Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 13:00


Titre : Journaliste
Auteurs : Masao Yashima/Funwari
Origine : Japon
Genre : Seinen
Date de sortie au Japon : 2006
Date de sortie en France : 2009
Editeur au Japon : Shueisha
Editeur en France : Akata (Delcourt)
Nombre de volumes : 2
 
Résumé : Mitsu Mineo est un journaliste qui n'accepte pas les compromis. Pour lui le métier de journaliste est en train de sombrer et il ne faut pas hésiter à enquêter et à prendre des coups, si besoin est, pour faire surgir la vérité.
Suite à incident dans son journal à Osaka, il sera muté au siège à Tokyo. Une mutation qui ne signifie pas pour autant la fin de son rêve et de son métier...
 
Critique : Ce manga ne fait pas dans le détail et dès les premières pages on comprend bien ce qui nous attendra avec du sexe, de la violence et impassible un journaliste qui veut creuser jusqu'au bout afin de publier un article qui rende compte de la vérité. C'est donc une oeuvre à ne pas laisser entre toutes les mains. Les mangas traitant d'injustice et montrant des héros de la vie quotidienne dans les différents milieux socio-professionnels. Nous avions eu le droit à des policiers, pompiers, médecins...mais c'est sans doute une des rares fois où l'on peut approcher les coulisses du journalisme. On voit ainsi les différentes approches du métier. Outre notre Chevalier Blanc, il y a celle qui n'a aucun scrupule jusqu'à être la maîtresse du patron du magazine ou bien encore cette rédactrice qui veut décrocher son scoop mais en respectant une certaine déontologie...Le propos est clair et lui aussi ne fait place à aucun compromis. Il montre une société Japonaise bien malade et qu'au delà du journalisme, c'est toute une administration et une façon de faire qui est à repenser. A ce titre il pourrait faire grincer et c'est sans doute la raison pour laquelle Funwari à choisir un pseudonyme pour signer ce manga. C'est bien simple il met le doigt là où ça fait mal.
Toutefois on pourra repprocher à ce récit d'aller bien vite dans les différentes histoires racontées. En quelques pages, un article qui était impupliable apparait dans les colonnes du Journal. Notre protagoniste arrive à retourner la situation en sa faveur et ce côté défenseur de la veuve et de l'orphelin est peut être un peu gros. Mais les auteurs de "Journaliste" ont sans voulu réveiller les consciences. Montrer que le journalisme n'est pas mort et qu'une volonté ferme et engagée peut faire bouger des montagnes. Le journaliste a un rôle particulier à jouer et il ne peut se permettre d'être à la solde d'un quelconque gouvernement ou d'une quelconque institution.
Au niveau des graphismes le très bon cotoie le moins bon. Certains scènes sont baclées alors que d'autres nous entrainent littéralement dans le feu de l'action où on a à peine le temps de dire "ouf". 
Le saison 2009 continue sur sa belle lancée pour les mangas en France. Même si nous aurions aimé un propos moins simpliste, le manga "Journaliste" fera parti des très bonnes références de cette année. Plus qu'une oeuvre pour expliquer le métier de journaliste, il s'agit avant tout de faire bouger les consciences !
 
Note Kochipan : 9/10
Par Acerdim - Publié dans : Animation/Manga
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 12:23

Artiste : Stereopony

Titre : I do it

Date de sortie : 22 avril 2009

Genre : Jpop/Jrock

Origine : Japon

Label : Sony Records

Note : Originaires d’Okinawa, Stereopony est composé d’Aimi, Nohana et Shiho. Elle se sont fait connaître à la fin de l’année 2008 avec le single « Hitohira no Hanabira » qui fut alors la musique de fin de l’anime Bleach. « I do it » est leur troisième single. Cette chanson a été composée par la chanteuse Yui, une artiste multifacette Japonaise.

