Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 07:00
gem18.JPG Il y a un peu plus d'un an  le public de Hong Kong faisait la connaissance d'une jeune artiste du nom de G.E.M. Tang à travers un premier mini-album qui fut un succès autant critique que commercial. Une fraîcheur qui était la bienvenue dans le monde de la Canto Pop. Loin de s'arrêter en ci bon chemin, l'artiste a sorti en octobre dernier son nouvel album intitulé "18..." qui marque ainsi son passage à l'âge adulte. Devenue incontournable de la scène musicale, G.E.M. Tang a bien voulu répondre aux questions de Kochipan !


Tu as démarré tôt dans le monde de la musique. Peux tu nous dire quel en a été ton parcours ?


Je ne pense pas que j'ai vraiment eu un parcours car j'aime tellement la musique. Pour moi la musique est comme un jeu pour les autres enfants et c'est donc ce que je veux faire à chaque fois.


Comment te vint l'idée de choisir le pseudonyme G.E.M. ?


Je m'appele Gloria, qui est vraiment un nom très commun et qui est difficile à prononcer pour les gens (ils m'appellent tout le temps “Goria”). Dans le but d'avoir un nom qui soit facile à se rappeler, j'ai décidé de garder le “G” et de changer en “GEM”. Ma maison de disque voulait que le nom soit encore plus particuliers et donc fut décidé le nom “G.E.M.” qui sont les initiales de “Get Everybody moving” (NDR Obtenir que tout le monde bouge).


Quels artistes et quels styles musicaux t'ont convaincu de devenir chanteuse et compositrice ?


Je pense que Christina Aguilera est une personne importante dans ma carrière musicale. Elle est ma chanteuse préférée et j'écoute beaucoup sa musique. J'ai regardé beaucoup de ses représentations. Elle n'est pas seulement une bonne chanteuse, elle dance également très bien. Elle est belle, sexy et ses représentations sur scènes sont grandioses. Je pense donc que je peux apprendre beaucoup d'elle. Elle m'influence beaucoup lorsque je fais ma musique.


La plus grande partie du public a fait ta connaissance il y a un an avec la sortie de ton premier mini-album. Le succès fut immédiatement au rendez-vous notamment à travers les charts et les différentes récompensese que tu as pu recevoir (comme le prix de la meilleur nouvelle artiste féminine par la TVB...). Comment as tu perçu ces événements et quel impact cela a-t-il eu sur ta vie professionnelle et personnelle ?


Je pense que cela m'a aidé à devenir encore plus active pour faire de la musique à destination du public, car l'année dernière j'étais seulement une nouvelle venue sur la scène musicale, je ne m'attendais pas à recevoir toutes ces récompenses. A travers ces événements et ces prix, les gens ont acheté également des tickets pour mes concerts. Tout cela m'a montré qu'il y a des personnes qui aiment vraiment ma musique ce qui me donne plus d'energie pour faire de la bonne musique et donner encore plus de représentations. Je pense donc que cela a un impact très positif sur moi.


Comme d'autres artistes d'Hong Kong tu as pu montrer tes talents dans la musique mais aussi dans des films. Y'a-t-il une complémentarité entre ces différents média et que t'apportent-ils mutuellement à ta carrière ?


Participer dans des films m'a beaucoup aidé dans ma carrière musicale car j'ai appris à me mettre dans un autre personnage ou une histoire. Je peux donc créer plus de chansons même si ce n'est pas ma propre histoire.


Tu as décidé de célébré ton 18ème anniversaire avec la sortie de ton nouvel album en octobre dernier. Comment as tu mis en avant ce passage dans l'âge adulte à travers la musique et que représentes cet album pour toi ?


La sortie de cet album signifie que je suis déjà devenue une adulte. Cela s'appelle “18...” car j'ai maintenant 18 ans maintenant (les personnes qui ont 18 ans deviennent officiellement adultes à Hong Kong). J'ai vraiment utilisé beaucoup de temps pour écrire ces chansons, j'y ai mis beaucoup de moi même. Cet album possède différents styles musicaux. J'ai essayé différentes choses et mon producteur musical, Lupo, m'a beaucoup aidé en ce sens. Je veux montrer que je ne suis pas seulement une chanteuse R&B.

Tu as enregistré cet album à Los Angeles. Quel est la particularité de cet endroit qui t'ait donnée envie d'enregistrer ton album dans cette ville ?


Je suis allée à Los Angeles car mon producteur voulait vraiment une bonne qualité d'enregistrement, il a des amis là-bas et il souhaitait que je puisse avoir l'expérience de travailler avec différentes personnes qui sont très bonnes pour faire de la musique occidentale. Les 10 jours passés là-bas ont été le meilleur cours de chant que je puisse avoir. Si je peux avoir la chance d'y aller de nouveau, je serai vraiment heureuse. Dans cet album, la sonorité et la musique me représentent vraiment. Des chansons sont issues de mon vécu d'autres d'histoires autour de moi et d'autres encore montrent mon point de point de vue sur l'amour et sur les attitudes.

Quels sont tes prochains projets et tes souhaits ?

Ma prochaine étape je pense est que je dois travailler dur pour devenir une bonne interprète sur scène car je sais que je ne peux pas être seulement une chanteuse. Je dois vraiment m'améliorer lors de mes représentations et mon souhait est de faire bouger tout le monde (Get Everybody Moving).


 

© Photo - Hummingbird music

© Interview réalisée par E-mail - Kochipan (Janvier 2010)

 


Un grand merci à G.E.M. d'avoir pris le temps de répondre à nos questions

Merci également à John Wong d'Hummingbird Music pour son aide et sans qui nous n'aurions jamais pu faire cette interview

 

gem18 Album 18 disponible sur Yesasia

 

 

Site officiel de G.E.M.

 

Par Acerdim - Publié dans : Interviews - Communauté : L'univers de l'asie
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /2010 15:00
poppoya2.jpg Titre : Poppoya
Titre international : The railroad Man
Origine : Japon
Date de sortie : 1999
Réalisateur : Yasuo Furuhata
Scénario : Jiro Asada
Acteurs : Ken Takakura
             Shinobu Ootake
             Ryoko Hirosue
             Hidetaka Yoshioka

Résumé : Otamastu Sato est un cheminot qui a tout sacrifié pour son travail. Pour lui le travail est un véritable sacerdoce. Il a ainsi perdu sa femme mais aussi sa fille. Il est l'âme de la petite station de ce village d'Hokkaido. Malheureusement les temps changent et la ligne n'est plus rentable. La station doit fermer. Comme un aurevoir, Sato recevra la visite de trois étranges filles...
  poppoya3.jpg Note : Poppoya est tiré du roman de Jiro Asada : Le cheminot.

