Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 18:49

Artiste : Meisa Kuroki

Titre : Shock: Unmei

Origine : Japon

Genre : Jpop/RNB

Label : Sony Music

Date de sortie : Juillet 2009


Note : Il s'agit du premier single (si on exclut Like This qui ne fut disponible qu'en téléchargement) de Meisa Kuroki qui est notamment connu en tant qu'actrice de dramas et de films mais aussi en tant que modèle.Ce single a été la musique officielle d'un spot de pub pour le soda «Cola Shock ».

 

 

Critique : L'été 2009 aura été définitivement placé sous le signe des dancefloors au Japon et Meisa Kuroki ne déroge pas à la règle en nous livrant un single avec des bass affirmées et un son idéal pour les soirées en night club. En y ajoutant une touche nettement RNB, des boîtes à rythme ici et là on se retrouve donc avec un titre pas très novateur mais alors terriblement efficace. Pour un premier single c'est une réussite et cela promet pour la suite. Il faudra néanmoins que l'artiste travaille sa voix qui est ici enfouie sous tous ces arrangements musicaux sans doute peut être pour palier à certaines faiblesses. Alors bien entendu aucune surprise à l'horizon mais on se laisse prendre au jeu et si on ne cherche pas trop l'originalité alors on arrivera à se contenter de ce titre voire même à le réécouter à l'occasion de soirées discothèques. Le second titre de ce single est quant à lui plus anecdotique.

 

Note Kochipan : 7/10

Par Acerdim - Publié dans : Musique
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /2009 22:37
Les Editions H  se sont fait remarquer en 2008 avec la sortie du premier numéro de leur revue "Manga 10 000 images". Une publication qui creuse en profondeur avec sérieux un sujet thématique comme le Yaoi ou bien encore Osamu Tezuka. Des sujets maintes fois évoqués dans d'autres publications mais jamais avec un tel soucis du détail.
Le Yaoi étant justement l'autre grand pilier de la ligne éditoriale avec le label Double H entièrement consacré à ce genre souvent fantasmé voire caricaturé.
Hadrien de Bats, co-fondateur et directeur éditorial des éditions H, nous a fait l'honneur de répondre à nos questions.
 

Quelle a été votre motivation pour créer les Éditions H et comment a démarré le projet ?


Devant la multitude et la ressemblance des titres publiés, nous avons voulu proposer quelque chose de différent : Dans un premier temps, cela a pris la forme d’une revue critique et de réflexion sur le manga pour ouvrir l’horizon des. Puis, dans un second temps, il était prévu de devenir éditeur de manga. Au niveau de notre première collection, nous voulions participer au développement du boys’ love en tant que genre à part entière, en proposant des œuvres différentes, plus réalistes de la réalité gay, sans mièvrerie ni fantasme. Le projet a démarré par l’association de deux personnes dont le point commun était le partage de leur passion au sein de la petite communauté qui s’est créée autour du site Mangaverse. Cela était l’occasion de mettre en pratique leurs compétences aussi bien dans le domaine de la culture japonaise que de l’édition.

 

 

Les éditions H se sont fait remarquer à travers la revue Manga 10 000 images. Comment définiriez-vous cette revue et comment se fait le choix des thèmes abordés ?


Il s’agit d’une revue critique et de réflexion qui propose de nouvelles pistes de lecture aux lecteurs et lectrices de mangas afin qu’ils puissent approfondir leur plaisir et ne pas se contenter de lire passivement. Il s’agit aussi de s’adresser aux novices qui auraient envie de comprendre ce qu’est la bande dessinée japonaise.

Le manga, vecteur populaire depuis de nombreuses années, se doit d’être décrypté et expliqué dans la mesure où son influence est devenue incontournable dans le marché de l’édition francophone.

Les thèmes se font au gré de nos envies : le yaoi est un genre méconnu et plutôt méprisé qui est en train d’acquérir petit à petit un peu de reconnaissance. Tezuka demeure encore trop peu connu dans nos contrées et dont l’importance est mal compris, souvent fantasmée. Le troisième numéro, qui devrait sortir pour le premier trimestre 2010, portera sur les nombreux aspects méconnus du manga au féminin, trop souvent réduit à quelques types de shôjo.

Nous cherchons ainsi à ouvrir de nouvelles voies en poussant nos lecteurs dans des chemins inconnus tout en cherchant à déconstruire certains préjugés (le yaoi c’est pour les filles névrosées, Tezuka, c’est chiant, le shôjo, ce ne sont que des romances lycéennes, etc.)

 

A qui s’adresse en priorité Manga 10 000 images ? Un public néophyte ou bien au contraire un lectorat connaisseur désirant creuser un peu plus des sujets qui leur sont chers ?


Eh bien les deux. Nous avons deux publics essentiels : les amateurs et les curieux.

Pour les amateurs, nous cherchons avant tout à redorer l’image du manga en tant que bien de consommation courante, vite lu, vite oublié et vite jeté. Aujourd’hui, si la culture manga est si populaire, c’est qu’elle transmet un message fort qui est compris et apprécié par les nouvelles générations. Or, il n’y a pas réellement de médias qui s’interrogent sur cet impact ainsi que sur le contenu propre des mangas, ils préfèrent le plus souvent privilégier l’actualité sans l’approfondir.

Nous nous positionnons résolument contre cette démarche en proposant justement à nos lecteurs de s’approprier les codes du manga pour mieux comprendre et donc savourer les œuvres. Parallèlement à cela, beaucoup de personnes croisées sur les salons et dans les librairies nous abordent en nous disant ne pas comprendre pourquoi leurs enfants, leurs collègues ou leur conjoint lisent du manga. On cherche à aider ces novices en leur montrant à quel point le manga est riche et digne d’intérêt.

 

A ce sujet quels sont les prochains sujets que vous aimeriez développer dans la revue ?


Les sujets sont déterminés pour 2010 et 2011. Pour le numéro 3, il s’agira du manga au féminin. Nous allons présenter la richesse des shôjo, mais aussi du josei. Nous allons présenter le yuri, un genre encore plus mal connu que le yaoi. Nous allons aussi montrer l’importance des femmes dans le manga actuel (notamment par le nombre de shônen écrits par des femmes).

Ensuite, nous nous attaquerons au manga alternatif : avec Tagame, Junko Mizuno, Maruo, le manga sent le souffre car le Japon et sa culture sont si éloignés de la nôtre que tout nous paraît excessif et barbare. Mais dans le manga alternatif, nous trouvons aussi des œuvres très personnelles, très poétiques, parfois très hermétiques.

En 2011, nous expliquerons la place, l’importance et la perception du sexe dans le manga avant d’étudier l’hybridation du manga et de la bande dessinée franco-belge, tant les passerelles entre les deux se multiplient actuellement.

 

Après avoir abordé le yaoi dans Manga 10 000 images vous allez publier votre premier manga à la rentrée qui s’inscrit dans cette ligne éditoriale. Peut-on dire que vous êtes un éditeur militant et pensez vous ainsi toucher un public généraliste ?


Oui, nous sommes militants, mais nous voulons surtout véhiculer une image décomplexée et positive.

Les filles qui lisent du yaoi ont tout autant le droit de savourer des histories érotiques que leurs homologues masculins que l’on ne critique guère de lire du hentai. Donc démarche féministe pour que les lectrices se réapproprient leur sexualité et leur plaisir.

Militantisme gay également car nous nous lançons dans des histories plus réalistes et plus optimistes que les boys’ love qui peuvent sortir chez nos concurrents qui sont le plus souvent issus des publications de Libre Publishing et donc plus enfermés dans des schémas obligatoires en proposant une vision fantasmée du couple gay. On cherche ainsi à attirer le public gay à la culture manga.

Plus généralement, nous cherchons à proposer des œuvres qui peuvent être appréciées par des lecteurs et lectrices sans a priori sur le genre « yaoi » mais qui ont simplement l’envie de lire un bon manga, servi par un graphisme très actuel et de passer un bon moment. Il suffit de regarder le succès de Brokeback Mountain pour se dire que les préjugés semblent parfois avoir la vie dure et qu’en réalité, le public est bien moins frileux que l’on essaie de nous le faire croire.

 

Yaoi, shôjo, shônen…On remarque de plus en plus une classification très segmentée du marché des mangas. Pensez vous qu’il existe ainsi plusieurs publics pour la bande dessinée japonaise ou est-ce une manière voire une obligation pour les éditeurs de se démarquer des uns-des autres ?


Sur le plan théorique, une des grandes différences du manga par rapport à la bande dessinée franco-belge est la segmentation du public. On quitte le monde du « 7 à 77 ans » pour un marché très segmenté voire trop.

Cependant quelle est la réalité de cette théorie au Japon et en France ? Il est sans doute illusoire d’appliquer ou de chercher à appliquer des concepts japonais au marché français sans rien changer. Ainsi, les mentions shôjo, shônen, seinen, sont autant de possibilités pour décrire l’œuvre et orienter le public sans jamais l’imposer. Cela permet aussi de créer différentes collections, ce que demande souvent le libraire qui a beaucoup de mal à comprendre que Love Hina n’est pas à l’origine un manga pour fille et qu’il n’est pas à sa place dans le rayon shôjo. Néanmoins, cette classification et l’enfermement qui peut en découler (des garçons refusant de lire le moindre manga estampillé shôjo, par exemple) sont aussi des barrières qui cloisonnent l’envie de lecture.

 


 

Sugarmilk sera donc le premier manga estampillé Double H. Pouvez nous en dire un peu plus sur ce label et comment s’est opérer le choix sur cette œuvre de Jaryu Dokuro ?


Nous sommes très attachés au label Double H notamment en raison de sa polysémie. Double H, avec son Rainbow Flag affiche notre volonté de faire de réconcilier le public yaoi plus « traditionnel » avec les gays mais aussi avec tous ceux qui s’intéressent aux mangas de qualité.