Critique : La couverture de ce single est trompeuse. On pourrait s’attendre à de la Jpop édulcorée comme il en existe tant et pourtant nous sommes face à un trio qui nous sert une musique bien rythmé et bien soutenu. Aucune facilité n’est permise bien au contraire. Le trio féminin possède une véritable maîtrise des guitares et de la batterie. Le mélange est d’ailleurs assez savoureux entre un son clairement rock et la voix de la chanteuse principale Aimi qui peut être aussi douce que bien affirmée. On se prend au jeu et ce voyage musical est aussi efficace que bien pensé. On aurait tendance à dire « Enfin » à l’écoute de cet opus. Enfin il peut y avoir un groupe féminin qui allie une musique bien sentie flirtant avec un rock déhcainé à la bonne mesure. Ce single est une bonne aubaine pour apprécier les talents du groupe. En effet outre le titre « I do It », deux autres titres plus accoustiques sont présents pour notre plus grand plaisir. Il est en effet parfois facile de déguiser les choses derrières des guitares lourdes et de s’effondrer ensuite dès que l’on passe à quelque chose de plus calme. Ce n’est bien évidemment pas le cas ici.
Cette collaboration avec Yui est vraiment excellente.On n’a pas fini d’entendre parler des Stereopony et on attend avec impatience la sortie de leur premier album.

Note Kochipan : 9/10

Par Acerdim - Publié dans : Musique
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 11:20

Auteur : Aki Shimazaki
Titre : Zakuro
Origine : Quebec
Editeur : Acte Sud/Lemeac
Date de publication : 2008
Genre : Roman
 
Résumé : Nous sommes dans les années 70 au Japon. Tsuyoshi Toda a vu pour la dernière fois son père en 1942 quand il était parti travailler en Mandchourie et lorsqu'il fut déporté en Sibérie. Depuis il n'a eu aucune nouvelle. Sa mère atteinte de la maladie d'Alzheimer perd peu à peu contact avec la réalité mais garde un profond espoir de revoir son cher mari.
Un jour un très bon ami de Tsuyoshi lui dit avoir retrouvé trace de son père. Celui-ci acceptera de revoir son fils et de lui expliquer pourquoi depuis tout ce temps il n'a donné aucune nouvelle....

 
Note : Aki Shimazaki est une écrivain née au Japon et qui a immigré au Canada en 1981. Elle a reçu de nombreux prix littéraire notamment avec son cycle "Le poids des secrets". "Zakuro" est son deuxième roman de son nouveau cycle entamé avec Mitsuba. Il est à noter que l'écrivain écrit dans la langue de Molière.
 
