Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 11:20

Auteur : Aki Shimazaki
Titre : Zakuro
Origine : Quebec
Editeur : Acte Sud/Lemeac
Date de publication : 2008
Genre : Roman
 
Résumé : Nous sommes dans les années 70 au Japon. Tsuyoshi Toda a vu pour la dernière fois son père en 1942 quand il était parti travailler en Mandchourie et lorsqu'il fut déporté en Sibérie. Depuis il n'a eu aucune nouvelle. Sa mère atteinte de la maladie d'Alzheimer perd peu à peu contact avec la réalité mais garde un profond espoir de revoir son cher mari.
Un jour un très bon ami de Tsuyoshi lui dit avoir retrouvé trace de son père. Celui-ci acceptera de revoir son fils et de lui expliquer pourquoi depuis tout ce temps il n'a donné aucune nouvelle....

 
Note : Aki Shimazaki est une écrivain née au Japon et qui a immigré au Canada en 1981. Elle a reçu de nombreux prix littéraire notamment avec son cycle "Le poids des secrets". "Zakuro" est son deuxième roman de son nouveau cycle entamé avec Mitsuba. Il est à noter que l'écrivain écrit dans la langue de Molière.
 
Critique : C'est avec "Zakuro" que nous faisons, à Kochipan, connaissance de l'oeuvre d'Aki Shimazaki. Et quelle oeuvre...Cette histoire nous permet de mieux connaître l'Histoire du moins cette période trouble où des Japonais (civil et militaire) furent retenus prisonniers dans ce qui fut l'URSS suite à la défaite du Japon durant la seconde guerre mondiale. Une période assez méconnue dans nos contrées et qui mérite que l'on s'y attarde.
C'est toujours extrêmement délicat d'aborder ce type de sujet. En effet comment arriver à évoquer les destins de ces Japonais qui ont participé d'une manière ou d'une autre à la colonisation de la Chine et à l'horreur qui s'en est suivi, sans en faire des martyrs ou d'odieux salopards. Il existait sans doute un grand nombre de personnes dont les décisions et les conséquences belliqueuses dépassaient de loin leur simple existence. C'est tout simplement émouvant et l'ensemble est construit avec une fine sensibilité. Pas de grands discours ou de destin héroique. C'est une vie qu'aurait pu connaître n'importe quel individu lambda. On rentre dans le sujet car il est plausible. On a l'impression de vivre ce drame familial et les sentiments qui parcourent le protagoniste lorsqu'il rencontre son père, on les vit également. Le récit est vraiment très bien construit et il se lit sans difficulté. Même s'il fut rédigé en Français, l'auteur a eu la bonne idée d'y introduire des mots clefs en Japonais ce qui nous permet de mieux comprendre certaines notions ou certains éléments culturels typiquement Japonais. Le symbole même du "Zakuro" est remarquable et quelle bonne idée d'avoir choisi cette métaphore pour expliquer ce récits et les sentiments qui le parsèment.
Toutefois ce roman n'est pas exempt de reproche et il est sans doute dommage de ne pas avoir assez expliqué l'ensemble de l'Histoire. Parler de la colonisation de la mandchourie en occultant les horreurs commises là-bas peut être un peu maladroit. On pourrait penser à des détails historiques mais ce n'est malheureusement pas le cas.
Mais malgré ce manque certain, Aki Shimazaki a quand même réussi à ne pas tomber dans le piège du tout Japon victime. Il suffit de voir la figure de H., membre de l'armée, qui derrière les grands et beaux discours patriotiques se révèle être un vil personnage. Ce personnage peut résumer à lui seul la critique du pouvoir militariste qui a conduit le Japon au pire excès et atrocités à la fois au Japon mais aussi sur le reste de l'Asie.
Par ailleurs, il faut avoir une bonne connaissance historique à la fois au niveau de la seconde guerre mondiale mais aussi à travers l'histoire du Japon des années 70. Toutefois même avec des lacunes à ce niveau là on peut grandement apprécier ce roman qui démontre une fois encore que l'horreur et les victimes étaient dans chaque camp. La seconde guerre mondiale a ammené à briser des familles.
Au final nous avons là une belle histoire, très touchante où on s'identifie aux différents personnages. Beaucoup de retenu pour un récit aussi poignant qu'efficace. Un roman vivement conseillé qui montre que l'on peut avoir des qualités littéraires combinées à un récit boulversant.

Note Kochipan : 9/10
Par Acerdim - Publié dans : Littérature/Lecture
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 11:13

 

Artiste : Aya Hirano

Titre : Set me free

Genre : Jpop

Origine : Japon

Date de sortie : 29 avril 2009

Label : Lantis

Note : Aya Hirano est une chanteuse et Seiyu (comédienne de doublage) très connue au Japon. Elle a notamment prêté sa voix pour l’anime « La mélancolie de Harushi Suzumiya » (Suzumiya Harushi no yuutsu) et sera aussi la voix d’Athéna dans la nouvelle série de Saint-Seiya « Lost Canvas ».