Critique : Alors qu'à Kochipan nous avions déjà eu un aperçu de l'oeuvre à travers la nouvelle d'origine et que nous pensions que nous resterions de marbre face à cette adaptation cinématographique, il n'en est rien. L'émotion et la beauté sont au rendez-vous. Yasuo Furuhata sait ce que veut dire faire du cinéma et il ne se contente pas de mettre des images sur sa pellicule, il les fait vivre ! Transposer "Le Cheminot" à l'écran n'était pas une chose facile et très vite on aurait pu sombrer dans un mauvais téléfilm jouant sur le mélo. Là aussi c'est loin d'être le cas. Le réalisateur a tout simplement réussi à montrer son Poppoya ! Vivant de sincérité ce cheminot est tout simplement incroyable. L'honneur en revient bien entendu à l'immense acteur Ken Takakura qui est d'une justesse éblouissante. Il n'en fait ni trop ni trop peu. Il est à la bonne mesure et il est donc vraiment crédible. Mieux il en devient profondément humain. Ce film vaut assurément le détour ne serait ce que pour la prestation de son acteur principal. Au premier abord il apparait froid et insensible mais uniquement car son métier se mélange à la prestation de son devoir. Cela cache bien sûr une grande sensibilité. Cette sensibilité ressort à chaque plan et le spectateur sera profondément ému de cette histoire. Il faut bien entendu congratuler également les autres personnages qui créent ce monde du cheminot et qui l'entourent. Tout évolue, tout bouge..sauf lui. Fidèle à sa gare et à ses trains.
Le rythme narratif est lent. Sans doute pour que nous puissions mieux déguster chaque moment offert. Une manière aussi de montrer la vie d'Otamatsu Sato. A la limite du contemplatif à travers certaines scènes qui nous montrent des paysages grandioses d'Hokkaido, le film nous invite à nous poser et à nous émouvoir de cette vie sacrifiée.
On en reste secoué d'autant plus que l'oeuvre n'utilise pas d'artifices superficiels. C'est tout simplement du grand cinéma qui 10 ans après nous rappelle toujours à sa mémoire...
Par Acerdim - Publié dans : Film - Communauté : ASIA
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 14:00
tokyo-express.jpeg Titre : Tokyo Express
Titre original : Ten to Sen
Auteur : Matsumoto Seicho
Origine : Japon
Date de publication au Japon : 1958
Date de publication en France : 1989
Editeur Français : Philippe Picquier
Traduction : Rose-Marie Makino Fayolle

Résumé : A Tokyo, dans les années 50, Yasuda dine dans son restaurant habituel accompagné de deux hôtesses. Il leur demande de bien vouloir le raccompagner à la gare car il a un train à prendre pour retourner chez lui. Sur le quai de la gare ils aperçoivent Toki une autre serveuse accompagnée de son amant. Le lendemain ce couple est retrouvé mort sur une plage. La police conclut à un double suicide. L'inspecteur Mihara pense qu'il s'agit au contraire d'un meurtre. L'enquête ne fait que commencer et passera par Honshu, Kyushu et Hokkaido...

  seichomatsumoto.jpg Note : Matsumoto Seicho est un auteur populaire et très reconnu dans le Japon d'après guerre. Ses romans policiers font aujourd'hui partis des classiques de la littérature Japonaise. Il s'est éteint en 1992.
Tokyo Express prends place dans l'univers feroviaire japonais. Il fut adpaté en drama au Japon en 2007 avec notamment Takeshi Kitano.

Critique : Tokyo Express est un grand classique de la littérature policière et nous ne pouvions donc faire l'impasse sur ce petit bijou. Inventif, précis et concis, ce roman se part de toutes les qualités pour accrocher le lecteur. Il possède plusieurs facettes. Tout d'abord ce côté policier où l'on est invité à mener l'enquête aux côtés de l'inspecteur. Autant dire que l'auteur joue avec nos nerfs car chaque alibi est démonté au fur et à mesure que nous croyons avancer. Matsumoto ne se contente pas de nous raconter une énigme mais il développe un véritable univers à travers des personnages qui sont vite cernés du moins en apparence. Nous prenons très vite nos repères même si les détails semblent affluer de part et d'autre. Rien n'est laissé au hasard et surtout aucune passivité n'est permise pour le lecteur. Même si le scénario proposé semble avoir été déjà vu, il faut avoir le talent de l'auteur pour arriver à captiver le public et depuis plus de 50 ans c'est chose faite à travers plusieurs générations. Au delà de ce côté passionnant qui arrive à nous tenir en haleine, c'est bien le monde ferroviaire qui attire l'oeil également et notre imaginaire. Matsumoto nous fait voyager dans les 3 grands îles principales du Japon à travers le train et ses composantes. Non content de nous décrire l'ensemble, il pousse la précision jusqu'aux horaires de l'époque. Une autre façon d'appréhender ce mode transport notamment pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'aller là-bas. Enfin l'écrivain glisse en douce une critique sur la corruption et le système en place. Le fait qu'une des victimes soit le maillon essentiel d'une enquête liée à une véritable fraude au sein d'un important ministère n'est pas neutre. Pouvoir, meurtre, relation amoureuse...Un cocktail détonnant mais qui se révèle toujours percuttant dans ce style de littérature.
Tokyo Express s'adresse à la fois aux amateurs de polars en tout genre mais aussi à ceux qui voudraient s'évader et prendre le pretexte de cette sordide histoire pour mieux appréhender la géographie japonaise. A ce titre il faut souligner la bonne idée de l'éditeur d'avoir inclus une petite carte du Japon qui nous permet de mieux situer l'action. 
Ne vous privez donc pas de ce classique indémodable !
Par Acerdim - Publié dans : Littérature/Lecture - Communauté : L'univers de l'asie
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 18:30
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Si vos pas vous ammènent un jour au Japon, vous aurez sans doute l'occasion d'utiliser au moins une fois les transports ferroviaires tant le réseau est dense et qu’il s’agit d’un moyen de transport très commode. Les trains font parties intégrantes de la culture et du mode de vie Japonais.

Kochipan vous invite à partir à la découverte de ce moyen de transport dont l’archipel possède une maîtrise tout simplement incroyable. En voiture !


Pour comprendre les spécificités du réseau ferré Japonais il faut faire un bref retour sur son histoire. Comme dans beaucoup de pays, les chemins de fer se sont développés à travers de nombreuses compagnies privées à la fin du 19ème siècle.
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La première ligne fut inaugurée en 1872 entre Tokyo et Yokohama, le début d’une belle et grande aventure. En 1907, le gouvernement décida la nationalisation de 17 compagnies privées qui représentaient le plus gros du réseau du chemin de fer. C’est ainsi que fut créé la JGR (Japanese Governement Railways). Le sigle changea en 1949 pour devenir la JNR (Japan National Railways).
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Même si la plus grosse partie des chemins de fer fut donc nationalisée et passa sous contrôle de l’Etat, de nombreuses compagnies privées continuaient à subsister et à se développer. Cette situation se retrouve d’une certaine manière aujourd’hui.
En 1987, suite à de nombreuses dettes et à une infrastructure lourde, le gouvernement japonais décide de privatiser la JNR. Toutefois la cohésion du groupe reste. 6 sociétés autonomes sont ainsi créés et regroupées sous l’entité JR (Japan Railways).

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Chaque entité s’occupant d’une région spécifique. JR East par exemple s’occupant de la partie de Tokyo tandis que JR Shikoku se charge du réseau de l’ancienne JNR sur l’île de Shikoku. Cette privatisation se fera en plusieurs temps et sur plusieurs années. L’Etat se désengageant très progressivement. Pour le voyageur cette privatisation est totalement transparente et on pourrait la comparer à la régionalisation des TER en France avec la SNCF.

 

Aujourd’hui la plus grande compagnie reste donc la JR. La personne qui souhaiterait se rendre dans les plus grandes villes japonaises (Tokyo, Osaka, Kyoto…) passerait nécessairement par ce réseau. Toutefois il existe encore un grand nombre de compagnies dites privées (près de 200) gérant d’autres lignes. Certaines font directement concurrence à la JR. C’est le cas notamment sur l’axe Tokyo-Narita où le voyageur a le choix entre le Narita Express de la JR east et le skyliner de la compagnie Keisei. Sur d’autres parcours il vous faudra passer par une compagnie privée unique comme à HakoneYumoto par exemple.

 

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Cette distinction ne se limite pas qu'aux lignes nationales et se retrouve au sein même de la capitale puisque 3 compagnies gèrent ainsi les transports ferrés : la JR avec le fameux Yamanote (ligne circulaire qui dessert les principaux quartiers de laTokyo), le Tokyo Metro et la compagnie Toei.

 

Cette différenciation entre l'entité JR et compagnies privées peut se révéler importante notamment pour les voyageurs étrangers qui auraient décidé de prendre le fameux JR Pass.
Ce forfait, vendu uniquement à l'étranger et pour les étranger, vous permet de prendre autant de fois que vous le désirez les différents trains du réseau JR. Autant pratique qu'économique (Forfait amorti dès un aller-retour Tokyo/Osaka), il fait le bonheur des touristes mais bien entendu ce forfait ne donne pas droit aux autres lignes que la JR et par conséquent il vous faudra payer à part les billets ouvrant droit aux autres lignes privées.

Toutefois que ce soit à travers la JR ou à travers les lignes privées, il existe de nombreux points communs entre toutes ces compagnies ferroviaires.

 

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Beaucoup d'éléments caractérisent les trains Japonais et peuvent ainsi surprendre le voyageur.
La propreté tout d'abord. A ce titre il est amusant de faire une comparaison par exemple entre le RER parisien faisant la liaison entre le centre de Paris et l'Aéroport Roissy-Charles de Gaulles avec le NEX faisant la liaison entre le centre de Tokyo et l'aéroport Narita. Ce sont deux mondes bien différents.

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Ensuite le contact du contrôleurs avec les usagers de ces transports. Ainsi en quittant une voiture, le contrôleur prendra soin de saluer l'ensemble des passagers. De même que si vous vous faites contrôler on vous demandera très poliment de bien vouloir donner votre billet. Ces éléments surprennent grandement mais au Japon c'est normal et cela fait parti du métier.

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Enfin la régularité et le cadencement des trains sont d'autres composantes. Au Japon l'excuse du train en retard lorsque l'on n'arrive pas à l'heure à son travail a très peu de chance de fonctionner. De même le nombre de trains faisant la liaison entre des grandes villes comme Kyoto, Oska ou bien Tokyo est surprenante. On a parfois l'impression de ne pas prendre un train mais plus un métro. Pour s'en convaincre il suffit de voir le nombre de trains qui font la liaison entre cette ville en l'espace d'une heure. Cela est notamment vrai sur la ligne Shinkansen.

 

Il faudrait sans doute plus qu'un petit chapitre pour évoquer le Shinkansen (qu'on ne trouve que sur les réseaux JR) qui est le symbole à lui seul des trains Japonais tant son image vient immédiatement à l'esprit de ceux qui évoquent les transports ferroviaires de l'archipel.

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Le Shinkansen c'est aussi une grande fierté pour ce pays. Tel un majestueux serpent sillonant les côtes nippones, ce train rapide fut mis en service en 1964 à l'occasion des jeux olympiques de Tokyo. Il fut le premier train à grande vitesse du monde, bien avant notre TGV (mis en sevice en 1981).C'était une époque de transition où le Japon connaissait une croissance économique et qui voulait rentrer dans le monde moderne notamment après la seconde guerre mondiale. Le Shinkansen est donc un véritable symbole. C'est sur le légendaire parcours du Tokaido (qui relie Kyoto à Tokyo) que ce train fit ses premières armes. Il fallait créer des lignes spécifiques car la largeur des voies nécessaires à ce train rapide étaient différente des autres lignes. C'est ainsi que furent créées des gares également spécifiques pour accueillir ce vaisseau des temps modernes comme Shin-Osaka (pour Osaka), Shin-Yokohama ou bien encore Shin-Kobe. Le préfixe Shin veut dire nouveau, préfixe que l'on retrouve dans le mot Shinkansen (nouvelle grande ligne).

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Plusieurs modèles ont existé afin de répondre à la demande et à l'agrandissement du réseau Shinkansen (la plus grande partie étant sur l'île de Honshu) dont la fameuse série 0 qui a circulé de 1963 à 2008. Chaque train est identifié à l'aide d'un nom. Ainsi sur la ligne Tokaido, circulent les Hikari, Kodama et Nozomi (le Shinkansen le plus rapide mais que les détenteurs du JR Pass ne peuvent hélas pas prendre).

Outre des innovations technologiques, ces différents modèles sont de véritables oeuvres d'art à part entière tant leur design futuriste ne peut laisser insensible notre vue.

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Voyager à bord d'un Shinkansen c'est l'assurance d'avoir un très bon confort (même en 2ème classe) et de pouvoir se détendre à grande vitesse. D'ailleurs les sièges des passagers vont toujours vers le sens de la marche.

Le Shinkansen est sorti de ses frontières puisqu'on le retrouve à travers les modèles 700T à Taïwan et les modèles CRH pour la Chine continentale.

 

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Le train est une véritable passion au Japon. C'est un peu un retour à l'enfance comme en témoignent les multiples thèmes sonores caractérisant certaines stations lorsque les voitures arrivent à quai. Si l'occasion vous est donné de voyager par ce mode de transport dans ce pays alors n'hésitez pas. Vous constaterez très vite qu'il ne s'agit pas seulement d'un moyen de locomotion mais d'une découverte où le rêve prend forme...

 

Cet article est dédié à François Desmé, grand cheminot et véritable amoureux des trains...

Par Acerdim - Publié dans : Les dossiers Kochipan - Communauté : L'univers de l'asie
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 16:46
tomomi1.jpg Tomomi Suzuki est une artiste indépendante qui s'est faite connaître grâce à son mini-album "logic" en 2005.Son monde musical est une pop intimiste avec quelques saveurs accoustiques. Passionnée elle ne se contente pas de partager sa propre musique puisqu'elle fait également connaître d'autres artistes à travers le magazine japonais Art Yard Informer avec lequel elle collabore depuis le début en tant que journaliste. Deux métiers mais une même vibration et une même soif de musique. Entre la préparation de son nouvel album et ses rencontres musicales pour Art Yard Informer, Tomomi Suzuki a accepté de répondre aux questions de Kochipan !


Comment as tu démarré dans le monde musical ?


J'ai commencé par jouer du Piano à l'âge de 6 ans. Après lorsque j'ai eu mon bac au lycée, j'ai essayé d'écrire mes propres chansons. Un jour j'en ai parlé à une de mes amies, elle m'a ensuite présenté à des gens qui travaillaient dans la musique. Ils m'ont ensuite aidé pour l'enregistrement et ils m'ont soutenu pour mes concerts lives. A cette époque je ne jouais pas du piano car il y avait quelqu'un qui jouait au clavier pour moi.


Tu as sorti ton premier mini-album «Logic » en 2005. Comment as tu travaillé dessus et quel en est la teneur ?


Le concept le plus important...c'est finalement l'expression d'un bon moment de Pop Japonaise dans l'histoire de mes souvenirs. Actuellement la plupart des sons japonais modernes sont de nature digitale et cela a les avantages que vous connaissez...Ce sont des pistes musicales vraiment magnifiques, mais je voulais faire mes propres pistes en toute simplicité avec de bonnes sonorités. Dans « Logic », je chantais plus des chansons mélancoliques que des chansons gaies car j'avais 20 ans et que j'aimais ce genre de musique. Il y avait beaucoup de choses auxquelles je pensais comme toutes les filles de mon âge. La plupart de ceux qui aiment ma musique disent que cet album est un bon remède contre leur douleurs sentimentales. Je pense que faire des pistes simples révèle ce genre d'impression.

 

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A l'écoute de ta musique on peut ressentir que chaque élément a son importance (Piano, Guitare, voix...) et que tu te diriges vers un pop intimiste. Comment caractériserais tu ta musique et quel est ton travail sur la production musicale ?


Généralement je joue seulement du piano quand je donne une représentation et mon nouvel album sera une simple composition (avec bien entendu des bass, guitares et des sections rythmiques). Je suis en train de travailler sur un nouvel album avec un arrangeur mais généralement j'utilise mon propre logiciel « Logic Studio » avec lequel je peux créer des pistes tout en jouant avec des claviers MIDI et le KORG nord 3. Parfois j'utilise des plugins MAS ou VST.

L'arrangeur m'aide justement au niveau de la production.