Critique : C'est avec "Zakuro" que nous faisons, à Kochipan, connaissance de l'oeuvre d'Aki Shimazaki. Et quelle oeuvre...Cette histoire nous permet de mieux connaître l'Histoire du moins cette période trouble où des Japonais (civil et militaire) furent retenus prisonniers dans ce qui fut l'URSS suite à la défaite du Japon durant la seconde guerre mondiale. Une période assez méconnue dans nos contrées et qui mérite que l'on s'y attarde.
C'est toujours extrêmement délicat d'aborder ce type de sujet. En effet comment arriver à évoquer les destins de ces Japonais qui ont participé d'une manière ou d'une autre à la colonisation de la Chine et à l'horreur qui s'en est suivi, sans en faire des martyrs ou d'odieux salopards. Il existait sans doute un grand nombre de personnes dont les décisions et les conséquences belliqueuses dépassaient de loin leur simple existence. C'est tout simplement émouvant et l'ensemble est construit avec une fine sensibilité. Pas de grands discours ou de destin héroique. C'est une vie qu'aurait pu connaître n'importe quel individu lambda. On rentre dans le sujet car il est plausible. On a l'impression de vivre ce drame familial et les sentiments qui parcourent le protagoniste lorsqu'il rencontre son père, on les vit également. Le récit est vraiment très bien construit et il se lit sans difficulté. Même s'il fut rédigé en Français, l'auteur a eu la bonne idée d'y introduire des mots clefs en Japonais ce qui nous permet de mieux comprendre certaines notions ou certains éléments culturels typiquement Japonais. Le symbole même du "Zakuro" est remarquable et quelle bonne idée d'avoir choisi cette métaphore pour expliquer ce récits et les sentiments qui le parsèment.
Toutefois ce roman n'est pas exempt de reproche et il est sans doute dommage de ne pas avoir assez expliqué l'ensemble de l'Histoire. Parler de la colonisation de la mandchourie en occultant les horreurs commises là-bas peut être un peu maladroit. On pourrait penser à des détails historiques mais ce n'est malheureusement pas le cas.
Mais malgré ce manque certain, Aki Shimazaki a quand même réussi à ne pas tomber dans le piège du tout Japon victime. Il suffit de voir la figure de H., membre de l'armée, qui derrière les grands et beaux discours patriotiques se révèle être un vil personnage. Ce personnage peut résumer à lui seul la critique du pouvoir militariste qui a conduit le Japon au pire excès et atrocités à la fois au Japon mais aussi sur le reste de l'Asie.
Par ailleurs, il faut avoir une bonne connaissance historique à la fois au niveau de la seconde guerre mondiale mais aussi à travers l'histoire du Japon des années 70. Toutefois même avec des lacunes à ce niveau là on peut grandement apprécier ce roman qui démontre une fois encore que l'horreur et les victimes étaient dans chaque camp. La seconde guerre mondiale a ammené à briser des familles.
Au final nous avons là une belle histoire, très touchante où on s'identifie aux différents personnages. Beaucoup de retenu pour un récit aussi poignant qu'efficace. Un roman vivement conseillé qui montre que l'on peut avoir des qualités littéraires combinées à un récit boulversant.

Note Kochipan : 9/10
Par Acerdim - Publié dans : Littérature/Lecture
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 11:13

 

Artiste : Aya Hirano

Titre : Set me free

Genre : Jpop

Origine : Japon

Date de sortie : 29 avril 2009

Label : Lantis

Note : Aya Hirano est une chanteuse et Seiyu (comédienne de doublage) très connue au Japon. Elle a notamment prêté sa voix pour l’anime « La mélancolie de Harushi Suzumiya » (Suzumiya Harushi no yuutsu) et sera aussi la voix d’Athéna dans la nouvelle série de Saint-Seiya « Lost Canvas ».

Critique : Avant de mettre en route ce single, il faut avouer qu’il y avait une certaine appréhension de notre part. Une seiyu ultra populaire au Japon faisant de la Jpop, il y a de quoi être dubitatif. Mais justement « Set me free » démontre qu’il ne faut pas avoir des préjugés. Et l’artiste s’en sort plutôt bien. Le single prends des allures de sons rocks avec un rythme qui ne permet aucun essouflement. C’est rapide et très énérgique. On est tout simplement surpris de se laisser aller à l’ensemble. Il faut dire que la jeune chanteuse a de vrais talents ! Elle ne s’écroule pas face à une artillerie musicale aussi lourde. Bien au contraire sa voix est très affirmée et correspond bien à ce style. Ce n’est pas la grande découverte du siècle mais c’est frais et sympa, c’est tout ce que l’on attends et on n’est pas déçu loin de là. Le deuxième titre « Sing a song » suit le mouvement général de cette Jpop teintée de Rock. Le mélange prends bien. Une bonne surprise qui a défaut de nous surprendre a le mérite de nous réveiller et de nous faire bouger.

