Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 07:50
saintseiya.gif C'est avec le mythique Saint Seiya que Kochipan démarre cette nouvelle rubrique liée à l'animation et aux mangas. Depuis plus de 25 ans cette oeuvre connaît une réelle popularité à travers le monde grâce notamment au charisme de ses personnages. Retour sur un phénomène qui continue de connaître le succès...

 

C'est dans le fameux shoen Jump que Saint Seiya voit le jour au Japon en janvier 1986. Masami Kurumda, l'auteur de la série avait déjà connu le succès avec sa série « Ring Ni Kakero ». Toutefois c'est bien Saint Seiya qui lui fera connaître une renommée solide à la fois dans son propre pays mais aussi à l'international. L'idée est de créer une oeuvre où de jeunes gens combattent pour le bien contre le mal. Un scénario qui, à priori, ne se révèle pas révolutionnaire. Toutefois ce qui fera la différence parmi les productions du genre c'est l'ajout de la mythologie grecque. Ainsi nos protagonistes personnifient de grandes figures bien connues de la culture européenne comme le cheval ailé pégase (qui est au coeur de la série), la déesse Athéna, les différents signes du zodiaque (qui donneront leur nom à la série en France)... Tout commence en Grèce où Seiya devient chevalier de bronze de Pégase après de nombreuses années d'entraînement et un dur combat. Il doit faire allégeance à la Déesse Athéna représentée par le Grand Pope. Au Japon la jeune Saori Kido souhaite réunir ces différents chevaliers de bronze pour un tournoi dont le vainqueur pourra revêtir l'armure d'or mais surtout il s'agit de préparer la nouvelle bataille qui opposera Athéna aux forces du mal...
saintseiyamanga.jpg
Le succès est immédiat et une version animée sera vite mise en chantier avec la TOEI Animation, le plus grand studio d'animation au pays du soleil levant. Tout comme le manga, la série animée connaîtra une grande popularité. Chez nous c'est dans le cultissime Club Dorothée que « Les chevaliers du zodiaque » feront leur apparition en 1988.
Cette transposition possède de nombreuses différences avec le manga d'origine avec notamment l'ajout de personnages tels que le Chevalier de cristal ou bien encore les Chevaliers d'Acier. Ces différences s'expliquent par un besoin de rallongement de la série animée qui rattrapait le manga. Il faut également y voir un moyen de vendre plus de jouets puisque le fabricant Bandaï était l'un des sponsors de Saint Seiya à la télévision. Si cette série aura autant marqué les esprits c'est également grâce au travail de Shingo Araki qui a oeuvré en tant que character designer. Son apport est indéniable et il aura réussi à creuser le fossé avec Masami Kurumada. Avec Michi Himeno (son assistante et bras droit artistique), Ils apportent ainsi une véritable finesse aux traits des personnages et l'émotion en devient beaucoup plus palpable. Ce duo magique sera également à l'origine du travail de certaines armures comme celles des chevaliers de bronze marquant encore plus la différence avec l'oeuvre d'origine. Beaucoup d'afficionados ne jureront d'ailleurs que par la série animée occultant la version manga.
saintseiyadvd3.jpg
Durant cette première époque le manga sera donc accompagné d'une série télévisée et de quatre films, une manière de continuer à visiter les différentes mythologies.

Les trois premiers opus sont de bonne qualité avec une animation très correcte. Mention spéciale pour « Abel » qui est sans doute le plus réussi de tous et « Asgard » qui donne une lecture avant la série de cette contrée nordique et de son Dieu Odin. Le film finalement tout à fait dispensable est celui de « Lucifer » avec un scénario bâclé et une animation très pauvre comparativement à ce que l'on peut attendre d'un film. Il s'agissait sans doute de faire un « Hadès light » et de contenter les fans qui réclamaient une adaptation animée de la dernière partie du manga. Ce fut un ratage complet.
Ces différentes productions reprennent à peu de chose près la même trame : La princesse Athéna est faite prisonnière, un délai est imparti pour la délivrer, les chevaliers de bronze viennent à la rescousse et Seiya endosse au final l'armure d'or du sagitaire pour la sauver. C'est d'ailleurs une critique souvent formulée sur l'oeuvre.
saintseiyadvd2.jpg
Au delà du scénario parfois répétitif c'est toute la psychologie des personnages et de l'intégration de la mytholgie qui font la richesse de cette série. Au delà des apparences on est bien loin du manichéisme propre à ce genre de production shonen. Le meilleur exemple peut être vu à travers le personnage de Saga des Gémeaux qui est loin d'être l'ange voulu qui aurait pu succéder au Grand Pope mais qui n'est pas non plus le diable qu'il a bien voulu laisser transparaître. Dans une autre mesure le chevalier Ikki du Phénix à travers son côté solitaire intègre aussi cette ambivalence qui jalonne l'ensemble du récit. Il ne s'agit pas simplement d'un combat du bien contre le mal. La bataille du sanctuaire est à ce titre le passage le plus révélateur de cet ensemble : les différents chevaliers d'or combattent nos chevaliers de bronze mais la plupart ont des raisons louables et finalement logiques.
saintseiyahades.jpg
Si la série animée prends fin avec la saga de poséidon en faisant un petit détour par le royaume d'Odin, le manga continuait de plus belle avec la pièce maîtresse de Kurumada : le cycle d'Hadès. De nombreuses questions trouvent leurs réponses, le scénario évite les redites des épisodes précédents. Mieux on retrouve une flamme passionnelle qui aurait pu diminuer voire s'éteindre précédemment. Le mangaka démontre une nouvelle fois que s'il pêche sur le physique des différents personnages, il excelle dans la conception des armures. Jamais on n'en avait vu d'aussi complexes et d'aussi recherchées.