Notre but est de proposer une vision positive du couple gay via des histories optimistes et réalistes avec des codes esthétiques qui s’éloignent de l’androgynie fantasmée qui est, à notre goût, trop souvent proposée par nos collègues Asuka, Tonkam et Taifu, et ce, indépendamment de la qualité de leurs titres. Les œuvres de Jaryu Dokuro et de son éditeur japonais correspondent parfaitement à notre démarche et c’est tout naturellement que nous avons voulu les publier en français.

 

Prévoyez-vous de lancer d’autres labels avec d’autres univers dans le monde du Manga ?


Nous avons beaucoup de projets en tête mais il est encore trop tôt pour en parler car nous ne sommes encore qu’au lancement de notre premier manga. Nous communiquerons à ce sujet en temps et en heure, pas avant.

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de l’aventure ?


Que le public réponde à notre démarche, comme cela semble être le cas après notre expérience à Japan Expo, que les gens osent dépasser les clivages et lisent un manga yaoi sans penser se compromettre, ni eux ni leur réputation.

 

 

NB : Yaoi : manga mettant en avant des relations homosexuelles entre des personnages masculins

        Yuri : manga mettant en avant des relations homosexuelles entre des personnages féminins

        Shojo : manga dont les thématiques sont destinées aux adolescentes

        Shonen : Manga dont les thématiques sont destinées aux adolescents

        Hentai : Manga à thématique très érotique ou pornographique

 

Interview réalisée par E-mail

© Kochipan, septembre 2009

 


Un très grand merci à Hadrien de Bats pour son accueil et sa gentillesse

Merci également aux Editions H pour la réalisation de cette interview

 

Site des éditions H


Par Acerdim - Publié dans : Interviews - Communauté : ASIA
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 07:36
Arisa Tsuji est une artiste avec laquelle il faudra assurément compter. Talentueuse autant en tant que chanteuse que pianiste, elle ne laisse pas indifférent son public avec une sensibilité musicale certaine.
Agée seulement de 22 ans, elle a déjà un beau parcours puisqu'elle s'est faite remarquer sur la télévision Japonaise NHK il y a deux ans à travers l'émission Paphoo et c'est cette année en mars qu'elle a sorti son premier mini-album "Kon-Iro", entièrement auto-produit, qui permet de se rendre compte de son univers.
Arisa Tsuji, une artiste déterminée, a répondu avec beaucoup de sincérité aux questions de Kochipan !



1 – Tu as commencé très tôt dans le monde musical. Peux tu nous dire ce qui t'a attiré et comment as tu appris les différentes clefs pour voyager dans cet univers ?

Ma première entrée dans le monde de la musique fut lorsque mon professeur de musique m'a appris la guitare quand j'étais à l'école primaire. On me laissait souvent seule à la maison et je passais le plus clair de mon temps à jouer aux instruments qui se trouvaient autour de moi. Cela m'a aidé à faire face à la solitude et dans le même temps la musique est devenu amusante pour moi. Pendant cette période, j'ai commencé à composer. L'apprentissage de ballets classiques et de danse Jazz & Tap durant mon enfance m'a donné l'opportunité d'écouter une grande variété de musiques. L'école de Jazz&Tap m'a introduite aux standards du Jazz, de la R&B, de la Soul etc...

2 – Comme tu en fais mention sur ton site internet, tu admires justement certains artistes de Jazz ou qui ont des influences Jazz comme Diana Krall, Yumi Matsutoya ou bien encore Nora Jones par exemple. Comment t-ont-ils influencé et quel impact cela-a-t-il sur ton travail ?


J'étais fascinée par le « Live in Paris » de Diana Krall. J'ai vraiment eu l'impression qu'elle prêtait une grande attention à la sélection de chaque note qu'elle jouait. Dans le même temps, les notes coulaient avec une telle vitesse que j'ai ressenti une sorte d'excitation que je n'avais jamais ressenti auparavant. C'est ainsi que j'ai décidé que, bien que je ne puisse pas jouer une musique aussi difficile, je mettrai tous mes efforts en avant afin de choisir la note idéale.

3 – Tu as un lien particulier avec la NHK (le grand groupe publique de Radio et de télévision au Japon) car tu as participé à l'émission Paphoo et cet été au fameux J-Melo (une grande émission en langue anglaise afin de faire connaître des artistes musicaux Japonais à un large public). Comment a commencé l'aventure avec la NHK et quelle expérience en as tu tiré pour ta musique ?

 J'ai commencé en solo lorsque j'avais 20 ans. Depuis lors, j'ai du faire face à des difficultés dans des concours où le public votait et je me sentais vraiment seule. C'était au même moment où j'avais entendu parlé de l'émission Paphoo, où ma musique pourrait être écoutée par un jury professionnel. Après avoir envoyé mes différents lives et passé l'audition, chaque jour fut un challenge. Cela a eu une grande influence sur ma musique. Cela l'a renforcée. Si je n'avais pas participé à Paphoo, j'aurai manqué de nombreuses opportunités comme rencontrer des personnes importantes. J-Melo fut aussi une de ces opportunités qu' heureusement je n'ai pas manqué.

4 – En mars dernier tu as sorti ton premier mini album intitulé «Kon-Iro ». Comment as tu travaillé à l'élaboration de cet album et comment définirais tu le style lyrique et musical de celui-ci ?

 J'ai eu l'habitude de penser au piano en tant qu'outil pour la composition. En faisant cet album, je devais jouer chaque morceau au piano et ce fut un vrai challenge. J'ai pratiqué le piano accoustique car certains morceaux ne pouvaient être joués autrement. Ce fut aussi mon premier enregistrement en tant que chanteuse. Il y'eut beaucoup de prises pour satisfaire ma volonté. En même temps, en participant aux différentes parties du processus de l'enregistrement, j'ai ressenti la joie de faire de la musique.



5 – A propos de ce mini-album, tu as réussi à amener ton publique dans différents types d'environnement. Chaleureux et intimiste avec une chanson comme «  しあわせの跡形 » et un peu plus énergique avec une chanson proche de la pop comme «  ペナルティキック ». Finalement comment peut-on définir ton style musical et avec quel style de son te sens tu la plus proche ?


Je veux que les expressions musicales de mes compositions restent dans le coeur des gens un peu comme la musique de Carol King, Billy Joel, Nora Jones et The Carpenters. Je ne veux pas emballer ma musique avec différents sons mais à la place  transmettre mes chansons d'une manière simple. Les paroles signifient beaucoup pour moi. Je pense beaucoup aux mélodies après avoir écrits les paroles donc les paroles ont une grande influence sur la sonorité musicale.

6 – Le public qui ne parle pas Japonais et qui écoute tes chansons peuvent être sensibles sans comprendre les paroles. Penses tu que cela puisse être un handicap et sinon penses tu que la musique puisse être un bon médiateur pour comprendre la signification de tes chansons ?

J'ai été moi-même touchée par des chansons écrites dans des langues qui me sont étrangères donc je ne vois pas cela comme un handicap. Toutefois, je pense qu'il doit y avoir quelque chose dans la musique autre que la langue pour attirer les gens, dans le but d'arriver à la même chose.

7 – En ce moment tu fais des concerts dans différents endroits de Tokyo et tu continues dans le même temps ta vie étudiante. Comment arrives-tu à jongler entre ces deux segments de ta vie et penses tu continuer ainsi ?

J'ai eu une période vraiment très dure l'année dernière en essayant de continuer ces deux vies. Mais en même temps le fait d'aller en cours et parler avec mes amis a influencé ma musique. De cette manière, l'école est un bon endroit pour l'influence musicale. A partir de cette année, j'ai commencé à me concentrer plus sur la musique. A partir de l'année prochaine, la musique sera la seule chose de ma carrière et cela me fait peur parfois.



8 – Quel est ton souhait pour la suite de carrière justement et penses tu venir un jour jouer tes mélodies en France ?

Mon prochain but est de pouvoir me mettre dans un environnement qui puisse me permettre de faire encore plus d'enregistrements. Je veux montrer mes progrès dans mes chansons et continuer à développer mon propre style sonore. Je voudrai également faire un live exclusif. La dernière fois que j'ai fait ceci, cela ne s'est pas passé exactement comme je l'avais prévu... Et bien sûr, un jour j'aimerai faire un concert en France !

Interview réalisée par E-mail
© Kochipan - Septembre 2009


Un grand merci à Arisa Tsuji qui a accepté de répondre à nos questions et également pour sa gentillesse et son ouverture

Site officiel d'Arisa Tsuji
Mini-Album "Kon-Iro" disponible sur Amazon
Par Acerdim - Publié dans : Interviews - Communauté : ASIA
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 07:36

Artiste : Masami Okui feat. May'n

Titre : Miracle. Upper-WL

Date de sortie : Août 2009

Origine : Japon

Genre : Jpop

Label : Geneon (Universal Music)

 

Note : Masami Okui est bien connue des fans de Japanime puisqu'elle a composé un grand nombre de musiques pour l'animation Japonaise. Par ailleurs elle fait partie de JAM, groupe musical ayant pour thème principal les musiques de dessins animés et de jeux vidéos. May'n quant à elle a démarré sa carrière en 2005 et s'est également fait connaître à travers les chansons de Japanime comme Love get Chu ou le fameux Macross Frontier.

Le single présenté ici est le générique de l'anime «Ontama! ».

 

Critique : Des duos de cet acabit c'est bien simple on en redemande ! Le ton est donné dès les premières notes et l'introduction vocale de Masami Okui. On sait qu'on va avoir à faire à quelque chose d'énergique, de speed mais avec qualité et professionnalisme. Nous ne sommes pas déçus et les premières impressions semblent être les bonnes. Nous sommes face à de la Jpop flirtant très franchement avec un son rock. Comme souvent le mélange des deux peut s'avérer détonnant encore faut-il avoir un talent musical et vocal. Au niveau musical rien à redire. Les guitares électriques mènent le rythme avec l'aide de bonnes batteries et de bons synthés. Quant aux voix, Masami et May'n s'accordent parfaitement. On aurait pu avoir peur qu'elles soient larguées avec un tel déchainement, il n'en est rien. Elles assurent parfaitement ! La question qui nous vient à l'esprit est : est(ce qu'il s'agit bien de l'opening de l'anime «Ontama! »(qui raconte l'histoire d'une jeune fille qui remonte le temps pour empêcher ses parents de divorcer) ? On aurait plus vu ce genre de titre pour un Gundam ou un Macross mais attendons de voir...
Dans tous les cas voilà un bon single qui a clôturé ce mois d'août en beautés !

 

Note Kochipan : 8/10

Par Acerdim - Publié dans : Musique
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 07:16
 
Auteur : Yoko Ogawa
Titre : La mer
Titre original : Umi
Origine : Japon
Genre : Nouvelles réalistes
Traduction : Rose-Marie Makino
Editeur Japonais : Shinchosha
Editeur Français : Actes Sud
Date de publication au Japon : 2006
Date de publication en France : 2009


Résumé : Ce recueil contient 7 nouvelles basées sur les rencontres fortuites avec des inconnus, les relations entre des individus de différentes générations...Tous ces éléments qui donnent de la poésie et du charme dans la vie quotidienne....


Note : Yoko Ogawa est une écrivain reconnue au Japon et en France depuis qu'elle a sorti sa première oeuvre à la fin des années 1980. Elle a reçu de nombreux prix littéraires et certaines de ces oeuvres ont été adapatées pour le grand écran comme l'Annulaire (en France en 2005).


 
Critique : Yoko Ogawa nous offre là un véritable trésor de littérature. Avec une poésie totalement maitrisée où les différentes histoires révèlent progressivement leur magie, l'auteur nous transporte dans son univers. Un univers finalement pas si éloigné de ça de notre quotidien pour peu que l'on prenne le temps de faire attention aux petites choses et aux personnes. Tout commence à chaque fois d'une manière assez banale finalement comme ce conducteur de bus qui donne des bonbons à des enfants, cet homme qui passe la nuit avec un beau frère à l'air insignifiant ou bien encore cette dame venue à Vienne pour revoir un ancien petit ami...
Mais l'ensemble se dévoile petit à petit et alors tout prends son sens. L'émotion et la sensibilité se basent sur des histoires et des situations simples. C'est bien là que provient la force de ces nouvelles.Or pour raconter des choses simples il faut avoir un sacré talent pour percer la nature des individus et arriver à décrire ces différentes scènes de la vie quotidiennes. Ce talent l'auteur nous le dévoile à nouveau avec une composition du texte à la juste mesure et une habilité incroyable à nous toucher. Rien n'est laissé au hasard, chaque mot et chaque situation sont pesées pour notre plus grand bonheur. Si on veut être juste il faut également congratuler la traductrice, Rose-Marie Makino, qui a réussi une belle prouesse en retranscrivant dans la langue de Molières ces différentes nouvelles sans dénaturer la poésie de l'ensemble.
A la fin de la lecture de ce recueil, on se surprend à faire plus attention au monde qui nous entoure et avoir un oeil plus attention aux petites situations de notre existence qui revêtent pourtant souvent des allures anodines.
Yoko Ogawa nous donne ici un beau cadeau. En véritable magicienne de l'écriture, elle réussi à nous faire vibrer dans nos existences parfois un peu grises. Prenons le temps de vivre et dégustons ces nouvelles comme il se doit.

Note Kochipan : 9/10
Par Acerdim - Publié dans : Littérature/Lecture
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 08:54

Artiste : Superfly

Titre : Koisuru hitomi wa Utsukushi/Yasahi Kimochi de

Origine : Japon

Date de sortie : Juillet 2009

Label : Warner Music Japan

Genre : Jpop

 

Note : Superfly est un groupe qui s'est formé en 2004. Il est composé du guitariste Koichi Tabo et de la chanteuse Shiho Ochi. C'est d'ailleurs cette dernière qui représente le groupe et qui est mise sur le devant de la scène. Le groupe est très influencé par l'univers pop/Rock des années 60/70 ce qui se remarque jusque dans leur look très emprunt à la culture Hippie.

 

Critique : Ce single constitue un bon petit apéritif en prélude de la sortie du deuxième album du groupe en septembre. Tous les ingrédients d'une bonne pop sont réunis à travers quatre titres qui montrent une fois de plus qu'il faut compter avec Superfly dans le paysage musical Japonais.
Le premier titre est une chanson rock aux allures pop mais avec de bonnes guitares électriques et de bonnes bass qui mettent tout de suite dans l'ambiance. Le second titre est très caractéristique du groupe avec un pop tendance musique folk. La voix de Shiho Ochi se fond bien dans cet univers et elle assume parfaitement ses envies et sa direction créative. On est assez surpris au début mais agréablement devant ce mélange des influences. Que dire de ce live en troisième titre qui démontre que le groupe n'est pas un groupe de studio mais qui est à l'aise dans toutes les ambiances.