Note Kochipan : 8/10

Par Acerdim - Publié dans : Musique
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 08:35

Artiste : Shoko Nakagawa

Titre : Namida no Tane, Egao no Hana

Origine : Japon

Genre : Jpop

Date de sortie : 29 avril 2009

Label : Sony Records

Note : Shoko Nakagawa est une artiste multifacette : Idole, Chanteuse, Seiyuu (Comédienne de doublage)…Elle est très imprégnée de la culture Otaku. « Namide no Tane, Egao no Hana » est la chanson titre du deuxième film de l’Anime « Gurren Lagann ». Shoko Nakagawa s’était d’ailleurs déjà illustrée sur la série du même nom.


 

 

Critique : Dès les prèmière notes enclenchées nous nous retrouvons face à des des sonorités qui ne nous sont pas étrangères. Un petit peu de Two mix par ici, des sonorités Avex Trax par là et bien sûr un petit style idole bien prononcé. Surpoudrez le tout par de temps à autre des guitares électriques avec un bon rythme. Serions nous face à une musique d’une série de Mecha (dessins animés avec pour protagonistes principaux des robots) ? Et bien oui et cela se ressent immédiatement. A ce titre le choix de cette jeune chanteuse est donc un très bon choix qui correspond bien à l’esprit de l’œuvre. Si l’on fait abstraction de cela, le plaisir est sensiblement le même. Bien sûr il faut se mettre dans un état d’esprit particulier, à savoir écouter de la Jpop commerciale dans ce qu’elle a de plus efficace mais aussi parfois de répétitive. Ce genre d’impression se remarque notamment sur les deux derniers titres de ce single. L’ensemble est toutefois correct et pour peu qu’on ne soit pas trop regardant sur l’originalité, la sauce prend bien. C’est donc sympathique et percutant.

Note Kochipan : 7/10

Par Acerdim - Publié dans : Musique
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 08:13


Titre : Ikigami
Auteur : Motoro Mase
Origine : Japon
Genre : Seinen
1ère Date de publication au Japon : 2005
1ère date de publication en France : 2009
Editeur au Japon : Shogakukan
Editeur en France : Asuka


Résumé : Dans un Japon qui pourrait être contemporain, les enfants sont vaccinés lors de leur entrée à l'école. Mais un vaccin sur mille contient une micro-capsule mortelle. Celle-ci explosera lorsque la personne aura atteint un âge compris entre 18 et 24 ans. C'est la loi de la prospérité nationale. Ainsi chaque individu prend mieux conscience de la valeur de la vie et ainsi cette loi tente de faire baisser la criminalité et donner une meilleur productivité.
Un fonctionnaire est chargé de délivrer l'Ikigami, un préavis de décès, à la personne concernée, 24h avant sa mort.
Il se pose alors des questions vis-à-vis de cette loi au travers de ses rencontres de ces individus dont le destin est malheureusement écrit dès leur plus jeune âge...

Note : Ikigami a été transposé au cinéma en 2008 par Takimoto Tomoyuki. Ikigami est le deuxième manga de Motoro Mase et le premier où il s'est occupé intégralement du scénario et du dessin. Le manga fut un succès immédiat en France où le premier volume fut rapidement en rupture de stock lors de sa sortie.

Critique : Lorsque l'on lit ce manga ce qui nous frappe c'est l'horreur mélé à tant de réalisme. L'horreur tout d'abord avec cette mort choisi au hasard mais sciemment sur ces jeunes enfants. Une mort qui sommeillera jusqu'à leur âge adulte. Mais réaliste car les mécanismes institutionnels et gouvernementaux décrits ici sont d'une efficacité redoutable. Cela fait tout simplement froid dans le dos car on s'aperçoit que ce type de système pourrait facilement voir le jour dans nos sociétés contemporaines. N'a-t-on jamais vu ou entendu des horreurs faites au nom d'un bien être national voire international ? C'est là où l'auteur rend son message vraiment crédible. Ce n'est pas une société futuriste qui nous est décrite. Elle nous est si familière.
Par certains côtés, une référence nous vient à l'esprit : Battle Royal. Là aussi pour le bien être de la société on en arrive à une situation excecrable où la question de vie individuelle s'efface au profit du collectif. L'horreur est réellement présente mais là où Battle Royal se garagisait de scènes glauques où l'hémoglobine coulait à flot (notamment dans le manga), Ikigami laisse ces détails de côté. Pourtant le récit n'en est pas moins effroyable.
Au niveau des graphismes on ne peut que saluer le travail de Motoro Mase qui décrit merveilleusement bien les différentes situations et ce que ressentent les différents protagonistes. On y croit !
Le manga pose une double question. La première est bien entendu savoir ce que l'on ferait si on savait qu'il ne nous restait plus que 24 heures à vivre. Loin d'être simpliste la question ammène des réponses variées et qui montrent que la vie d'un individu ne peut se résumer simplement. Certains craquent, d'autres veulent rendre un maximum de service à leurs proches ou d'autres bien encore veulent profiter de leurs dernières heures. C'est bien simple le mangaka arrive à nous faire ressentir et vivre les derniers moments des condamnés.
La deuxième question est de savoir qu'est ce que nous ferions face à une loi si cruelle et un mécanisme aussi bien huilé. Tenterions nous de nous interposer ? Ou alors serions nous passifs en gobant les raisons qui ont ammené à ce style de décision ? Nous ne sommes pas passifs à la lecture d'Ikigami et voilà un manga aussi passionnant qu'effrayant.
 
Note Kochipan : 9/10
Par Acerdim - Publié dans : Animation/Manga
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /2009 07:36


Artiste : Kukikodan
Titre : メロディ
Date de sortie : 28 novembre 2008
Genre : Pop
Origine : Japon




Critique : Kukikodan est un groupe étonnant. Etonnant car on croit s’acheminer vers des chemins de pop ultra connus et sans crier gare ils nous emmènent vers d’autres endroits. Etonnant car leur musique est très abordable, on n’a pas besoin d’être dans des conditions particulières et pourtant il y a une véritable recherche au niveau de la composition. Il faut voir la maitrise qu’a le groupe des instruments. Que ce soit au niveau des bass, du piano ou bien des guitares. Rien n’est gratuit et le tout s’enchaine avec une véritable logique. On retourne parfois aux vrais sources mélodiques. Et que dire de la voix de la chanteuse principale douce mais présente. Elle ne se fond pas dans le tout mais se marie merveilleusement bien au contraire avec l’ensemble. Kukikodan nous créé des ambiances particulières mais qui ne nous sont pas étrangères bien au contraire. L’environnement est calme et reposant. Mais il n’est pas question pour autant de s’endormir. On reste bien attentif. En faisant la fiche de ce CD nous ne savions pas très bien d’ailleurs comment les classer puisqu’ils se retrouvent à la frontière de plusieurs styles : Pop, Folk, musique experimentale…Ils adoptent finalement différentes touches et c’est ce qui fait l’originalité de ce trio. Un belle petite réussite et on se dit que qu’en live cela doit vraiment être quelque chose à ne pas manquer. Esperons que nous aurons un jour la chance de les apprécier en concert.

Note Kochipan : 9/10
Par Acerdim - Publié dans : Musique
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /2009 22:29

 

La diversité du paysage musical Japonais est très conséquent et parfois il est intéressant de sortir de sentiers battus. Aujourd'hui Kochipan vous propose de prendre le chemin de la musique experimentale avec le groupe Motoro Faam qui en l’espace de deux albums a su imposer sa patte artistique à un univers bien particulier mais talentueux.

La notion même de Musique experimentale a pris forme dans les années 50 et a évolué au fur et à mesure du temps. Il s’agit d’une recherche permanente de nouveaux environnements sonores et d’instruments constitués par des objets de la vie quotidienne. C’est ainsi que ce type de composition est souvent présenté de manière caricaturale du fait de ces mélanges pour le moins déroutants. Car il s’agit de mettre en avant des sonorités qui habituellement font figure d’intonations tapageuses. La musique experimentale, qui ne connaît donc pas de frontière, s’exprimme notamment à travers la musique électronique et c’est là que notre groupe arrive.