Critique : Avant de mettre en route ce single, il faut avouer qu’il y avait une certaine appréhension de notre part. Une seiyu ultra populaire au Japon faisant de la Jpop, il y a de quoi être dubitatif. Mais justement « Set me free » démontre qu’il ne faut pas avoir des préjugés. Et l’artiste s’en sort plutôt bien. Le single prends des allures de sons rocks avec un rythme qui ne permet aucun essouflement. C’est rapide et très énérgique. On est tout simplement surpris de se laisser aller à l’ensemble. Il faut dire que la jeune chanteuse a de vrais talents ! Elle ne s’écroule pas face à une artillerie musicale aussi lourde. Bien au contraire sa voix est très affirmée et correspond bien à ce style. Ce n’est pas la grande découverte du siècle mais c’est frais et sympa, c’est tout ce que l’on attends et on n’est pas déçu loin de là. Le deuxième titre « Sing a song » suit le mouvement général de cette Jpop teintée de Rock. Le mélange prends bien. Une bonne surprise qui a défaut de nous surprendre a le mérite de nous réveiller et de nous faire bouger.

Note Kochipan : 8/10

Par Acerdim - Publié dans : Musique
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 08:35

Artiste : Shoko Nakagawa

Titre : Namida no Tane, Egao no Hana

Origine : Japon

Genre : Jpop

Date de sortie : 29 avril 2009

Label : Sony Records

Note : Shoko Nakagawa est une artiste multifacette : Idole, Chanteuse, Seiyuu (Comédienne de doublage)…Elle est très imprégnée de la culture Otaku. « Namide no Tane, Egao no Hana » est la chanson titre du deuxième film de l’Anime « Gurren Lagann ». Shoko Nakagawa s’était d’ailleurs déjà illustrée sur la série du même nom.


 

 

Critique : Dès les prèmière notes enclenchées nous nous retrouvons face à des des sonorités qui ne nous sont pas étrangères. Un petit peu de Two mix par ici, des sonorités Avex Trax par là et bien sûr un petit style idole bien prononcé. Surpoudrez le tout par de temps à autre des guitares électriques avec un bon rythme. Serions nous face à une musique d’une série de Mecha (dessins animés avec pour protagonistes principaux des robots) ? Et bien oui et cela se ressent immédiatement. A ce titre le choix de cette jeune chanteuse est donc un très bon choix qui correspond bien à l’esprit de l’œuvre. Si l’on fait abstraction de cela, le plaisir est sensiblement le même. Bien sûr il faut se mettre dans un état d’esprit particulier, à savoir écouter de la Jpop commerciale dans ce qu’elle a de plus efficace mais aussi parfois de répétitive. Ce genre d’impression se remarque notamment sur les deux derniers titres de ce single. L’ensemble est toutefois correct et pour peu qu’on ne soit pas trop regardant sur l’originalité, la sauce prend bien. C’est donc sympathique et percutant.

Note Kochipan : 7/10

Par Acerdim - Publié dans : Musique
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 08:13


Titre : Ikigami
Auteur : Motoro Mase
Origine : Japon
Genre : Seinen
1ère Date de publication au Japon : 2005
1ère date de publication en France : 2009
Editeur au Japon : Shogakukan
Editeur en France : Asuka


Résumé : Dans un Japon qui pourrait être contemporain, les enfants sont vaccinés lors de leur entrée à l'école. Mais un vaccin sur mille contient une micro-capsule mortelle. Celle-ci explosera lorsque la personne aura atteint un âge compris entre 18 et 24 ans. C'est la loi de la prospérité nationale. Ainsi chaque individu prend mieux conscience de la valeur de la vie et ainsi cette loi tente de faire baisser la criminalité et donner une meilleur productivité.
Un fonctionnaire est chargé de délivrer l'Ikigami, un préavis de décès, à la personne concernée, 24h avant sa mort.
Il se pose alors des questions vis-à-vis de cette loi au travers de ses rencontres de ces individus dont le destin est malheureusement écrit dès leur plus jeune âge...

Note : Ikigami a été transposé au cinéma en 2008 par Takimoto Tomoyuki. Ikigami est le deuxième manga de Motoro Mase et le premier où il s'est occupé intégralement du scénario et du dessin. Le manga fut un succès immédiat en France où le premier volume fut rapidement en rupture de stock lors de sa sortie.

