Partager l'article ! Interview : Arnaud Tribout: Arnaud Tribout est un jeune auteur, illustrateur et dessinate ...
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Arnaud Tribout est un jeune auteur, illustrateur et dessinateur dans le domaine
de la bande dessinée. Influencé par les mangas il a d'ailleurs étudié à l'Eurasiam (une école d'études supérieures spécialisée dans les échanges notamment avec le Japon) ce qui lui a permi
de voir ce pays qui fascinent tant de personnes. Cette experience il nous l'a fait partager avec le recueil "Tokyo Rendez-vous" du label Bao des éditions Paquet. A l'occasion de la sortie
de ce recueil de différents artistes nous faisant partager leur vision de la rencontre avec le Japon, nous avons pu rencontrer Arnaud qui a accepté de répondre à nos
questions. |
Comment vous êtes vous intéressé au Japon et plus spécifiquement aux mangas ?
En fait, je me suis d’abord intéressé aux mangas avant de m’intéresser au japon. Comme beaucoup de ma génération, la vague d’animés du club Dorothée a entraîné une curiosité pour les versions manga, comme la version manga de dragon ball. J’ai ensuite retrouvé ce type de graphisme et d’univers dans de nombreux jeux vidéo (souvent des RPGs). L’attirance pour le japon s’en est suivie logiquement lorsque j’ai découvert que toutes ces créations provenaient du japon.
Vous avez suivi les cours de l’Eurasiam. Comment s’est effectué votre parcours au sein de
cet institut et que vous a apporté l’Eurasiam pour la suite ?
J’ai intégré Eurasiam pour suivre le cursus de formation « art et
communication » en trois ans. Mon but est de me rapprocher du manga avec tout ce que cela implique (narration, scénario en chapitres feuilleton, et certes le graphisme). Le parcours s’est
effectué par l’apprentissage du dessin académique, du scénario, du story-board … pour m’en resservir dans le manga. Certaines rencontres et contacts ont d’ailleurs découlé de cet apprentissage.
Aujourd’hui j’arrive au terme de ces trois ans.
Beaucoup de personnes fans de mangas voient le Japon comme un eldorado et un pays où il est possible de vivre à fond sa passion. Quelle a été votre vision des choses en étant sur place par rapport à ce type de considération ?
Tout dépend si l’on est fan de mangas en tant que lecteur/spectateur ou fan de manga en tant que
dessinateur. Même si ça se recoupe souvent ; les objectifs et les visites là-bas ne seraient pas exactement les mêmes. Quoi qu’il en soit c’est certain que le manga est omniprésent au japon,
son pays d’origine. Et que l’on y trouve tout : des derniers mangas aux nouveaux goodies.
Avec les éditions Paquet vous avez travaillé récemment sur le recueil « Tokyo Rendez-vous », ce qui en
ressort, outre vos impressions personnelles sur la capitale Japonaise, c’est que l’on arrive à mieux percevoir la culture et la mentalité d’un pays en étant sur place. Quels ont été
pour vous les exemples ou les expériences les plus frappants de ce point de vue là ?
Il est clair que certains acquis culturels ne sont pas valables partout et que le fait de s’accoutumer à une culture différente est un processus inhabituel et très intéressant. Le japon possède de nombreux détails culturels différents : dans la salutation, la discussion avec un inconnu par exemple. Ou ne serait-ce qu’au niveau du déroulement d’un repas. Il s’agit de beaucoup de petits détails (matériels ou comportementaux) qui changent ce à quoi l’on a été habitué.
Votre style se rapproche beaucoup de ce que l’on peut voir au niveau des mangas que ce soit au niveau narratif ou dans le découpage des cases. Qu’est ce qui vous a fait pencher pour ce style graphique ?
Outre le fait d’avoir été influencé par des lectures de jeunesse (comme cité dans la question 2), c’est la facilité de lecture provenant de la narration manga qui m’a attiré : plus de pages pour plus d’actions, plus de détails. Comme dans un film. On ne raconte pas la même chose , ou pas avec le même effet, suivant que l’on choisisse de mettre 9 cases par pages ou 4 cases. Je pense qu’au-delà du graphisme des mangas, c’est cette souplesse dans la manière de raconter une histoire qui m’a fait pencher.
On assiste d’ailleurs en France à une montée d’auteurs Français de Mangas. Quelle est la spécificité Française dans un mode culturel purement Japonais et quelle est la démarche d’un auteur Français pour se faire publier dans ce style de Bande-dessinée ?
Maintenant que l’on a abordé ces possibilités de narration et de style du manga, gardons à l’esprit qu’il s’agit de pages, de cases, d’onomatopées et de bulles. La spécificité française serait la même qu’une spécificité allemande, espagnole ou japonaise : à savoir l’originalité (originalité du scénario, de l’univers graphique et narratif etc.). Cette recrudescence d’auteurs français est le résultat de l’attrait de la France pour le manga. Nous pourrions nous différencier en apportant des éléments culturels français dans nos mangas, ce que font certains auteurs actuels.
Quels sont vos projets en cours ? Envisagez-vous une carrière Japonaise ?
Il se passe beaucoup de choses depuis deux ans, certains projets naissent et évoluent mais j’attends qu’il soient réellement mûrs avant de les lancer. Dans tous les cas il s’agit de projet de mangas et de bande dessinées. Une carrière japonaise serait très motivante mais très difficile au vu de la concurrence et des exigences japonaises !
Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
La réalisation et la sortie en librairies de ces dits projets!
Un grand Merci à Arnaud d'avoir accepté de répondre à nos questions et aussi de nous avoir permi d'utiliser ses différentses oeuvres qui illustrent cette interview
Merci également aux éditions Paquet de nous avoir permi cette rencontre
© Kochipan - Avril 2009 - Interview réalisé par E--mail