On sort des sentiers battus de la Jpop. On pense alors à un autre duo de la Jpop qui a coutume aussi d'aller piocher différentes influences de la musique Pop (les DCT par exemple). Mais la comparaison s'arrête là. Car Superfly a su construire son propre univers et ce single le démontre franchement. Le groupe ne se contente pas de piocher ici et là notamment dans le Rock et le Folk des précédentes décennies. Ils ont leur propre style qui arrive sans problème à captiver l'attention de leur auditoire. Avec talent et une maitrise de la composition, nous sommes logiquement conquis.
On ne peut que souhaiter une belle rentrée pour ce beau groupe qui nous fait respirer un bon air musical.

 

Note Kochipan : 9/10

Par Acerdim - Publié dans : Musique
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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /2009 06:18


Karen Kong est une jeune chanteuse venant tout droit de Malaisie et étant d'éthnie chinoise. En 2007, elle a sorti son premier album "Mulakan" dans son pays d'origine. S'ensuit un album entièrement en mandarin "Showtime". Elle se fait ainsi remarquer pour des ses talents vocaux indéniables. Cet été sa carrière a pris un grand tournant avec la sortie de son premier album à Taïwan "I'm Karen" avec la major Universal Music. Karen Kong est bien décidé à se faire mieux connaître sur le marché de la musique asiatique. Nous avons été très enthousiastes à l'écoute de son nouvel opus et l'artiste a accepté de répondre à nos questions à l'occasion de la sortie de cet album.


1 - Comment as tu démarré ta carrière musicale ?

Je fus invité pour une audition après avoir gagné un concours de chant à l'université. Suite à cela j'ai eu une offre de contrat pour devenir chanteuse.

2- En Europe, quand on évoque la musique pop asiatique, les gens pensent immédiatement aux musiques coréennes, Japonaises ou bien Taïwanaises. Quelle est la particularité de la musique pop Malaisienne ?

Je pense que de nos jours la musique est universel. J'ai grandi en écoutant de la musique Japonaise ainsi que de la pop Anglophone, je pense donc que la musique Malaisienne n'est pas si différente. Je crois que la musique peut être malaisienne ou coréenne, c'est juste l'expression de la jeunesse asiatique d'aujourd'hui.

3 - Y-a-t-il des artistes qui t'ont influencé dans ton travail et comment ?


Quand j'ai commencé à chanter, j'aimais beaucoup imiter mes idoles comme Siti Nurhaliza, Mariah Carey et Céline Dion. Mais aujourd'hui je pense que je commence à trouver mon propre chemin pour ma voix.

4 - Une période de deux ans s'est écoulé entre ton premier album en Malaisie "Mulakan" et "I'm Karen" à Taïwan. Peux tu nous expliquer quel fut ton parcours durant cette période et comment ta musique a évolué ?


J'ai beaucoup appris sur le chant et sur ma propre voix entre mon premier album "Mulakan" et mon dernier album Taïwanais "I'm Karen". Le plus important  je pense est de connaître mieux comment intérpréter une chanson que ce soit une chanson d'amour ou une chanson qui vise à élever vers le haut l'esprit de mon public. J'ai aussi grandi en tant qu'artiste (pas seulement au niveau du chant), j'ai plus confiance en moi sur scène et j'aime beaucoup rencontrer de plus en plus de personnes de différents pays.



5 - A propos de tes albums en mandarin, des gens t'ont découverts avec "Showtime", d'autres appréhendront ton univers avec "I'm Karen". Quelles sont les différences entre les deux albums ? Quel fut ton travail pour ces deux albums ?

"Showtime" fut mon premier album chinois et "I'm Karen" est mon premier album Taïwanais (au niveau régional). La principale différence est le genre musical je pense. Avec mon nouvel album, je suis plus en confiance pour essayer de nouveaux sons comme par exemple avec "Aeiou" mon premier single issu de l'album "I'm Karen". On y retrouve des influences de rocks et de Brit-Pop ce qui me décrit bien. C'est plus énérgique. Mes ballades sont également plus expressives et avec ma meilleur appréhension des paroles, je pense que je deviens plus à l'aise pour raconter des histoires à travers ma musique dans ce nouvel album.

6 - Quelle fut la principale raison qui t'ait décidé à te concentrer sur le marché Taïwanais et quels sont tes projets pour faire connaître ta musique en Asie ?

Taïwan est un peu le centre de l'industrie de la musique asiatique (Chinoise plus particulièrement) et donc ce fut toujours mon rêve de lancer un album là-bas. Je suis en train de le faire maintenant et j'espère qu'un jour de plus en plus d'asiatiques (incluant la Corée et le Japon) pourront apprécier ma musique également.

7 - Tu as la chance d'avoir deux cultures (malaisiennes et chinoise). Quel impact cela a sur ta musique ?


