement la passion s'installa. Avant l’âge de 10 ans il entonnait ces mélodies devant un auditoire
composé principalement de son aïeule. Il ne comprenait pas les paroles mais le plaisir était bien là. L'idée de devenir un véritable chanteur fit son chemin.
Sa grand-mère l'a toujours encouragé et était persuadé qu'à force de travail il arriverait à ce but qu'il s'était fixé. C'est ainsi que,
parallèlement à ses études, il entrepris l'étude du Japonais. A l'âge de 15 ans il fit son premier voyage linguistique dans l'archipel et à l'âge de 20 ans il y retourna dans le cadre d'un
échange étudiant entre l'université de Pittsburg et l'université de Kansai Gaidai.
Mais c’est en 2003 qu’a lieu le véritable tournant. Tout juste diplômé de son université américaine, il partit dans le Kansai (Région du Japon
où l’on retrouve des villes telles qu’Osaka, Nara ou bien encore Kyoto) où il enseigna l’Anglais et travailla également en tant qu’ingénieur informatique. Deux mois à peine après son installation
il participa à l’émission « Nodo Jiman » de la télévision publique NHK. C’est une véritable institution qui consiste en un télé crochet qui va de ville en ville à la recherche de
chanteurs amateurs. Comme il l’avoua plus tard il fut très nerveux de chanter devant tant de personnes et à la télévision mais la machine était en route. Il continua ainsi à jongler entre son
travail et des concours de Karaoke jusqu’au jour où il fut remarqué par un dirigeant de Victor Entertainment, un gros label de musique appartenant à la firme JVC.
Il s’installa alors à Tokyo et le 20 février 2008 le grand public découvrit Jero à travers son premier single « Umiyuki ». Le
lancement se fera au travers d’un concert à Shibuya, quartier jeune et tendance de la capitale nippone. Le ton était donné.
Le succès est immédiat et touche une large audience. L’artiste est en train de démontrer que l’Enka peut redevenir un grand genre musical
populaire. Par ailleurs il est en train de réaliser la promesse qu’il avait fait à sa grand mère, devenir un grand chanteur. Malheureusement Takiko ne verra pas l’explosion de son petit fils
puisqu’elle quittera ce monde 3 ans plus tôt en 2005. Mais l’engouement qu’elle lui a transmise lui donne une formidable energie et son premier mini album est dans les bacs en juin de la même
année. Sobrement intitulé « Covers », il consiste justement en la reprise de grands titres Enka. La suprise est d’autant plus grande du fait de la présentation du jeune homme et de ses
prestations vocales. Son look Hip-Hop est la chose qui décontenance au premier coup d’œil. D’ailleurs même si l’artiste s’habille usuellement ainsi il ne voulait pas l’utiliser comme argument
commercial. Il avait peur que les gens pensent assister à une parodie ou à une farce. Sa maison de disque l’encouragea malgré tout à garder ce style vestimentaire qui témoignait de ses racines
américaines et de son esprit.
Notre chanteur ne se contenta pas de ces réussites commerciales et artistiques. Un autre projet lui tenait à cœur toujours en mémoire de sa
chère grand-mère. Il s’agissait de participer à l’émission « Kohaku Uta Gassen » de la NHK. C’est l’émission phare du nouvel an où une équipe de chanteurs s’oppose à une équipe de
chanteuses. C’est aussi un bon moyen de se faire connaître au plus grand nombre car ce rendez-vous annuel est suivi par une grand majorité de la population. Le rêve se matérialisa au mois de
décembre 2008. L’artiste avait atteint son but.
En février 2009, soit un an après ses débuts professionnels, le chanteur sortit son premier album nommé « Yakusoku ». Tout en finesse
l’artiste y déploit l’étendu de ses talents. Le style de cette musique si particulière est bien là mais Jero a réussi à y ajouter sa touche personnelle et à renouveler un genre que beaucoup
pensait encré définitivement dans le passé.
Le jeune homme n’oublie pas son pays natal. Comme un symbole il a inauguré cette année le festival des sakuras à Washington le 28 mars dernier
en chantant deux de ses succès.Jero est en train de vivre un véritable rêve d’enfant selon ses dires.
Note :Misono a fait parti du groupe Day after Tomorow (2002-2005) dont elle fut la chanteuse principale. Sa grande sœur n’est autre que Koda Kumi, une autre star de la Jpop.
Elle ont d’ailleurs sorti un single en duo en mars 2009.
Critique : De bonnes guitares electriques avec un bon petit rythme, voilà comme nous accueille Misono pour ce single qui déménage et qui fait du bien. On aime beaucoup la Jpop mais
de temps en temps il faut reconnaître que lorsque des artistes nous glissent des influences Rock, on en redemande. Le mariage est aussi étonnant qu’intéressant. La maitrise des instruments au
niveau des guitares, des bass et des batteries est tout simplement d’un bon niveau. L’artiste flirte parfois sur la brit pop mais la touche japonaise est bien là ! Misono possède un réel
talent vocal et qui ne faiblit pas face à ce genre musical. Assez douce pour que l’on y prenne du plaisir mais également assez energique et affirmée pour qu’elle puisse bien accompagner le
tout. C’est un réel plaisir. On s’aperçoit alors que même si une artiste a pu être l’icône d’une Jpop très commerciale elle peut aller vers d’autres directions.
Une bonne surprise donc que l’on conseille fortement.