Critique : Lorsque l'on lit ce manga ce qui nous frappe c'est l'horreur mélé à tant de réalisme. L'horreur tout d'abord avec cette mort choisi au hasard mais sciemment sur ces jeunes enfants. Une mort qui sommeillera jusqu'à leur âge adulte. Mais réaliste car les mécanismes institutionnels et gouvernementaux décrits ici sont d'une efficacité redoutable. Cela fait tout simplement froid dans le dos car on s'aperçoit que ce type de système pourrait facilement voir le jour dans nos sociétés contemporaines. N'a-t-on jamais vu ou entendu des horreurs faites au nom d'un bien être national voire international ? C'est là où l'auteur rend son message vraiment crédible. Ce n'est pas une société futuriste qui nous est décrite. Elle nous est si familière.
Par certains côtés, une référence nous vient à l'esprit : Battle Royal. Là aussi pour le bien être de la société on en arrive à une situation excecrable où la question de vie individuelle s'efface au profit du collectif. L'horreur est réellement présente mais là où Battle Royal se garagisait de scènes glauques où l'hémoglobine coulait à flot (notamment dans le manga), Ikigami laisse ces détails de côté. Pourtant le récit n'en est pas moins effroyable.
Au niveau des graphismes on ne peut que saluer le travail de Motoro Mase qui décrit merveilleusement bien les différentes situations et ce que ressentent les différents protagonistes. On y croit !
Le manga pose une double question. La première est bien entendu savoir ce que l'on ferait si on savait qu'il ne nous restait plus que 24 heures à vivre. Loin d'être simpliste la question ammène des réponses variées et qui montrent que la vie d'un individu ne peut se résumer simplement. Certains craquent, d'autres veulent rendre un maximum de service à leurs proches ou d'autres bien encore veulent profiter de leurs dernières heures. C'est bien simple le mangaka arrive à nous faire ressentir et vivre les derniers moments des condamnés.
La deuxième question est de savoir qu'est ce que nous ferions face à une loi si cruelle et un mécanisme aussi bien huilé. Tenterions nous de nous interposer ? Ou alors serions nous passifs en gobant les raisons qui ont ammené à ce style de décision ? Nous ne sommes pas passifs à la lecture d'Ikigami et voilà un manga aussi passionnant qu'effrayant.
 
Note Kochipan : 9/10
Par Acerdim - Publié dans : Animation/Manga
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /2009 07:36


Artiste : Kukikodan
Titre : メロディ
Date de sortie : 28 novembre 2008
Genre : Pop
Origine : Japon




Critique : Kukikodan est un groupe étonnant. Etonnant car on croit s’acheminer vers des chemins de pop ultra connus et sans crier gare ils nous emmènent vers d’autres endroits. Etonnant car leur musique est très abordable, on n’a pas besoin d’être dans des conditions particulières et pourtant il y a une véritable recherche au niveau de la composition. Il faut voir la maitrise qu’a le groupe des instruments. Que ce soit au niveau des bass, du piano ou bien des guitares. Rien n’est gratuit et le tout s’enchaine avec une véritable logique. On retourne parfois aux vrais sources mélodiques. Et que dire de la voix de la chanteuse principale douce mais présente. Elle ne se fond pas dans le tout mais se marie merveilleusement bien au contraire avec l’ensemble. Kukikodan nous créé des ambiances particulières mais qui ne nous sont pas étrangères bien au contraire. L’environnement est calme et reposant. Mais il n’est pas question pour autant de s’endormir. On reste bien attentif. En faisant la fiche de ce CD nous ne savions pas très bien d’ailleurs comment les classer puisqu’ils se retrouvent à la frontière de plusieurs styles : Pop, Folk, musique experimentale…Ils adoptent finalement différentes touches et c’est ce qui fait l’originalité de ce trio. Un belle petite réussite et on se dit que qu’en live cela doit vraiment être quelque chose à ne pas manquer. Esperons que nous aurons un jour la chance de les apprécier en concert.

Note Kochipan : 9/10
Par Acerdim - Publié dans : Musique
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /2009 22:29

 

La diversité du paysage musical Japonais est très conséquent et parfois il est intéressant de sortir de sentiers battus. Aujourd'hui Kochipan vous propose de prendre le chemin de la musique experimentale avec le groupe Motoro Faam qui en l’espace de deux albums a su imposer sa patte artistique à un univers bien particulier mais talentueux.

La notion même de Musique experimentale a pris forme dans les années 50 et a évolué au fur et à mesure du temps. Il s’agit d’une recherche permanente de nouveaux environnements sonores et d’instruments constitués par des objets de la vie quotidienne. C’est ainsi que ce type de composition est souvent présenté de manière caricaturale du fait de ces mélanges pour le moins déroutants. Car il s’agit de mettre en avant des sonorités qui habituellement font figure d’intonations tapageuses. La musique experimentale, qui ne connaît donc pas de frontière, s’exprimme notamment à travers la musique électronique et c’est là que notre groupe arrive.