Je n'ai pas vraiment réalisé combien mes racines au niveau de la musique malaisienne m'avaient influencé sur ma manière de chanter avant d'être à Taïwan quand les gens de l'industrie musicale (incluant la radio, la TV...) ont commenté le fait que j'avais une façon unique de chanter que peu de chanteurs chinois avaient. Donc oui je suis contente que ma passion pour chanter des chansons malaisiennes m'a donnée ce côté unique.

8 - Tu as fait quelque mini concerts ce qui t'as permi d'être plus proche de ton public. Quels sont tes sentiments vis-à-vis de cette experience et penses tu continuer ainsi ?

J'adore être sur scène. Je fais ça depuis l'âge de 4 ans (rires), donc oui à chaque fois que j'ai la chance d'avoir de telles experiences et de jouer pour mon publice, je fais de mon mieux.

9 - Penses tu faire des concerts en Europe ?

J'ai reçu une invitation pour faire un concert en Grande Bretagne mais c'est trop tôt puisque je commence tout juste à construire ma carrière autour de Taïwan. Mais oui j'aimerai venir en Europe très bientôt !

10 - Que peut-on te souhaiter pour la suite de ta carrière ?

J'espère qu'un jour je pourrai aussi lancer un album entièrement en Anglais, ça serait super !

©Kochipan- Juillet 2009
Interview réalisé par E-mail


Un grand merci à Karen Kong d'avoir accepté de répondre à nos questions et pour sa gentillesse
Merci également à Fred Chong de Prodigee Media pour son aide et pour avoir rendu cette interview possible

Nouvel album de Karen Kong "I'm Karen" disponible sur Yesasia
Par Acerdim - Publié dans : Interviews - Communauté : ASIA
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Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /2009 20:26
  Titre : Nobody to wath over me
Titre original : Dare no mamotte kurenai
Origine : Japon
Date de sortie : Janvier 2009
Genre : Drame
Réalisateur : Ryoichi Kimizuka
Scénario : Ryoichi Kimizuka
acteurs : Koichi Sato, Mirai Shida, Ryuhei Matsuda, Yuriko Ishida, Kuranosuke Sasaki, Shiro Sano, Yoshino Kimura, Toshiro Yanagiba

Résumé : La jeune Saori Funamura âgée de 15 ans est placée sous protection policière depuis que son frère est accusé d'avoir tué deux jeunes adolescentes. Le but pour la police est ainsi de prévenir un quelconque dérapage mais surtout avoir des informations sur ce qui a poussé son frère à commettre ces crimes. Takumi Katsuura, détective, se voit donc confier la tâche de veiller sur elle et faire face à une opinion publique enragée qui demande des comptes à l'ensemble de la famille de l'assassin présumé...

Critique : Difficile de rester neutre après le visionage d'un tel film tant il met le doigt sur ce qui fait mal et qu'il place le spectacteur face à ses propres doutes. Dès le début la problématique nous est balancé en pleine figure : Pourquoi la police se donne tant de peine à protéger la famille d'un assassin alors qu'elle n'a su rien faire pour les victimes et leurs familles ? La suite du film nous démontre que bien que la situation paraisse simple et qu'il est facile de prendre position, la réalité est toute autre. Il est intéressant et effrayant de voir la meute de journalistes et d'inconnus voulant que Saori et sa famille rendent des comptes comme s'ils étaient eu même les assassins. L'homme se transforme ainsi en bête prêt à tout pour capturer sa proie quitte à s'abaisser lui même à ce qu'il condamne. Tant qu'on traque les êtres humains avec l'idée de justice alors tous les moyens sont bons. Ce film veut nous faire réagir et la chose est parfaitement réussite et assumée. Evitons de suivre le troupeau assoiffé de sang car après tout ce genre de problème nous le rencontrons tous les jours. Combien de fois n'avons nous pas pris position ou lu des articles à sensation sur les faits divers ? Aller à contre courant, il fallait oser et Ryoichi Kimizuka l'a réussi avec brio. Grâce à une mise en scène efficace très réaliste et où la nervosité et le stress se ressent à des moments où on s'y attend le moins.
Que dire des acteurs qui imprègnent leurs personnages de manière remarquable à commencer par les deux acteurs principaux. Koichi Sato tout d'abor qui nous livre un detective tourmenté par son passé et qui souhaite protéger la jeune Saori face à une horde enragé. Mirai Shida ensuite aussi fragile que mystérieuse et qui rend plus que crédible le personnage de Saori. Le reste de la distribution nous donne l'occasion également de voir de beaux jeux d'acteurs convaincants.
Que dire de plus si ce n'est que nous sommes face à un film Japonais qui marquera sans aucun doute l'année 2009. La critique de la société est tranchante mais efficace !
Eprouvant, émouvant...Les qualificatifs ne manquent pas et "Nodobody to watch over me" vaut assurément le détour.