Pour toi la musique semble être une expérience vivante et de partage. On peut le constater notamment sur les lives que tu donnes. Comment choisis tu les endroits où tu fais tes représentations et quel type de relation as tu avec ton public à ce moment là ?


J'aime les endroits où il y a toutes sortes de musiciens. Pour être franche, les live-houses Japonais sont ouverts à certains genres. La plupart de ceux qui gèrent ces lieux aiment le même style de musique comme du «Piano Night » mais je pense qu'ils devraient plus mélanger les genres musicaux. J'aime jouer avec le même style de musiciens mais je recherche d'autre sorte de bons musiciens qui peuvent jouer avec moi durant la même soirée et leur musique est un peu une manière d'encourager ma musique. Actuellement la plupart de mes auditeurs adorent la musique accoustique, et les fans d'autres artistes achètent mes Cds s'ils écoutent mes chansons durant un concert live. Même si la musique accoustique ne reçoit pas le même style de réaction qu'une événement rock, je trouve qu'il y a tout de même qu'il y a quelques personnes qui quittent leurs sièges durant un concert accoustique. Le public est donc très attentif à ma musique et c'est comme une atmosphère chaleureuse.


Quels sont tes prochains projets musicaux et penses tu faire découvrir ta musique dans d'autres pays ?


A propos du nouvel album, je suis en train de voir pour le vendre d'une manière alternative. « Logic » fut vendu par un réseau de distribution standard à travers des disquaires comme HMV ou Tower Records mais cette fois nous allons sortir le CD d'une autre manière. Durant les concerts lives, dans notre boutique (Nous avons notre propre boutique de CD à Osaka qui est soutenu par le magazine Art Yard informer). Le public peut donc acheter de bonnes chansons dans toutes sortes d'endroits. Je pense que la vente n'est pas seulement lié au réseau de distribution des majors ou des agences. La vente alternative est donc un nouveau challenge pour moi.

La plupart des gens qui sont dans le monde de la musique sont sceptiques sur le fait de créer notre propre chaine de distribution mais c'est dorénavant notre chemin. Concernant le design de l'album, nous travaillons avec Acco qui est une artiste spécialisée dans le design de jouets mignons d'animaux. Je veux donc que les pays étrangers puissent avoir une bonne impression pour ainsi découvrir ma musique. Je travaille donc beaucoup sur cet album.


Une chose étonnante c'est que tu n'es pas seulement une artiste mais tu es aussi journaliste à travers le magazine Art Yard Informer. Peux tu nous en dire plus sur celui-ci et comment a commencé cette collaboration ?


Au début de Art Yard Informer, quelques artistes (musiciens, chanteurs...) se sont réunis pour le 1er numéro. Nous avons utilisé nos réseaux et nous avons démarré avec un tirage de 10 000 exemplaires à Tokyo et Osaka, il y a 4 ans.

 

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Quelle est la ligne éditoriale de Art Yard Informer ?


Nous parlons de sujet importants à travers des artistes connus comme Placebo ou Underworld. Mais dans le même temps, nous écrivojns aussi sur des artistes indépendants incroyables comme The Kabiedies (Grande Bretagne), Illute (Allemagne), The Pinker Tones (Espagne) et beaucoup d'autres. C'est vraiment très différent des magazines existants. Art Yard Informer a beaucoup de contacts et d'amis parmi des artistes européens. Nous distribuons notre magazine dans des écoles d'art, HMV au Japon et bien d'autres endroits encore. Récemment, nous avons distribué notre magazine dans un grand événement comme le « Electragride Warp20 » au Makuhari Messe.

A ce moment là, Chris Cunningham était en train de jouer là-bas. Nous avons ouvert notre espace événementiel au « Art Yard studio » juste devant la station JR Nanba à Osaka et nos lecteurs pouvaient utiliser cet endroit pour jouer de la musique, lire notre magazine, prendre des photos d'artistes et utiliser cet espace de représentation. Nous avons invité des artistes comme Phill Niblok et beaucoup d'artistes indépendants. Des DJ et de VJ ont également joué leur musique. La chose la plus importante est de créer de véritables contacts entre les artistes qui ont visité le Art Yard Studio. J'espère qu'ils se sont fait pas mal d'amis et créés des réseaux pour leur activités musicales à travers notre studio à Osaka.


Comment choisis tu les artistes que tu rencontres pour tes articles et quel est ton meilleur souvenir ?


J'invite très simplement les artistes dont je me sens proche au Art Informer pour des interviews. Récemment j'ai eu une interview avec Ino Hidefumi, il joue du Piano Rhodes et j'en suis un grand fan. A ce moment-là, nous avions déjà fait un article spécial sur Warp Records, le fameux label électro de Grande Bretagne. Nous lui avons donc demander une interview. Un de mes meilleurs souvenirs c'est sans doute lors d'une interview avec Makoto Kawamoto. C'est vraiment une artiste très connue au Japon et j'écoutais beaucoup ses albums quand j'avais 13 ans. Elle fait de la musique indépendante comme nous, j'ai donc pensé que ce serait l'idéal. Elle va sortir un nouvel album prochainement. Je souhaite donc écrire à ce sujet.


Quel sorte d'impact peut avoir ton parcours musical sur ton métier de journaliste et inversement ?


Art Yard Informer est vraiment une chose fatale pour moi car j'écris beaucoup d'articles. Je distribue le magazine dans chaque lieu où je joue ma musique. Art Yard Informer fut né au la même année que mon album. Mais durant cette période des gens de ma compagnie de management m'ont dit «Ne fais pas de la pub pour Art Yard Informer », c'est vraiment une connerie. Car les deux font partis de ma vie. Cette compagnie de management a fait banqueroute mais Art Yard Informer est toujours vivant et beaucoup de musiciens aiment ce magazine. Et puis je peux rencontrer beaucoup d'artistes à travers les interviews. C'est vraiment une expérience excitante pour moi.


A travers tes rencontres et tes expériences, vois tu différentes approches ou existences entre les artistes indépendants japonais et étrangers ?


Les artistes étrangers nous envoient les réponses rapidement. Cela n'a rien à voir avec une différence d'heures ou s'ils sont connus ou pas. Mais beaucoup de jeunes artistes japonais nous disent « Voyez ça avec mon manager ». Peux tu le croire ? Certaines jeunes artistes japonais n'ont aucune idée de leur promotion. L'une des raisons est que les artistes japonaise n'emploient pas un manager mais ce sont les managers qui emploient des musiciens. C'est surréaliste. Je trouve que les artistes étrangers sont plus attentifs à leur promotion.


Selon toi comme un artiste indépendant peut-il exister aujourd'hui ?


C'est à peu près la même chose que pour Art Yard Informer mais je pense que nous devons faire face à de nouveaux challenges qui effraient beaucoup d'artistes. Nous devons tout faire pour avoir une bonne activité. C'est mon parcours mais je pense que c'est pareille pour tout le monde. Et maintenant je suis proche de conclure mon nouvel album et ma conscience musicale sera bien meilleur qu'auparavant. Certains artistes dans des interviews disent «Les choses passées ne sont pas importantes pour moi ». Je souhaite penser la même chose en tout cas c'est aussi ma réponse.


Comment vois tu les prochaines étapes de ta carrière et que peut-t-on te souhaiter pour le futur ?


Nous espérons pouvoir vendre beaucoup d'albums et tout simplement apprécier tout cela. Et puis continuer à aider Art Yard studio pour les artistes et améliorer cet endroit pour que cela devienne un lieu grandiose ! Merci !