Après cette victoire de nos chevaliers sur le dieu des morts, une traversée du désert allait commencer et les années 90 allaient s'écouler sans eux...

hades.jpg
Si Saint Seiya s'était arrêté fin 1990, les fans répondaient pourtant toujours présents et ne demandaient qu'à pouvoir repartir à l'aventure avec leurs héros. De nombreuses spéculations eurent lieux sur une possible transposition de la saga Hadès en Anime mais pendant de nombreuses années aucun des ayant droits ou des producteurs de la série d'origine ne confirmèrent ou n'infirmèrent ce qui relevait plus d'un souhait que d'une réalité.
Toutefois un fan qui s'avère être un artiste de talent allait bousculer un peu les choses : Jérôme Alquié. Exprimant la frustration des fidèles spectateurs, il a réalisé une bande annonce de ce qui serait la suite de cette saga. Le résultat est époustouflant à tel point que l'on se demande même dans un premier temps s'il ne s'agit pas de quelque chose d'officiel. Le travail réalisé fut montré à la TOEI. Nul ne sait l'impact qu'aura eu cette présentation, toutefois les années 2000 allaient pouvoir s'ouvrir sur une nouvelle ère pour nos personnages.
Ce sera tout d'abord avec la production d'OAV (dessins animés à destination de la vidéo) où le fantasme des fans voit le jour : La transposition de la saga hadès en anime en novembre 2002. On retrouve avec bonheur les artisans du succès de la série animé avec entre autres Shingo Araki et Michi Himeno au design mais aussi Seiji Yokoyama à la musique qui avait donné ses lettre de noblesse à l'ambiance dramatique de cette grande épopée.

Un film sortira deux ans après le fameux "Tenkai-Hen" faisant suite directement à Hadès. Injustement mis au fond des abymes, cette réalisation possédait de nombreuses qualités tant scénaristiques que graphiques et devait être une introduction à une nouvelle saga. Masami Kurumada en décida autrement et depuis le "Tenkai-Hen" reste une parenthèse à oublier.
Dans le domaine du manga les choses bougent également. Ainsi deux « spin-off » voient le jour surfant sur la mode des préquelles des séries à succès. Il s'agit tout d'abord de Saint Seiya G décrivant la jeunesse de nos chevaliers d'Or avec un graphisme déroutant pour une série de ce type et Saint Seiya The Lost Canvas qui permet de lever le voile sur la première guerre sainte réussissant à renouveler cette saga avec brio.Ce sont deux artistes à qui sont confiés le soin de mettre en image ces nouveaux récits : Shiori Teshigori et Megumu Okada qui redonnent une nouvelle jeunesse à nos personnages.
Toutefois Masami Kurumada n'avait pas dit son dernier mot et en avril 2006 il reprit ses crayons pour enfin donner une suite à son oeuvre la plus emblématique à travers "Saint Seiya Next Dimension". Et comme cela ne suffisait pas une nouvelle série animée se dévoilera en avril prochain "Saint Seia Omega" qui se situe après hadès voire semble-t-il après "Next Dimension". La cerise sur le gateau viendra probablement du nouveau film qui intégrera pour la première fois une 3D complète avec une pointe de réalisme jamais vu jusque-là.
omega2.jpg

Alors que ce fut la disette pendant de nombreuses années Saint Seiya semble parti dans tous les sens à la manière d'une Georges Lucas et de son Star Wars. La question qui se posera est de savoir si l'essence de ce qui faisait le charme du manga et de la série originale ne se perdront pas en cours de route. Toujours est-il que Seiya et ses amis n"ont pas dit leur dernier mot !

Par Kochipan - Publié dans : Animation/Manga - Communauté : Asi@
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Asian Sounds

asiansounds

Kochipan Advertise

Kochipan advertise

Plumes

plume-copie-1.jpg

Partenaires

social

 

generikids.jpg

 

logo-mata-2.gif

 

hongfei

logo-nobinobi

WildSide-logo

vivrelejapon

200-40 ziyi

Présentation

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés