Mardi 8 septembre 2009
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Arisa Tsuji est une artiste avec laquelle il faudra assurément compter. Talentueuse autant en tant que chanteuse que pianiste, elle ne laisse pas indifférent son public avec une sensibilité
musicale certaine.
Agée seulement de 22 ans, elle a déjà un beau parcours puisqu'elle s'est faite remarquer sur la télévision Japonaise NHK il y a deux ans à travers l'émission Paphoo et c'est cette année en
mars qu'elle a sorti son premier mini-album "Kon-Iro", entièrement auto-produit, qui permet de se rendre compte de son univers.
Arisa Tsuji, une artiste déterminée, a répondu avec beaucoup de sincérité aux questions de Kochipan !
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1 – Tu as commencé très tôt dans le monde musical. Peux tu nous dire ce qui t'a attiré et comment as tu appris les différentes clefs pour voyager dans cet univers ?
Ma première entrée dans le monde de la musique fut lorsque mon professeur de musique m'a appris la guitare quand j'étais à l'école primaire. On me laissait souvent seule à la maison et je passais
le plus clair de mon temps à jouer aux instruments qui se trouvaient autour de moi. Cela m'a aidé à faire face à la solitude et dans le même temps la musique est devenu amusante pour moi. Pendant
cette période, j'ai commencé à composer. L'apprentissage de ballets classiques et de danse Jazz & Tap durant mon enfance m'a donné l'opportunité d'écouter une grande variété de musiques.
L'école de Jazz&Tap m'a introduite aux standards du Jazz, de la R&B, de la Soul etc...
2 – Comme tu en fais mention sur ton site internet, tu admires justement certains artistes de Jazz ou qui ont des influences Jazz comme Diana Krall, Yumi Matsutoya ou bien encore Nora Jones par
exemple. Comment t-ont-ils influencé et quel impact cela-a-t-il sur ton travail ?
J'étais fascinée par le « Live in Paris » de Diana Krall. J'ai vraiment eu l'impression qu'elle prêtait une grande attention à la sélection de chaque note qu'elle jouait. Dans le même
temps, les notes coulaient avec une telle vitesse que j'ai ressenti une sorte d'excitation que je n'avais jamais ressenti auparavant. C'est ainsi que j'ai décidé que, bien que je ne puisse pas
jouer une musique aussi difficile, je mettrai tous mes efforts en avant afin de choisir la note idéale.
3 – Tu as un lien particulier avec la NHK (le grand groupe publique de Radio et de télévision au Japon) car tu as participé à l'émission Paphoo et cet été au fameux J-Melo (une
grande émission en langue anglaise afin de faire connaître des artistes musicaux Japonais à un large public). Comment a commencé l'aventure avec la NHK et quelle expérience en as tu tiré pour
ta musique ?
J'ai commencé en solo lorsque j'avais 20 ans. Depuis lors, j'ai du faire face à des difficultés dans des concours où le public votait et je me sentais vraiment seule. C'était au même moment
où j'avais entendu parlé de l'émission Paphoo, où ma musique pourrait être écoutée par un jury professionnel. Après avoir envoyé mes différents lives et passé l'audition, chaque jour fut
un challenge. Cela a eu une grande influence sur ma musique. Cela l'a renforcée. Si je n'avais pas participé à Paphoo, j'aurai manqué de nombreuses opportunités comme rencontrer des personnes
importantes. J-Melo fut aussi une de ces opportunités qu' heureusement je n'ai pas manqué.
4 – En mars dernier tu as sorti ton premier mini album intitulé «Kon-Iro ». Comment as tu travaillé à l'élaboration de cet album et comment définirais tu le style lyrique et musical de
celui-ci ?
J'ai eu l'habitude de penser au piano en tant qu'outil pour la composition. En faisant cet album, je devais jouer chaque morceau au piano et ce fut un vrai challenge. J'ai pratiqué le piano
accoustique car certains morceaux ne pouvaient être joués autrement. Ce fut aussi mon premier enregistrement en tant que chanteuse. Il y'eut beaucoup de prises pour satisfaire ma volonté. En même
temps, en participant aux différentes parties du processus de l'enregistrement, j'ai ressenti la joie de faire de la musique.
5 – A propos de ce mini-album, tu as réussi à amener ton publique dans différents types d'environnement. Chaleureux et intimiste avec une chanson comme « しあわせの跡形 » et un peu plus
énergique avec une chanson proche de la pop comme « ペナルティキック ». Finalement comment peut-on définir ton style musical et avec quel style de son te sens tu la plus proche ?
Je veux que les expressions musicales de mes compositions restent dans le coeur des gens un peu comme la musique de Carol King, Billy Joel, Nora Jones et The Carpenters. Je ne veux pas emballer ma
musique avec différents sons mais à la place transmettre mes chansons d'une manière simple. Les paroles signifient beaucoup pour moi. Je pense beaucoup aux mélodies après avoir écrits les
paroles donc les paroles ont une grande influence sur la sonorité musicale.
6 – Le public qui ne parle pas Japonais et qui écoute tes chansons peuvent être sensibles sans comprendre les paroles. Penses tu que cela puisse être un handicap et sinon penses tu que la
musique puisse être un bon médiateur pour comprendre la signification de tes chansons ?
J'ai été moi-même touchée par des chansons écrites dans des langues qui me sont étrangères donc je ne vois pas cela comme un handicap. Toutefois, je pense qu'il doit y avoir quelque chose dans la
musique autre que la langue pour attirer les gens, dans le but d'arriver à la même chose.
7 – En ce moment tu fais des concerts dans différents endroits de Tokyo et tu continues dans le même temps ta vie étudiante. Comment arrives-tu à jongler entre ces deux segments de ta vie et
penses tu continuer ainsi ?
J'ai eu une période vraiment très dure l'année dernière en essayant de continuer ces deux vies. Mais en même temps le fait d'aller en cours et parler avec mes amis a influencé ma musique. De cette
manière, l'école est un bon endroit pour l'influence musicale. A partir de cette année, j'ai commencé à me concentrer plus sur la musique. A partir de l'année prochaine, la musique sera la seule
chose de ma carrière et cela me fait peur parfois.
8 – Quel est ton souhait pour la suite de carrière justement et penses tu venir un jour jouer tes mélodies en France ?
Mon prochain but est de pouvoir me mettre dans un environnement qui puisse me permettre de faire encore plus d'enregistrements. Je veux montrer mes progrès dans mes chansons et continuer à
développer mon propre style sonore. Je voudrai également faire un live exclusif. La dernière fois que j'ai fait ceci, cela ne s'est pas passé exactement comme je l'avais prévu... Et bien sûr, un
jour j'aimerai faire un concert en France !
Interview réalisée par E-mail
© Kochipan - Septembre 2009
Un grand merci à Arisa Tsuji qui a accepté de répondre à nos questions et également pour sa gentillesse et son ouverture
Site officiel d'Arisa Tsuji
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