Motoro Faam est situé non loin de Tokyo dans la préfecture de Kanagawa. Tout d’abord il est constitué en 2003 avec Mizukami Ryuta et Kobara Daisuke. Le duo deviendra un trio en 2006 avec l’arrivée de Kato Ayumi. La musique de ces jeunes artistes peut se défnir de la manière suivante : un style classique avec un instrument qui ne l’est pas moins le Piano accompagné par des enregistrements très diversifiés comme des paroles d’enfant, un reveil matin, une bicyclette. Le tout est mélangé avec justement avec des résonnances nettement plus synthétiques. Le leitmotiv de ces musiciens est la recherche perpetuelle de nouvelle sensations. Ils composent leur musique comme ils composeraient une œuvre d’art. L’experience peut alors apparaître comme déconcertante. Nos oreilles ne sont sans doute pas acclimatés à un tel programme. La première impression est sans doute celle d’avoir du bruit puis délicatement la musique nous accompagne et nous guide dans cet étrange ensemble. Et alors le monde se dévoile véritablement. La perception des choses n’est plus tout à fait la même. Est-ce de la musique classique moderne ? Est-ce de la musique électronique ?

Sans doute y-t-il un peu de ces différents paramètres.

En tout cas le groupe ne se contente pas d’accoler ces assortiments auditifs. Il y a une véritable composition et les notes prennent toute leur vitalité.


 

C’est en mars 2006 que les Motoro Faam sorte leur premier album nommé « Fragments ». Plus qu’un titre il s’agit d’un concept où les différentes bribes de la ville et de la vie journalière prennent l’allure de sons harmonieux et on revit alors les différents instants qui nous apparaissent communément banaux.

Un label belge s’est intéressé dès le début à ces artistes. Il s’agit d’U-Cover spécialisé dans la musique éléctronique. Pour eux ce genre doit s’ouvrir à une plus large audience et ils sont en quête perpetuelle de recherche de musique dite « intelligente ». C’est-à-dire que la musique doit être un vrai travail d’artiste au sens large du terme. Par ailleurs ils souhaitent s’ouvrir au monde entier. Voilà comment à commencer cette collaboration Nipo-européenne.

Le groupe ne s’endort pas sur ses lauriers et en juin 2007 sort l’album « …and water cycles ». Une fois de plus au delà de la musique une philosophie accompagne le tout. Ici chaque titre représente les différents cycles que peut subir l’eau (la condensation, l’évaporation…). Plutôt innatendu, la démarche n’en est pas moins captivante. Ils nous confirment ainsi que la musique électronique ne se réduit pas à la techno mais qu’elle couvre un ensemble bien plus ample.


 

Depuis le groupe s’est essayé à différents remixes pour des compilations de musique électronique et récemment à participé à l’album de Aus (aussi connu sous le nom de Yasuhiko Kukuzono). Cet artiste Japonais se situe dans le même monde musical que Motoro Faam et pour son album « After all » sorti en février 2009 il a invité de grands noms de la scène électronique dont notre groupe.

Motoro Faam nous permet de voir un autre visage de la musique Japonaise et démontre le dynamisme d’un genre mal connu mais qui gagne en notoriété.

Discographie :


Albums :

Fragments (mars 2006)

Fragments + (octobre 2006) – cet album contient en plus de la précédente édition des remixes)

…And water cycles (juin 2007)


Compilations

Echod (décembre 2006)
Schole compilation (mai 2007)

Participation

Aus - After all (février 2009)
Par Acerdim - Publié dans : Portraits
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 22:39

 

Titre : You are my angel

Artiste : Bevlyn Khoo

Genre : Pop/Jazz

Origine : Singapour

Label : S2S

Date de sortie : avril 2009


Critique : Voici le tant attendu album de Bevlyn Khoo sous le label S2S, sa nouvelle maison de disque. « You are my angel » est composé de deux CD : l’un avec des chansons en Anglais (et Français avec «La vie en rose » et l’autre des chansons en mandarin.

L’artiste nous confirme les premières impressions que nous avions eu avec son mini album « Lonely afternoon ». Mieux elle arrive même encore à nous surprendre.
Elle arrive à créer un véritable univers très intimiste fait d’une délicatesse vocale et musicale. Le ton est donné dès les premières note de « You are my angel ». Un piano qui accompagne merveilleusement bien la voix de Bevlyn. C’est lent, c’est agréable et on prend le temps de déguster la musique, c’est si rare. Souvent lorsque des artistes tentent d’aller dans ce genre univers mélodique, il en sort quelque chose de sirupeux bien fade. Bevlyn au contraire affirme son talent et sa maitrise totale dans ce genre. Notre chanteuse nous gratifie de nouvelles reprise avec tout d’abord « When you say nothing at all ». Belle découverte puisqu’elle le chante avec une autre artiste de S2S originaire des Philippines : Aiza Seguerra. Le résultat est tout simplement très bon. Une fois encore Bevlyn démontre que l’on peut faire des reprises de standards de la chanson pop sans faire un simple copier/Coller. Elle créé son univers si bien que l’on a l’impression d’avoir à faire à une chanson originale. Cette sensation se retrouve avec le légendaire « He’s got the whole world in his hands » où Bevlyn nous entraine dans une ballade sympathique.

Ceux qui ont acheté « Lonely afternoon » reconnaîtront les différentes chansons qui se retrouvent dans ce nouvel album avec bien entendu des titres inédits.

Bevlyn Khoo est une artiste avec laquelle il faut compter. Elle sort des sentiers battus de la pop asiatique tout en nous en offrant un nouvel opus accessible et de qualité. On souhaite à cet ange un très beau parcours, elle le mérite !

 

Note Kochipan : 9/10

Par Acerdim - Publié dans : Musique
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 22:21


Auteur : Oh Jung-Hi
Titre : Le chant du pèlerin
Origine : Corée du Sud
Traduction : Lee Byoung-Jou
Editeur : Philippe Picquier
Date de publication en France : 1992


Résumé : Ce recueil est consituté de quatre nouvelles ayant pour thème le questionnement sur soi et le rapport à la vie quotidienne avec les autres.



Critique : Lorsque l'on arpente les pages de ces nouvelles, il ne faut pas se fixer de but précis. On se laisse naviguer par l'auteur sans véritablement se poser de question. Les différents récits prennent une base très simple. En général un individu qui se pose des questions par rapport à sa vie, à sa place dans la société et les échanges qu'il a avec le monde qui l'entoure. Cette simplicité peut rebuter au premier abord car il ne se passe pas grand chose et l'ensemble est très descriptif. L'intérêt vient justement de mettre le lecteur dans la peau de ces protagonistes. On ressent les différentes mélancolies développées et on se questionne également. Mais l'ensemble est parfois un peu trop gris tel cette pluie qui ne cesse de tomber dans la première nouvelle. Parfois on a envie de décrocher même si le style littéraire est bien là car il faut un certain talent pour décrire des situations aussi banales.
Mais le message est sans doute plus subtile. Face à un monde survolté qui ne cesse de bouger dans tous les sens, peut-on encore prendre le temps de se poser et de réflechir ? Quel rôle jouons nous dans le théâtre du monde ? Vu sous cet angle le propos n'est pas inintéressant mais le style employé peut rebuter des personnes. Il faut vraiment plonger dans ces différentes histoires et s'imaginer dans le décor. De très bons éléments sont développés mais ce saut dans la littérature Coréenne risque de dérouter.
 
Note Kochipan : 8/10
Par Acerdim - Publié dans : Littérature/Lecture
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /2009 08:22

 

JungKook Han est un jeune réalisateur sud coréen. Il nous avait ébloui lors du dernier festival Cinérail où son film "Talk" reçut le grand prix de ce festival. Ce court métrage raconte l'histoire d'une jeune fille aveugle qui se fait bousculer dans le métro de Séoul. Un jeune homme sourd vient l'aider et commence ainsi entre eux un dialogue où tout se passe par les sentiments. Une oeuvre délicate et qui se déguste.

Nous avons voulu en savoir plus sur le travail de ce réalisateur et qu'est ce qui l'avait motivé à faire ce film. Kochipan vous invite donc à la rencontre d'un réalisateur humaniste passionné de son travail.

 


 
1 – Comment as-tu commencé ta carrière dans le cinéma ?

En 1999, quand j’avais 17 ans, j’ai commencé à réaliser des courts-métrages. En fait lorsque j’étais lycéen, je voulais faire être dessinateur. Durant cette période, j’ai fait des bandes dessinées moi-même que j’ai montré à mes camarades d’école. Ils avaient aimé mon travail et m’ont demandé de faire d’autres séries. A cette époque, faire ce genre de choses m’a permis de me familiariser avec l’écriture de scénario. J’aimais vraiment mon travail mais je trouvais qu’il y avait des limites à cette forme d’expression. Ce style de dessin était une bonne chose pour raconter mes histoires mais c’était seulement pour lire de la bande dessinée. Je voulais montrer mon travail à travers différents modes d’expression. Avec du son , des images animées, des acteurs et actruces…Donc c’était naturel d’évoluer vers le monde du cinéma.

 

Et puis j’ai toujours aimé voir des films. Mes parents étaient de grands fans de cinéma. Quand j’étais gosse, on allait très souvent ensemble au Cinéma. Cela a donc eu également une grande influence sur moi.

Ainsi quand j’avais 17 ans et que j’étais lycéen, je voulais faire mon film. J’ai donc écrit un scénario, réuni des amis qui étaient intéressés par le cinéma. C’était mon premier film. En réalisant ce film, je me sentais vraiment heureux. Donc j’ai decide de devenir réalisateur.

2- Pourquoi avoir choisi le format du court métrage pour ton film ?

J’étais intéressé par l’idée de « communication » entre des être humains. Je voulais parler d’espoir. Je crois que l’on peut se comprendre les uns et les autres sans un mot. Nous pouvons ressentir et nous pouvons penser. Je voulais parler des différentes possibilités de compréhension entre les humains. C’est pour ça que je voulais exprimer mon message à travers différents sens : la vue, l’ouïe, le toucher et les sentiments…C’est ainsi que j’ai mis en place une narration simple mais rempli de sources auditives et visuelles. Je voulais que le public puisse ressentir les mêmes choses que les personnages en regardant le film. C’est pour cette raison que l’histoire devint simple et que le public ne devait pas s’ennuyer. C’est pourquoi j’ai choisi le format du court métrage pour mon film « Talk ».