©Photos - Tomomi Suzuki

©Interview réalisée par E-mail - Kochipan (décembre 2009)


Un grand merci à Tomomi Suzuki pour sa gentillesse et aussi pour son ouverture

Merci également à Haruo Takimoto pour son aide précieuse et son accueil

 

Site officiel de Tomomi Suzuki

 

Site officiel de Art Yard Informer

Par Acerdim - Publié dans : Interviews - Communauté : ASIA
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 11:40
shink0911.jpg Le Japon reste une valeure sûre pour la musique Rock et ce n'est pas le groupe Shink qui démentira cette réputation bien au contraire. Depuis 2008 ce trio, devenu entre temps un quator, met un peu de fraîcheur et une bonne dose d'énergie à un auditoire conquis à travers des lives enflammés ! Cet été le groupe a continué son chemin à travers une tournée japonaise et la sortie de leur nouveau Maxi "Take it Easy !". L'occasion pour Kochipan de partir à la rencontre de ce groupe détonnant mené par la chanteuse Haruka accompagnée de Kuro, Roku et Bob !

Comment vous êtes vous rencontrés et comment fut créé le groupe ?

 

Haruka : J'ai rencontré Roku grâce à des amis que nous avions en commun et c'est ainsi que le groupe a commencé. Après ça, Roku a invité Kuro qui nous a rejoint. Et enfin Bob nous a rejoint cette année après que Kuro nous l'ait présenté.

 

Quelle est la signification du nom de votre groupe ?

 

Haruka : C'est une trouvaille qui signifie plusieurs choses. Tout d'abord cela rappelle « Think » (penser) et « Sync » (synchro). Et puis « Shink » signifie également en Japonais : «L'appel des sentiments ».

 

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Chacun d'entre vous a une spécialité dans le groupe. Comment avez vous décidé de cette répartition et comment se fait la cohésion ?

 

Haruka : J'étais en train de devenir vocaliste et je n'envisageais pas d'autre chemin.

Mon corps ressent les différentes sonorités et c'est de cette manière que j'envisage le chant.

 

Kuro : C'est par hasard que j'ai choisi la guitare. Quand je joue sur scène avec le groupe, le groove prends vraiment son envol.

 

Roku : J'ai pensé que la bass serait le plus idéale. Jouer tout en rescentant le groove de la batterie

de Bob est extra.

 

Bob : Ma mère jouait de la batterie également, elle m'a donc influencé. Quand je joue avec le groupe, je ressens les même chose que Kuro.

 

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A l'écoute de vos compositions, on peut ressentir une bonne énergie grâce à un bon rythme et un son clairement rock. Comment se déroule le travail et comment définiriez vous votre univers musical ?

 

Haruka : Généralement l'inspiration vient lorsque j'imagine de grands moments de lives !

 

Kuro : Quand je joue seul de la guitare, très souvent les sons me viennent et j'invente ainsi de nouvelles chansons. Je fais une démo et je présente le tout aux autres membres du groupe.

Quelles sont vos influences musicales ?

 

Haruka : Fall out Boy, Simple plan

 

Kuro : Funeral for a friend, The Used, Jimmy Eat World, Paramore

 

Roku : Funeral For a Friend, The Used, Fall Out Boy, Simple Plan, Story of the Year, Hoobastank

 

Bob : Principalement de la Jpop

 

L'année 2009 fut une étape décisive pour le groupe avec l'arrivée de Bob et la sortie de votre deuxième Maxi : « Take it Easy ! ». Comment avez-vous appréhendé ces événements et quel impact cela a-t-il eu sur le groupe ?

 

Roku : Ce que nous avons ressenti c'est que nous étions sur les startings block cette année. Après, ce sera le véritable départ !

 

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A propos de « Take it easy ! ». Quel est l'esprit qui parcourt les 3 chansons de ce maxi et quelles sont vos attentes vis à vis du public ?

 

Haruka : A l'écoute de CD, je voudrai que vous puissiez recevoir une bonne dose d'énergie et que vous même soyez plus énergiques ! Et puis je veux voir le public lever les mains et chanter avec nous durant les concerts.

 

Justement Shink se démarque aussi par le fait qu'il s'agisse d'un groupe qui prends tout sa dimension en live. Quels sont vos meilleurs souvenirs de votre tournée japonaise et prévoyez vous de faire des concerts en dehors du Japon ?

 

Roku : Avoir été acceptés par le public à travers notre étrange univers constitue sans doute l'un de nos meilleurs souvenirs. En ce qui concerne une tournée en dehors du Japon ce n'est pas dans notre programme pour le moment. Toutefois nous aimerions un jour jouer à l'étranger.


Quels sont vos prochains projets et prévoyez vous de venir un jour en France ?


Roku : Nous sommes déjà en train de prévoir la prochaine sortie de notre nouveau CD. Et bien entendu nous souhaiterions pouvoir venir un jour en France.

 

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Avez vous un message pour vos fans Français ?

 

Haruka : Merci d'écouter nos chansons. Je souhaite que vous puissiez ressentir la force de nos sonorités bien que les paroles soient en langue japonaise.

 

Kuro : Je souhaiterai pouvoir venir en France le plus tôt possible

 

Roku : J'ai entendu dire que les Français étaient intéressés par la culture Japonaise. En fait nous voulons vraiment ressentir ce genre de chose, la musique traverse vraiment les frontières.

 

Bob : Soutenez  nous Shink et moi même en rejoignant notre musique.

 


 

Interview réalisée par E-mail

©Photos - Shink

©Interview -Kochipan - Décembre 2009

 

 


Un grand merci à Haruka, Kuro, Roku et Bob pour avoir accepté cette interview et pour leur gentillesse !

 

Site officiel de Shink

Concert de Shink sur Youtube

Par Acerdim - Publié dans : Interviews - Communauté : L'univers de l'asie
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 20:26
Caroline Cheng ou Carol pour les intimes est une artiste indépendante venant tout droit de Taïwan, un haut lieu de la musique indépendante asiatique. Elle a ,pendant quelques années, participé à l'aventure du "GodfatherBand" et cette année elle a pris son envol en solo. Son premier album sorti durant l'été 2009 s'intitule "As I remember" et permet à Carol d'afficher une personnalité singulière. L'artiste nous emmène dans des sons Pop/rock qui à première vue semblent surgir d'outre-Atlantique. Toutefois notre chanteuse y apporte sa touche personnelle et se dévoile à son public à travers des mélodies accrocheuses qui nous ont donné envie d'en savoir un peu plus...

Tu as commencé à te faire connaître auprès du public avec ton groupe “Godfatherband”. Peux tu nous en dire plus sur celui-ci ?


J'ai démarré lorsque j'avais 18 ans et j'ai appris comment manager des événements musicaux, mais aussi comment manager un groupe en Asie, plus particulièrement comment trouver de bons partenaires. Les membres de mon groupe et moi même avons eu vraiment de très bons moments ensemble mais nous nous sommes séparés à cause de différents problèmes. Après 7 ans de carrière, notre groupe n'a pas conclu sur le succès à Taïwan même si nous avions une bonne réputation. Malgré tout, ce fut une bonne expérience avec “Godfather band”, ce fut comme une véritable histoire rock qui raconte aux autres l'histoire d'une groupe de jeunes poursuivant leur rêves avec de la musique rock, avec passion mais qui finirent avec un destin différent...après ils choisirent différents chemins.


Après deux albums avec le groupe, tu as sorti ton premier album en tant que Carol cet été. Pourquoi ce projet en solo ? Quel fut ton travail sur cet album et quelles sont les différences avec “Godfather band” ?


Durant l'année 2009, j'ai décidé d'avoir mon propre album car le groupe était sur le point de se séparer. Les chansons du groupe étaient toutes écrites par moi et puisque il n'y avait plus mon groupe, l'album “Carol” signifie qu'à partir de cet album je vais devenir une artiste solo et je ne travaillerai plus avec “Godfather band”. J'ai également une nouvelle image en présentant mon propre style de musique.

 



Tu chantes, tu composes et tu joues différents instruments (Guitar et Piano). Comment est tu arrivée à ce haut niveau ?