Note Kochipan : 9/10
Par Acerdim - Publié dans : Film
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /2009 22:33
Titre : Gangs de Pékin
Auteurs : Studio Ji'an
Origine : Chine
Editeur en France : Xiao Pan
Date de sortie : Février 2009
Nombre de volume : 1 (2 sont prévus)

Résumé : Pékin, un homme arpente les rues de la capitale chinoise dans sa voiture, il observe les mutations de la ville et se rappelle de sa jeunesse au début des années 90. Une jeunesse marquée par des bagares entre bandes, des histoires d'amour mais surtout de fortes amitiés...
 
Critique : Encore une fois Xiao Pan ne démérite pas son statut de spécialiste de bande dessinée chinoise. L'éditeur et le studio Ji'an nous offre là une intéressante chronique pékinoise. Bien que la violence soit présente à presque chaque coin de page et que le taux d'hémoglobine soit assez élévé, nous sommes en présence d'une oeuvre qui vaut le détour. Tout d'abord avec un scénario qui tient la route sans doute est-ce du au fait que l'histoire est un peu autobiographique pour l'un des auteurs du collectif Ji'An. On vit avec ses différentes bandes et on ressent les mêmes émotions, les mêmes tensions...
La violence est une composante essentielle de l'album et par conséquent il n'est peut être pas destiné à un public généraliste. Toutefois derrière ces scènes agressives, il y a un message d'espoir et cette jeunesse pékinoise ne demande qu'à réaliser sa propre vie. Finalement ces jeunes nous montrent que ce soit en Chine ou en France, les aspirations et les difficultés rencontrées sont souvent similaires.
Au niveau du graphisme le découpage est très soigné et nous n'avons pas à faire face à des cases vides de vie. Tout s'enchaîne avec une réelle intensité. Le style graphique quant à lui lorgne sur les mangas Japonais et la bande dessinée européenne tout en créant son propre style. Il est intéressant de voir que lors de certaines scènes la caricature des personnages est clairement assumé tandis que pour d'autres où l'action devient plus sérieuse, on retrouve des scènes plus réalistes. Le jeu des couleurs enfin permet, par sa vivacité, de ne pas noircir les différentes situations et à ammener cette touche d'optimisme.
"Gangs de Pékin" fait parti de ces albums qui démontrent que la Chine à de belles ressources dans le domaine de la bande dessinée. Il vaut la peine que l'on s'y attarde pas uniquement du fait de son origine mais aussi tout simplement car c'est un bon album.

Note Kochipan : 8/10
Par Acerdim - Publié dans : Animation/Manga
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /2009 22:00
Titre : Le prince des ténèbres
Titre original : Maou Juvenile Remix
Auteurs : Kotaro Isaka, Megumi Osuka
Genre : Shonen
Origine : Japon
Editeur en France : Kurokawa
Editeur au Japon : Shogakukan
Date de publication en France : juillet 2009
Date de publication au Japon : 2007
Série en cours au Japon
Traduction : Kayo Chassaigne-Nishino, Nathalie Bougon


Résumé : Dans une ville Japonaise, le jeune Ando découvre qu'il possède un pouvoir, celui de faire dire ce qu'il veut à toute personne proche de lui. Ce pouvoir se manifeste notamment dans des situations qui lui semblent injustes. Un jour il croise le chemin d'Inukai qui est à la tête d'un groupuscule paramiliaire et qui s'est juré de faire rétablir l'ordre dans la ville afin que celle-ci puisse retrouver une certaine paisibilité. Mais derrière cet ange et cet idéalisme il se cache sans doute quelque chose de plus terrible...
La confrontation entre deux visions et deux pouvoirs peut prendre place...


Critique : Ce manga que nous propose Kurokawa fera sans doute mouche.Une personne investi de pouvoirs malgré elle ? Des personnes qui sont tuées par une personne qui veut une ville propre et de la justice ? Oui cela rappelle beaucoup un autre manga (Death note par exemple) tant la thématique est similaire. D'ailleurs l'auteur du "Prince des ténèbres" assume ce parallèle lorsqu'il évoque un dead note dans l'histoire. Mais nous sommes bien en présence d'un manga original et non d'un plagiat. Car ici le protagoniste principal ne souhaite pas rendre justice et faire disparaître tous les criminels sur le seul credo "La fin justifie les moyens".Bien au contraire, il se trouve confronté à cette mystérieuse organisation sectaire qui semble prendre véritablement pieds dans cette ville. Le scénario est haletant et on en redemande. L'auteur n'hésite d'ailleurs pas à nous faire réagir quitte à nous emmener dans des chemins macabres sans doute pour mieux affirmer que même avec tous les bons sentiments du monde, un crime reste un crime. Cette idée peut trouver sans doute un écho dans l'Histoire lorsque par le passé on a voulu lier terreur et vertu.
Les graphismes accompagne bien l'histoire général. L'expression des personnages notamment par le jeu du regard tendent à bien retranscrire l'atmosphère générale. 
Même si le thème peut donner une impression de déjà vu, il faut néanmoins tenter la lecture de ce manga pour en comprendre les richesses potentielles. Au delà du gore et d'une certaine violence il ammène une réflexion intéressante.

Note Kochipan : 8/10


Par Acerdim - Publié dans : Animation/Manga
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