Motoro Faam est situé non loin de Tokyo dans la préfecture de Kanagawa. Tout d’abord il est constitué en 2003 avec Mizukami Ryuta et Kobara Daisuke. Le duo deviendra un trio en 2006 avec l’arrivée de Kato Ayumi. La musique de ces jeunes artistes peut se défnir de la manière suivante : un style classique avec un instrument qui ne l’est pas moins le Piano accompagné par des enregistrements très diversifiés comme des paroles d’enfant, un reveil matin, une bicyclette. Le tout est mélangé avec justement avec des résonnances nettement plus synthétiques. Le leitmotiv de ces musiciens est la recherche perpetuelle de nouvelle sensations. Ils composent leur musique comme ils composeraient une œuvre d’art. L’experience peut alors apparaître comme déconcertante. Nos oreilles ne sont sans doute pas acclimatés à un tel programme. La première impression est sans doute celle d’avoir du bruit puis délicatement la musique nous accompagne et nous guide dans cet étrange ensemble. Et alors le monde se dévoile véritablement. La perception des choses n’est plus tout à fait la même. Est-ce de la musique classique moderne ? Est-ce de la musique électronique ?

Sans doute y-t-il un peu de ces différents paramètres.

En tout cas le groupe ne se contente pas d’accoler ces assortiments auditifs. Il y a une véritable composition et les notes prennent toute leur vitalité.


 

C’est en mars 2006 que les Motoro Faam sorte leur premier album nommé « Fragments ». Plus qu’un titre il s’agit d’un concept où les différentes bribes de la ville et de la vie journalière prennent l’allure de sons harmonieux et on revit alors les différents instants qui nous apparaissent communément banaux.

Un label belge s’est intéressé dès le début à ces artistes. Il s’agit d’U-Cover spécialisé dans la musique éléctronique. Pour eux ce genre doit s’ouvrir à une plus large audience et ils sont en quête perpetuelle de recherche de musique dite « intelligente ». C’est-à-dire que la musique doit être un vrai travail d’artiste au sens large du terme. Par ailleurs ils souhaitent s’ouvrir au monde entier. Voilà comment à commencer cette collaboration Nipo-européenne.

Le groupe ne s’endort pas sur ses lauriers et en juin 2007 sort l’album « …and water cycles ». Une fois de plus au delà de la musique une philosophie accompagne le tout. Ici chaque titre représente les différents cycles que peut subir l’eau (la condensation, l’évaporation…). Plutôt innatendu, la démarche n’en est pas moins captivante. Ils nous confirment ainsi que la musique électronique ne se réduit pas à la techno mais qu’elle couvre un ensemble bien plus ample.


 

Depuis le groupe s’est essayé à différents remixes pour des compilations de musique électronique et récemment à participé à l’album de Aus (aussi connu sous le nom de Yasuhiko Kukuzono). Cet artiste Japonais se situe dans le même monde musical que Motoro Faam et pour son album « After all » sorti en février 2009 il a invité de grands noms de la scène électronique dont notre groupe.

Motoro Faam nous permet de voir un autre visage de la musique Japonaise et démontre le dynamisme d’un genre mal connu mais qui gagne en notoriété.

Discographie :


Albums :

Fragments (mars 2006)

Fragments + (octobre 2006) – cet album contient en plus de la précédente édition des remixes)

…And water cycles (juin 2007)


Compilations

Echod (décembre 2006)
Schole compilation (mai 2007)

Participation

Aus - After all (février 2009)
Par Acerdim - Publié dans : Portraits
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 22:39

 

Titre : You are my angel

Artiste : Bevlyn Khoo

Genre : Pop/Jazz

Origine : Singapour

Label : S2S

Date de sortie : avril 2009


Critique : Voici le tant attendu album de Bevlyn Khoo sous le label S2S, sa nouvelle maison de disque. « You are my angel » est composé de deux CD : l’un avec des chansons en Anglais (et Français avec «La vie en rose » et l’autre des chansons en mandarin.