J'ai commencé à jouer du piano à l'âge de 5 ans, et je me suis formée pendant quelques années dans une école musicale, tout en étant à l'école primaire, à la musique classique et j'ai aussi rejoint une chorale tout en étudiant. Après quelques années, je n'ai plus suivi les cours dans cet école musicale, mais j'ai rejoint un club de guitare au lycée car j'ai vraiment eu le coup de foudre pour la guitare accoustique. J'adorais chanter et j'ai eu également une expérience en chantant dans des pubs pour le groupe ou pour des choses plus personnelles lorsque je fus au lycée. Tout ça fut le résultat de ma grande passion pour la musique et durant ces années les représentations ont continué.Au début j'ai commencé par faire des reprises et à l'âge de 16 ans j'ai composé ma première chanson en Anglais. Cette chanson s'intitule “That's all about love”. Cette chanson explique mon amour pour la musique et mon rêve de devenir une musicienne.


Tu as travaillé également avec un grand guitariste, Kevin. Comment fut mise en route cette colaboration et comment avez vous travaillé ensemble ?


J'ai eu de la chance d'écouter différents styles de musique après avoir rencontré Kevin. Nous avons travaillé tous les deux dans le groupe et aussi dans nos deux premiers albums. Il avait une bonne technique dans la façon de jouer de la guitare, c'étaient vraiment de bons moments que nous avons eu à travailler ensemble par le passé.


 

En écoutant ta musique, on peut ressentir une grande influence de la musique pop/Rock américaine. Quels sont les artistes qui t'ont influencée et comment définirais tu ton univers musical ?


J'ai grandi avec les chansons occidentales des années 80 et 90 et j'ai toujours écouté ces chansons étant plus jeune. Cela a eu certainement une grande influence sur moi pour la composition et personnellement j'aime la sonorité de la guitare accoustique et du piano. J'ai commencé par écouter quelques chanteuses de grand talent comme Jewel, Sarah Mclachlan et Alanis Morissette. Elle sont mes chanteuses préférées.

J'ai commencé par écrire des paroles car j'aimais lire le travail d'artistes britaniques, et après tout ces années, mon style de composition est influencé par ces artistes que j'écoute.

Je préfère raconter des histoires, la plupart des mes inspirations provient de véritables histoires prenant place dans ma vie, parfois j'écris des paroles après avoir vu des films qui m'ont vraiment touchés au plus profond de mon coeur. Mes films favoris sont “La cité des anges” et “Rencontre avec Joe Black”. J'aime les films romantiques et parfois il m'arrive d'être sensible avec certains films. Mon imagination se nourrit de tout ça. Pour chaque parole que j'écris , j'ai une image dans la tête et je sais comment l'histoire se déroule car je suis la réalisatrice de ces histoires. La première chose que je ferai est de composer des mélodies et de chanter soit avec un piano soit avec une guitare accoustique. Pour moi cela m'apparait plus clair de savoir comment la mélodie peut accompagner les paroles. Je le chanterai plusieurs fois et je l'enregistrerai avant de décider si je le produis.


Tes chansons rocks sont assez étonnantes puisqu'elles n'incluent pas seulement des instruments classiques du rock mais aussi d'autres instruments plus traditionnels. Pourquoi ce choix ?


La World Music m'attire toujours autant. Je pense que ce genre d'instrument est le guide de l'imaginaire du public. Cela permet une ouverture à mes créations de faire de la musique Rock et la musique World ensemble. J'aime essayer, ajouter différents éléments dans une chanson rock, pour essayer de la rendre plus sympa et voir le résultat en ne suivant pas les chemins habituels du rock. Pour moi, il n'y a pas de limite sur la manière dont la musique suit sa route mais le plus important est de revenir à la règle la plus simple : En tout premier lieu une bonne mélodie et de bonnes paroles.

 

 



Cet été fut important pour toi car tu as sorti ton album solo et aussi tu as entamé une tournée unplugged. Pourquoi ce type de tournée et comment as tu réussi à jongler entre tous ces événements ?


Après avoir travaillé toutes ces années avec le groupe, j'ai décidé de revenir au premier endroit : le style original qui dirige mon monde créatif. Pour ma musique, je n'aime pas seulement créer de la musique mais aussi créer une “atmosphère” pour mon public. Je veux les emmener vers mes mots et mon imagination. Après ma première tournée unplugged, j'ai réalisé qu'il y a plus de choses en moi que je voudrai présenter au public. Recommencer à nouveau avec de simples instruments est une très bonne manière de voir sur ce quoi j'ai déjà travaillé et ce sur quoi je dois travailler encore.

En ce moment je chante chaque vendredi soir dans la librairie Eslite, cela me permet de me sentir plus relax et confortable et aussi plus enjouée pour pouvoir chanter. Je chante depuis déjà deux mois et c'est vraiment un très bon endroit pour moi et ma musique. Je suis en train de préparer mon prochain projet, en chantant avec une guitare accoustique, pour la version studio. C'est à la fois un véritable challenge et quelque chose de très sympa pour moi.


Tu es une véritable artiste de live. Quels sont tes meilleurs souvenirs de concert et quel type de contact as tu avec ton public ?


Mes meilleurs souvenirs sont lorsque j'ai commencé mes premiers shows accoustics dans la librairie, c'était seulement moi et je me sentais comme une nouvelle artiste. Quand j'ai ressenti les applaudissements publics, je fus vraiment très heureuse et dans le même temps ce fut vraiment comme une paix intérieure. Mon plus grand accomplissemnt vient du fait que je peux voir que les gens soient très attirés tout en écoutant ce que je chante. Cela vient par leur regard parfois, et quelques personnes me disent qu'ils furent émus par mes chansons et ils savent ce que j'essaye d'expliquer après avoir écouté mes chansons.


Après Taïwan, penses tu sortir ton album et faire des concerts dans d'autres parties du monde ?


Certainement ! Je vais emmener un jour ma guitare voyager à traver l'Europe et j'écrirai plus de chansons durant ce voyage.


Quelles sont les prochaines étapes de ta carrière et quel est ton souhait pour la suite ?


Le fait d'écrire des hits et publier ma musique et des livres représentera une partie de ma vie. Et puis j'ai ma propre boite de production et d'enregistrement maintenant avec beaucoup de talentueux partenaires. Je pense que c'est vraiment intéressant et nous allons travailler ensemble sur beaucoup d'oeuvres artistiques et musicales étonnantes !

 

©Photos - Caroline Cheng

© Interview réalisée par E-mail

Kochipan - Décembre 2009

 


Merci à Caroline Cheng pour avoir accepté cette interview, pour son aide et sa grande gentillesse

 

Site officiel de Carol

Myspace de Carol

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Par Acerdim - Publié dans : Interviews - Communauté : L'univers de l'asie
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 20:16
Rika Ishii (石井里佳) est une artiste indépendante qui fut pendant un temps sous les feux des projecteurs en tant que Peachy puis au sein du fameux Hello! Project, gros groupe de production connu pour ses idoles japonaises.
Depuis six ans elle a donné un nouveau sens à sa carrière. En prenant des risques elle s'est construite un nouvel univers musical bien plus fidèle à sa personnalité et à ce qu'elle veut partager avec le public. L'année 2009 fut une année chargée pour l'artiste avec la sortie de son single "Blue" et sa participation au projet "Such a Beautiful girl like you", le tout entrecoupé de nombreux concerts au Japon.
Rika Ishii a bien voulu répondre aux questions de Kochipan avec une grande ouverture et aussi une grande sensibilité.

Comment as tu démarré dans le monde de la musique et qu'est ce qui t'a attiré danse ce milieu ?

 

Ce fut sous l'influence de ma soeur qui était âgée de 10 ans de plus que moi et elle écoutait tout le temps de la musique. Il y avait donc tout le temps de la musique dans mon environnement.