3 – Le cinéma coréen est de plus en plus populaire en France. Selon toi quelle est la spécificité de l’industrie cinématographique coréen et pourrais tu nous expliquer sa popularité ?

Je vais vous livrer mes idées qui sont sans doute subjectives sur le sujet.

Mon opinion est que la variété est une des grosses spécificités de l’industrie cinématographique Coréen. Cela va des films indépendants aux films commerciaux. Il y a beaucoup de genres et de styles.

L’autre spécificité est qu’il y a beaucoup de personnes passionnées pour faire des films. A cause des échanges commerciaux avec les Etats-Unis (notamment l’accord FTA qui créé une zone de libre échange), les quotas de régulation ont été réduits. Beaucoup de films en provenance d’Hollywood ont été importés et l’industrie cinématographique est devenue inactive si l’on compare la situation avant l’accord FTA. Les budgets ne sont pas dans une bonne situation. Malgré tout, il existe encore des passionnés et des équipes conséquents dans l’industrie cinématographique coréenne.

Enfin nous avons une histoire tumultueuse si l’on compare aux autres pays. Comme vous le savez, la Corée a été envahie par le Japon au début du 20ème siècle. Au milieu du 20ème siècle, nous sommes devenus indépendants du Japon mais immédiatement il y a eu la guerre de Corée. Nos grands-parents ont du tirer sur des gens qui avaient la même nationalité qu’eux.
Après cette guerre, la péninsule coréenne fut séparée au nord et au sud à cause d’une querelle idéologique. Après nous avons eu différents régimes fascistes pendant 30 ans.
Ce sont des histoires tristes et horribles. Mais de manière ironique, l’histoire a donné l’opportunité aux réalisateurs de faire des histoires différentes et intéressantes. Il y a tant de choses à critiquer sur l’histoire. Bien sûr ce genre d’œuvre ne représente qu’une partie du film coréen. Il y a également beaucoup de films artistiques et scolaires également. Je pense que beaucoup de réalisateurs coréens ont un très bon niveau d’éducation. Beaucoup d’entre eux furent des étudiants universitaires durant la période fasciste et lorsque les politiciens étaient corrompus. Ils peuvent tenir des opinions défavorables sur le système social et ils peuvent intervenir sur beaucoup de choses. A travers ces bases historiques, ils sont en train des réaliser des films artistiques et critiques.

Tous ces éléments font la différence avec les autres films étrangers.


 

4 – On t’a connu en France avec le film « Talk ». Quelles furent tes inspirations pour écrire le scénario du film ?

Il y avait un récit de voyage qui se nomme « Ggeulim » écrit par « Byungryul Lee ». L’histoire prend racine dans ce récit. Toutefois, l’histoire était au sujet de la barrière de la communication. Mais j’ai toujours cru qu’il existait différentes méthodes pour communiquer entre les être humains. Donc j’ai pris les éléments de base de ce récit, à savoir les deux personnages et la situation, et j’ai écrit un nouveau scénario qui peut être considéré comme ma propre version.

Pendant l’écriture, j’ai récupéré des donnés de l’association coréenne des malentendants et de l’Union coréenne des aveugles. Je leur ai demandé un entretien et ils ont gentiment accepté de répondre à mes questions. Durant cet entretien, ils m’ont raconté l’histoire d’un couple : une fille aveugle et un homme sourd, tout à fait comme mon histoire !

Malheureusement je n’ai pas pu rencontrer ce couple mais durant cet entretien, ils m’ont raconté quelque chose d’intéressant. Un ami de la fille aveugle lui a demandé : « Comment peux tu parler avec lui ? Est-ce qu’il y a quelque chose que tu peux faire avec lui ? ». C’était une question tout à fait banale. De manière surprenante la fille lui a répondu « Nous savons. Je ne peux pas le voir et il ne peut pas entendre mes mots. Mais nous pouvons ressentir. Nous nous comprenons tout simplement l’un et l’autre ». Ces mots m’ont encouragé à écrire le scenario et à faire le film.

6 – L’histoire de « Talk » se déroule dans le métro de Séoul. On est surpris de voir un récit aussi intime et où deux personnes prennent le temps de mieux se connaître dans une capitale où généralement le mode de vie est fait de vitesse et de bruit. Comment pourrais tu expliquer cette situation paradoxale ?

Dans les temps actuels, nous existons en tant qu’étranger. Les gens ne s’intéressent pas aux autres. Il ne prêtent attention qu’à eux même. Comme une métaphore du capitalisme, j’ai choisi comme lieu le métro. Des millions de gens y passent sans avoir un quelconque intérêt pour les autres.

Malgré ce capitalisme ambiant et l’attitude des personnes actuellement, je veux croire que la nature humaine reste attentionnée. Donc dans ce métro, mes personnages se rencontrent et essayent de communiquer. Ils font attention à l’un et à l’autre comme le veut la nature humaine.