L’artiste nous confirme les premières impressions que nous avions eu avec son mini album « Lonely afternoon ». Mieux elle arrive même encore à nous surprendre.
Elle arrive à créer un véritable univers très intimiste fait d’une délicatesse vocale et musicale. Le ton est donné dès les premières note de « You are my angel ». Un piano qui accompagne merveilleusement bien la voix de Bevlyn. C’est lent, c’est agréable et on prend le temps de déguster la musique, c’est si rare. Souvent lorsque des artistes tentent d’aller dans ce genre univers mélodique, il en sort quelque chose de sirupeux bien fade. Bevlyn au contraire affirme son talent et sa maitrise totale dans ce genre. Notre chanteuse nous gratifie de nouvelles reprise avec tout d’abord « When you say nothing at all ». Belle découverte puisqu’elle le chante avec une autre artiste de S2S originaire des Philippines : Aiza Seguerra. Le résultat est tout simplement très bon. Une fois encore Bevlyn démontre que l’on peut faire des reprises de standards de la chanson pop sans faire un simple copier/Coller. Elle créé son univers si bien que l’on a l’impression d’avoir à faire à une chanson originale. Cette sensation se retrouve avec le légendaire « He’s got the whole world in his hands » où Bevlyn nous entraine dans une ballade sympathique.

Ceux qui ont acheté « Lonely afternoon » reconnaîtront les différentes chansons qui se retrouvent dans ce nouvel album avec bien entendu des titres inédits.

Bevlyn Khoo est une artiste avec laquelle il faut compter. Elle sort des sentiers battus de la pop asiatique tout en nous en offrant un nouvel opus accessible et de qualité. On souhaite à cet ange un très beau parcours, elle le mérite !

 

Note Kochipan : 9/10

Par Acerdim - Publié dans : Musique
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 22:21


Auteur : Oh Jung-Hi
Titre : Le chant du pèlerin
Origine : Corée du Sud
Traduction : Lee Byoung-Jou
Editeur : Philippe Picquier
Date de publication en France : 1992


Résumé : Ce recueil est consituté de quatre nouvelles ayant pour thème le questionnement sur soi et le rapport à la vie quotidienne avec les autres.



Critique : Lorsque l'on arpente les pages de ces nouvelles, il ne faut pas se fixer de but précis. On se laisse naviguer par l'auteur sans véritablement se poser de question. Les différents récits prennent une base très simple. En général un individu qui se pose des questions par rapport à sa vie, à sa place dans la société et les échanges qu'il a avec le monde qui l'entoure. Cette simplicité peut rebuter au premier abord car il ne se passe pas grand chose et l'ensemble est très descriptif. L'intérêt vient justement de mettre le lecteur dans la peau de ces protagonistes. On ressent les différentes mélancolies développées et on se questionne également. Mais l'ensemble est parfois un peu trop gris tel cette pluie qui ne cesse de tomber dans la première nouvelle. Parfois on a envie de décrocher même si le style littéraire est bien là car il faut un certain talent pour décrire des situations aussi banales.
Mais le message est sans doute plus subtile. Face à un monde survolté qui ne cesse de bouger dans tous les sens, peut-on encore prendre le temps de se poser et de réflechir ? Quel rôle jouons nous dans le théâtre du monde ? Vu sous cet angle le propos n'est pas inintéressant mais le style employé peut rebuter des personnes. Il faut vraiment plonger dans ces différentes histoires et s'imaginer dans le décor. De très bons éléments sont développés mais ce saut dans la littérature Coréenne risque de dérouter.
 
Note Kochipan : 8/10
Par Acerdim - Publié dans : Littérature/Lecture
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