Bien que je ne comprenais pas le sens des paroles durant mon enfance, j'écoutais la mélodie et je chantais sur la musique qui inondait la maison et je me sentais vraiment heureuse.

J'avais le souhait très ancré de devenir une chanteuse dans le futur depuis que j'avais écouté la voix de Miwa Yoshida des Dreams come true.

J'ai vraiment eu le coup de foudre pour elle qui chantait de manière puissante tout en ayant un sourire à chaque fois et puis j'avais aussi le souhait d'aider des personnes avec mes chansons.

J'ai commencé par aller dans une école musicale de mon quartier durant mes années au lycée et j'ai sorti un CD à travers un label indépendant d'Hiroshima.

 

Une grande partie du public a fait la connaissance avec toi avec tes premiers singles en tant que Peachy et puis après à travers ton travail avec le Hello ! Project. Quel impact ont eu ces expériences sur ta carrière et quel souvenir gardes tu de ces années ?

 

J'ai appris un grand nombre de choses importantes de l'artiste Kaori Okui, la chanteuse de l'ancien groupe Princess Princess, qui m'a produite en tant que « Peachy » et j'ai aussi appris des musiciens qui m'ont soutenu durant les enregistrements et les lives.

Les enregistrements dans un timing très serré et les activités promotionnelles dans tout le pays furent très durs. Toutefois, à travers une telle expérience, toute sorte de situation devient possible pour moi afin de continuer mon chemin.

Par ailleurs, l'expérience du «Hello ! Project » m'a rappelé ce que « je veux vraiment transporter et ce que je veux vraiment exprimer ».

Les amis du Hello ! Project ont brillé quand ils étaient avec moi sur scène, même dans les situations les plus délicates. Parfois nous allions faire du shopping et avons pris des thés ensemble durant mes moments de pause.

Les activités en tant que membre du Hello ! Project me semblaient être comme des moments passés à l'école mais la rencontre avec tous ces amis merveilleux représente jusqu'à maintenant comme un trésor pour moi.

 

 

Comment as tu pris la décision de clore ta carrière d'idole et quelles furent les réactions du public et des professionnels de la musique ?

 

En tant qu'idole du Hello ! Project, , j'ai fait des concerts sur de grandes scènes, je suis également passée dans des programmes de télévision. Ces expériences furent très agréables . Toutefois lorsque j'ai passé toutes ces journées en tant qu'idole, une phrase revenait à mon coeur «Je veux transmettre mes chansons avec mes paroles à tout le monde et directement » et cela devint plus fort chaque jour.

Quand j'ai discuté de mon souhait d'arrêter ma carrière d'idole, ma famille, mes amis et bien sûr les équipes de l'industrie musicales ont bien entendu objecté cette idée.

J'étais vraiment désolée pour mes fans et pour l'équipe qui soutenaient ma carrière et j'étais vraiment sur la pente vis de moi même et je continuais à penser à cette idée. J'imaginais mon avenir.

Deux ans après qu'est ce que je voudrais être ? Dix ans après qu'est ce que je voudrais être ?La réponse à ce que je voulais être étais très claire pour moi. Je n'ai qu'une vie, je voulais être moi-même et toujours continuer à me remettre en question.

 

Tu es maintenant une artiste indépendante et en écoutant des chansons nous pouvons ressentir un environnement très intimiste. Comment définirais tu ton style musical et quelles sont les différences principales avec ce que tu faisais avant ?

 

Merci pour cette merveilleuse expression ! J'aime beaucoup le monde pictulare des Nabis tels que Bonnard et Vuillard.

La grande différence par rapport à mon ancien travail est le fait d'écrire les paroles et les chansons par moi-même. La production musicale s'effectue par le chant accompagné d'un instrument de musique, principalement le piano. Commencer par établir les paroles ou la sonorité, dépends de la chansons. En ce qui concerne les arrangements, je les fais après avoir établi une base musicale. J'ai d'autres artistes qui coopèrent pour les arrangements. Je vise un son qui se ne fanera pas même après 30 années passées. Durant les enregistrements, j'essaye d'arriver à avoir une sonorité directe et basique.


Ton dernier single « Blue » fut présenté au public cette année. Quel est l'esprit de cette chanson et comment as tu travaillé dessus ?

 

C'est le premier degré de la vie. Il y'eut plus de moments où j'ai rigolé que de moments où j'ai pleuré. Cette chanson reflète toutes ces pensées. Un après-midi durant une journée agréable, j'étais dans le train. Quand je regardais les personnes qui montaient dedans et les scènes qui défilaient à travers les fenêtres du train, la mélodie et les paroles de la partie principale de la chansons étaient en train de naître. Je suis retournée à la maison immédiatement et j'ai composé l'entière musique en jouant au piano. La chanson est une musique que j'ai composée pour un coeur nu.

Même si je vieillis, je vais à coup sûr continuer à chanter cette chanson avec le coeur que j'aurai alors.

 

 

Tu fais beaucoup de concerts lives en particuliers dans des lieux conviviaux comme le livespace de Mona Records et le Favorite Cafe. Quel genre d'atmosphère peut amener ce genre d'endroit à ta musique et quel est ton ton meilleur souvenir de live ?

 

Les lives dans des endroits chaleureux comme le livespace c'est comme avoir une fête à la maison.

En divertissant les gens qui viennent écouter mes chansons avec de la musique et de bons plats et en faisant des lives dans ce genre d'endroit amène de la nostalgie à ma musique.

Tout le monde fait de son mieux tous les jours à chaque endroit.

Si la musique amène une sonorité à un endroit qui permette aux gens de se sentir mieux et que cet endroit donne envie de revenir grâce à ma chanson, je suis alors très heureuse.


Tu sembles avoir un lien particulier avec le site communautaire Myspace plus particulièrement avec ton dernier projet en date : « Such a beautiful girl like you ». Peux tu nous en dire un peu plus sur cet album et comment l'idée est-elle venue ?

 

« Such a beautiful girl like you » fut réalisé en tant que projet de Myspace Japan. C'est une compilation que Mona Records et Myspace Japan ont coproduit afin de présenter de nouveaux artistes féminins et qui furent enregistrés par Myspace Japan. Myspace soutient la production et la promotion de quelques artistes indépendants actuellement. Je suis l'un de ces artistes. Je rejoindrai un des projets de collaboration que Myspace et qu'une autre boite feront pour promouvoir de nouveaux artistes indépendants.


Selon toi, penses qu'un artiste indépendant puisse exister sans internet et quelle ta vision de l'impact que peut avoir internet à travers la culture et la musique ?

 

En tant qu'artiste, je fais une chanson, je la chante et je la joue. C'est possible de continuer de s'exprimer ainsi sans internet. Mais je pense qu'internet est outil efficace pour que plus de gens puissent écouter la musique et qu'en retour ils nous adressent de la sympathie.

Pour survivre en tant qu'artiste, je pense que la chose la plus importante est que les artistes puissent exprimer leur musique tout en gardant leur passion.

Pour changer le monde, cela dépend comment les artistes peuvent utiliser des matériaux ou des outils comme internet. Je pense que le conditions actuelles font que les ventes de CD continuent de baisser notamment par la diffusion via internet et c'est vraiment regrettable. Toutefois, je vais continuer à utiliser des sites communautaires tels que Myspace dans l'avenir. Et je veux augmenter les possibilités pour que les gens puissent écouter ma musique, pas seulement au Japon mais aussi à l'étranger.

 

Beaucoup de personnes sur internet justement adorent ta musique mais ne savent pas comment se procurer tes cds. Comment peuvent-ils faire et dans le but d'étendre ta musique as-tu le projet de faire des concerts en dehors du Japon ?

 

Les fans Japanais peuvent acheter mes cds sur un site internet local, mais pour ceux qui vivent en dehors du Japon ce n'est pas possible car c'est un moyen à destination uniquement des utilisateurs japonais.

L'année prochaine, les fans auront la possibilité d'acheter ma musique à travers des sites de téléchargement comme Itunes ou d'autres.

Parfois je reçois des offres pour faire des lives en dehors du Japon, mais je n'ai pas le projet pour le moment de faire des concerts à l'étranger. Je voudrais faire des lives en France si il y'en a la possibilité.

 



Quels sont tes prochains projets et que peut-on te souhaiter pour la suite de ta carrière ?

 

Je vais sortir un mini-album au printemps 2010. A travers cette sortie, je souhaiterai élargir mes activités dans l'ensemble du pays et dans le monde.
Et puis comme prochaine étape de ma carrière musicale, j'aimerai produire des artistes un jour.

J'ai appris beaucoup de merveilleuses choses d'artistes pour qui j'ai du respect et je voudrai transmettre ces choses pour la prochaine génération.

 

©Photos - Rika Ishii

©Kochipan - Interview réalisée par E-mail - Novembre 2009


Un grand merci à Rika Ishii pour avoir accepté de répondre à nos questions et pour sa gentillesse

Un grand merci également à Tadashi Goto de Myspace Japan pour son aide précieuse et son accueil

 

Site officiel de Rika Ishii : www.ishiirika-aoikuma.com

 

Par Acerdim - Publié dans : Interviews - Communauté : ASIA
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 18:00

Titre : Becoming

Artiste : Kenichi Suzumura

Origine : Japon

Genre : Jpop/rock

Label : Lantis

Date de sortie : 7 octobre 2009


 

Note : Kenichi Suzumura est un seiyu (comédien de doublage) des dessins animés. Il a participé à de nombreuses oeuvres telles que Captain Tsubasa, Gundam seed destiny, Gravion, Macross Zero...

Parallèlement à cette carrière il est également chanteur. Becoming est son premier album.


Critique : Une bonne dose de fraîcheur à travers une ambiance pop/rock c'est c'est ce que nous propose Kenichi Suzumura avec son "Becoming". Un album dense où on ne s'ennuit jamais et où on se laisse transporter dans cet univers musical où la legerté accompagne une maîtrise évidente de la voix mais aussi de la musique.

Bien que l'ensemble lorgne sur de la pop/rock qui semble prendre racine outre atlantique, l'artiste pose sa pate alternant des sons intimistes avec des titres plus percutants qui n'hésitent pas à mettre en place de bonne batteries et des guitares electriques. La guitare est justement l'instrument central de cet opus puisqu'elle revêt différentes formes notamment accoustique. Là où chez certains artistes cet instrument est superflu, ici il prend toute son ampleur et accompagne la voix de Kenichi qui sait s'affirmer tout en possédant une réelle chaleur.

De temps à autre le piano vient également poser sa pierre à l'édifice comme sur le titre "Butterfly" où il donne la cadence du rythme. C'est ce que l'on apprécie sur cet opus. Même si la plupart des sons peuvent être qualifés de pop aux légères tonalités rock, il n'y a pas de redites et l'artiste ne s'enferme pas dans un simple copier/Coller d'une recette qui pourtant marche grandement..Il explore d'autres chemins comme des ambiances un peu plus swing sans s'éloigner de la route tracée.

"Becoming" est un album grand public et facilement accessible sans aucun doute. Néanmoins le travail est là et la volonté d'une recherche musicale s'entends à chaque couplet et chaque refrain. Kenichi Suzumura démontre que l'on peut avoir aussi bien des talents de comédien que de chanteur et de musicien. Bravo l'artiste !

Par Acerdim - Publié dans : Musique - Communauté : ASIA
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 07:00
Titre : L'empire des Lumières
Titre original : Biteui Jeguk
Auteur : Kim Young-Ha
Origine : Corée du Sud
Editeur Français : Philippe Picquier
Traducteurs : Françoise Nagel et Lim Yeong-Hee
Date de sortie : 2009


Résumé : Kiyeong est un agent nord-Coréen vivant à Séoul depuis de nombreuses années. C'est un agent dormant à tel point qu'il en avait presque fini par oublier ce pourquoi il était venu dans cette partie de la Corée jusqu'à un matin où un message lui intime l'ordre de rentrer en Corée du Nord. Depuis toutes ces années il a fondé une famille et avait réussi à s'intégrer dans cette nouvelle vie. Que va-t-il faire ? Que doit-il faire ? Il a 24 heures pour faire le point sur sa vie, ses idéaux...
  Note : Kim Young-ha a publié son premier roman "la mort à demi mots" en 1996. Il mène de front une carrière d'écrivain mais aussi d'animateur avec une émission radio consacrée aux écrivains coréens.
Pour son livre l'Empire des Lumières il a reccueilli divers témoignages de réfugiés nord coréens. L'Empire des Lumières fait référence au tableau de Magritte du même nom.

Critique : En lisant le 4ème de couverture, on pourrait penser que l'on va parcourir une histoire d'espionnage plutôt classique avec en toile de fond l'éternel affrontement entre la Corée du nord et la Corée du sud. Toutefois ce fil conducteur est un bon pretexte pour apporter une reflexion sur soi, sur la manière d'appréhender les choses et de voir sa propre vie sous d'autres angles. Que ferions-nous et comment réagirions nous si un événement venait à nous rappeler notre passé ? Quelle place pourraient prendre nos idéaux avec lesquels nous avons construit notre vie ?
C'est bien simple en un récit Kim Young-ha nous apporte un livre sociologique, politique, philosophique, policier, d'espionnage et voire même sentimental. Un cocktail détonnant où il faut savoir doser à la juste mesure chaque ingrédient ce que fait sans peine notre auteur.
"L'empire des Lumières" c'est d'abord une question de rythme et de forme. Chaque chapitre représente une heure durant cette journée décisive. Cette construction narrative nous fait d'ailleurs penser à une certaine série américaine. Loin de faire un plagiat, cette idée est tout simplement ingénieuse et n'est pas un simple effet de style bien au contraire. Car c'est vraiment un puzzle qui prends forme au fur et à mesure que nous avançons avec le protagoniste. Nous nous posons alors les mêmes questions et ressentons les mêmes angoisses. Le rythme est haletant et pourtant la réflexion est de mise. Un autre mécanisme temporel qu'utilise l'auteur est ce rapport entre le passé et le présent. En faisant confronter ce que fut la vie de Kiyeong en Corée du nord avec ce qu'elle est aujourd'hui au sud, on comprends mieux les différentes hésitations et surtout le parcours qu'il a eu.
Le récit ammène aussi à une critique posée mais claire sur la société contemporaine. Une société de consommation à outrance. Cette société est véritablement personnifiée à travers la femme de notre personnage principale qui s'adonne à ces amants de manière crue. Cette métaphore fait mouche ! On est bien loin du discours manichéen qui prévaut au débat entre la Corée du nord et la Corée du sud même si bien entendu les frères ennemis du nord ne sont pas mieux lottis bien au contraire.
Kim Young-Ha nous conduit vers d'étranges chemins et s'amuse à jouer avec nos repères comme il le fait avec Kiyeong. A ce titre le tableau de Magritte est tout simplement explicatif de l'esprit de ce roman. C'est d'ailleurs une autre caractéristique de ce livre qui n'hésite pas à puiser dans différentes sources artistiques et littéréraires. Il ne s'agit pas d'étaler ses connaissances mais de montrer une logique qui va au delà des frontières.
Merveilleusement bien écrit, passionant et émouvant, "L'empire des Lumières" est assurément un livre sur lequel on ne peut passer à côté et qui mérite de figurer dans toutes les bibliothèques.
Par Acerdim - Publié dans : Littérature/Lecture - Communauté : L'univers de l'asie
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