J’ai voulu les faire rencontrer encore une fois dans le métro. L’endroit est composé de bruit et de la foule mais ils ressentent et se connaissent l’un et l’autre. Dans ce lieu, ils ne sont pas étrangers. Ils peuvent être amis

6 – En regardant “Talk”, nous avons parfois l’impression de voir une peinture plus que de regarder un film. Quel fut ton travail pour donner un tel sentiment au public ? Et décrirais tu ton film de cette façon ?

 

Comme je l’ai dit auparavant, je voulais d’abord être un dessinateur. J’ai étudié la peinture à cette époque. J’avais prévu de suivre des cours d’Art à l’université. Je crois que cela a donc eu une grande influence sur mon travail.

Je voulais exprimer la distrance des deux personnages en donnant une certaine perspective à l’écran. J’ai utilisé le matériel prévu à cet effet avec des objectifs de 85 mm.

Et puis j’aime montrer des scènes fixes à l’écran. Comme beaucoup d’autres personnes qui font des films, je pense toujours à créer la meilleur composition scénique. Avoir étudier la peinture m’a donc influencé pour faire attention à tous ces éléments artistiques.

Et enfin je m’intéresse beaucoup à la photographie. Certains plans ont été inspirés des photos que j’ai pu voir comme “Wichtige Bilder ; Fotografie in der Schweiz”, “Lise Sarfati” , “Sean Davey”, “Bernard Faucon”...Tous les travaux de ces photographes m’inspirent pour établir les images de mon film.

7 – La plupart du temps dans “Talk” il n’y a pas de dialogue. Les actions principales se font à travers la gestuelle et le regard. A ton avis, les sentiments ont ils plus d’impact que les dialogues ? Et penses tu qu’à notre époque qui est rempli de message dans notre environnement peut permettre ce genre de dialogue ?

Actuellement, nous pouvons entendre tant de mots. Il y’en a trop. A travers les média, internet, les élections...Paradoxallement, l’abus de mots nous pose des problèmes pour communiquer. Il y’a tellement de mots que nous ne pouvons ressentir la vérité et la fidélité. Nous pouvons parfois ressentir quelque chose en regardant l’attitude de notre interlocuteur.

On peut ainsi voir la vérité qui ressort de notre interlocuteur en regardant ses yeux et ses gestes. Si quelqu’un ne se sent pas bien, qu’est ce qui le consolera ? Des mots de réconfort ? Ou alors un regard attendrissant, avec un véritable sourire et des gestes chaleureux ? Parfois les gestes sont plus forts que les mots.

8 - Quelle fut ta motivation pour montrer ton film en France ?

Il y avait un site internet, www.shortfilmdepot.com et je l’ai visité. J’ai pu ainsi avoir des informations sur le festival cinérail.

9 – Tu as reçu en mars le grand prix du festival Cinérail. Quel impact peut avoir un tel prix sur toi et ton travail ?

 

Ce fut une grand surprise pour moi. Je fais des films depuis 1999 et c’était le premier “Grand prix” d’un festival que j’ai pu recevoir. C’est vraiment un très grand honneur et je suis content de ce prix. Cela me donne confiance dans mon travail.

Mais je garde à l’esprit de ne pas être arrogant avec ce genre de prix. Il y a encore beaucoup de choses auxquels je dois penser et que je dois étudier.

10- Quels sont tes projets et pourra-t-on voir des prochaines oeuvres en France ?

Je suis en train de prévoir de faire un autre court métrage pour septembre 2009. C’est à propos du rétablissement de la nature humaine. J’espère pouvoir rencontrer encore le public en France mais cela dépend des programmateurs et des jurys des différents festivals :)

Bien sûr, je ferai de mon mieux pour mon travail, comme d’habitude.


 

© Kochipan - Avril 2009 - Interview réalisé par E-mail

Merci à JungKook Han d'avoir pris le temps de répondre à nos questions
Merci également à Mireille Martin, Etienne Mortini et l'équipe de Cinérail pour nous avoir fait découvrir le film "Talk" et qui ont rendu possible cette interview
Par Acerdim - Publié dans : Interviews
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /2009 09:27

Arnaud Tribout est un jeune auteur, illustrateur et dessinateur dans le domaine de la bande dessinée. Influencé par les mangas il a d'ailleurs étudié à l'Eurasiam (une école d'études supérieures spécialisée dans les échanges notamment avec le Japon) ce qui lui a permi de voir ce pays qui fascinent tant de personnes. Cette experience il nous l'a fait partager avec le recueil "Tokyo Rendez-vous" du label Bao des éditions Paquet. A l'occasion de la sortie de ce recueil de différents artistes nous faisant partager leur vision de la rencontre avec le Japon, nous avons pu rencontrer Arnaud qui a accepté de répondre à nos questions.



1 - Comment t’es tu intéressé au Japon et plus spécifiquement aux mangas ?

 

En fait, je me suis d’abord intéressé aux mangas avant de m’intéresser au japon. Comme beaucoup de ma génération, la vague d’animés du club Dorothée a entraîné une curiosité pour les versions manga, comme la version manga de dragon ball. J’ai ensuite retrouvé ce type de graphisme et d’univers dans de nombreux jeux vidéo (souvent des RPGs). L’attirance pour le japon s’en est suivie logiquement lorsque j’ai découvert que toutes ces créations provenaient du japon. 

 
2- Tu as suivi les cours de l’Eurasiam. Comment s’est effectué ton parcours au sein de

cet institut et que t’a apporté l’Eurasiam pour la suite ?


J’ai intégré Eurasiam pour suivre le cursus de formation « art et communication » en trois ans. Mon but est de me rapprocher du manga avec tout ce que cela implique (narration, scénario en chapitres feuilleton, et certes le graphisme). Le parcours s’est effectué par l’apprentissage du dessin académique, du scénario, du story-board … pour m’en resservir dans le manga. Certaines rencontres et contacts ont d’ailleurs découlé de cet apprentissage. Aujourd’hui j’arrive au terme de ces trois ans.

 


3- Beaucoup de personnes fans de mangas voient le Japon comme un eldorado et un pays où il est possible de vivre à fond sa passion. Quelle a été ta vision des choses en étant sur place par rapport à ce type de considération ?


Tout dépend si l’on est fan de mangas en tant que lecteur/spectateur ou fan de manga en tant que dessinateur. Même si ça se recoupe souvent ; les objectifs et les visites là-bas ne seraient pas exactement les mêmes. Quoi qu’il en soit c’est certain que le manga est omniprésent au japon, son pays d’origine. Et que l’on y trouve tout : des derniers mangas aux nouveaux goodies.  


4- Avec les éditions Paquet tu as travaillé récemment sur le recueil « Tokyo Rendez-vous », ce qui en ressort, outre tes impressions personnelles sur la capitale Japonaise, c’est que l’on arrive à mieux percevoir la culture et la mentalité d’un pays en étant sur place. Quels ont été pour toi les exemples ou les expériences les plus frappants de ce point de vue là ?

Il est clair que certains acquis culturels ne sont pas valables partout et que le fait de s’accoutumer à une culture différente est un processus inhabituel et très intéressant. Le japon possède de nombreux détails culturels différents : dans la salutation, la discussion avec un inconnu par exemple. Ou ne serait-ce qu’au niveau du déroulement d’un repas. Il s’agit de beaucoup de petits détails (matériels ou comportementaux) qui changent ce à quoi l’on a été habitué.


 

5- Ton style se rapproche beaucoup de ce que l’on peut voir au niveau des mangas que ce soit au niveau narratif ou dans le découpage des cases. Qu’est ce qui t’a fait pencher pour ce style graphique ?


Outre le fait d’avoir été influencé par des lectures de jeunesse (comme cité dans la question 2), c’est la facilité de lecture provenant de la narration manga qui m’a attiré : plus de pages pour plus d’actions, plus de détails. Comme dans un film. On ne raconte pas la même chose , ou pas avec le même effet, suivant que l’on choisisse de mettre 9 cases par pages ou 4 cases. Je pense qu’au-delà du graphisme des mangas, c’est cette souplesse dans la manière de raconter une histoire qui m’a fait pencher.


6- On assiste d’ailleurs en France à une montée d’auteurs Français de Mangas. Quelle est la spécificité Française dans un mode culturel purement Japonais et quelle est la démarche d’un auteur Français pour se faire publier dans ce style de Bande-dessinée ?

 

Maintenant que l’on a abordé ces possibilités de narration et de style du manga, gardons à l’esprit qu’il s’agit de pages, de cases, d’onomatopées et de bulles. La spécificité française serait la même qu’une spécificité allemande, espagnole ou japonaise : à savoir l’originalité (originalité du scénario, de l’univers graphique et narratif etc.). Cette recrudescence d’auteurs français est le résultat de l’attrait de la France pour le manga. Nous pourrions nous différencier en apportant des éléments culturels français dans nos mangas, ce que font certains auteurs actuels.


7- Quels sont tes projets en cours ? Envisages-tu une carrière Japonaise ?


Il se passe beaucoup de choses depuis deux ans, certains projets naissent et évoluent mais j’attends qu’il soient réellement mûrs avant de les lancer. Dans tous les cas il s’agit de projet de mangas et de bande dessinées. Une carrière japonaise serait très motivante mais très difficile au vu de la concurrence et des exigences japonaises !


9- Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

 

La réalisation et la sortie en librairies de ces dits projets!


 

Un grand Merci à Arnaud d'avoir accepté de répondre à nos questions et aussi de nous avoir permi d'utiliser ses différentses oeuvres qui illustrent cette interview
Merci également aux éditions Paquet de nous avoir permi cette rencontre


© Kochipan - Avril 2009 - Interview réalisé par E--mail


Site du Deviantart d'Arnaud Tribout
Site du label Bao
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