Partager l'article ! Interview : Derek Sandhaus (Earnshaw Books): A Kochipan nous sommes toujours avides de d ...
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A Kochipan nous sommes toujours avides de découvertes notamment lorsque nous parcourons des villes asiatiques connues mais dont le passé nous semble inaccessible. Les éditions Earnshaw Books proposent depuis quatre ans de parcourir la mémoire de ces lieux à travers des chroniques fortement documentés mais toujours accessibles et passionnantes. Pour le moment ces livres n'existent qu'en Anglais mais espérons qu'un jour la langue de Molière ne sera pas oubliée. En attendant Derek Sandhaus, qui est l'origine de "Tales of Old Peking" et "Tales of Old Hong Kong" a bien voulu répondre aux questions de Kochipan et nous faire plonger plusieurs décénnies en arrière... |
Pouvez vous présenter et comment vos pas vous-ont ils conduits en Chine
?
J'ai déménagé à Shanghai suite à un caprice en 2006, rapidement après avoir quitté l'université en Amérique.
Tout
d'abord j'ai enseigné l'Anglais dans des écoles publiques mais je suis devenu fasciné par la culture chinoise et plus
spécifioquement, les récits de voyages d'occidentaux qui ont été ici avant moi. A la fin de l'année 2007, j'étais en freelance en tant que rédacteur sur l'histoire locale pour divers magazines et
je dirigeais une équipe de rédacteurs dans une start-up internet spécialisée dans des tours historiques audios. Au début de l'année 2008, j'ai rencontré Graham Earnshaw et nous avons partagé
notre amour mutuel pour l'histoire et la culture chinoise. J'ai commencé par éditer en indépendant pour Earnshaw Books et j'ai accepté l'offre de mettre en commun "Tales of Old Peking"
(récits du vieux Pékin). Peu après avoir fini mon travail sur Pékin, j'ai commencé "Tales of Old Hong Kong" (récits du vieux Hong Hong) et je fus nommé Editeur en Chef/Directeur
général de Earnshaw books.
Quelle est la particularité des publications d'Earnshaw books et à quel type de
public vous adressez vous ?
Le but d'Earnshaw books est et a toujours été d'élargir la compréhension culturelle entre la Chine et le reste du monde. La
Chine est un membre extrêmement important de la communauté globale, pourtant une grande partie du monde occidental a un manque de compréhension envers cela. Avec cette idée, nos livres visent un
public international comprenant l'Anglais. Nous essayons de présenter des titres de manière accessinle en accentuant l'intersection entre l'est et l'ouest pour établir des similtudes et des
distinctions entre nos expériences respectives.
Quel est le processus pour réunir ces informations et ces contes de ces
différentes villes ?
En créant les livres de la collection "Tales", nous prenons les informations d'un large variété de sources. Bibliothèques,
collections privées, internet, anecdotes d'amis...vraiment tout ce que nous pouvons trouver. Nous essayons de selectionner des histoires qui fournissent une large compréhension de l'endroit mais
aussi des histoires qui aident à expliquer l'origine de certains stéréotypes. Le but n'est pas d'enregistrer sèchement chaque fait qui fut écrit, on peut trouver des centaines de livres de genre,
mais de créer un portrait atmosphérique. Par ailleurs, l'interêt est de garder nos lecteurs éveillé, nous sélectionnons des histoires parce qu'elles sont bizarres, avec de l'humour et
divertissantes.
Quel type de baggage culturel ont besoin vos lecteurs avant d'explorer ces
histoires ?
Notre espoir est que les lecteurs n'aient besoin de rien connaître sur ces endroits quand ils ouvrent le livre. Nous
prévoyons que ces livres soient succints, avec une introduction divertissante sur le passé de ces villes, les personnages, lieux et événements importants. L'auteur est un guide et nous espérons
que les lecteurs puissent ouvrir n'importe quelle page et puissent s'immerger dans l'histoire. S'ils sont particulièrement fascinés par l'histoire, nous espérons qu'ils explorerons certaines de
leurs villes et qu'ils liront plus.
Vous avez écrit "Tales of Old Hong Kong" et "Tales of Old Peking". Quelle
est la particularité de ces lieux et quel lien s'établit entre le passé et le présent de ces villes ?
En écrivant et en recherchant le vieux Pekin et le vieux Hong Kong, j'ai développé un fort sens de nostalgie. Vraiment, je
n'ai pas été (et je n'aurai pas pu être) dans l'une de ces villes il y a cent an mais j'ai développé un lien émotionnel avec ces lieux même s'ils sont (avac les bons et les mauvais côtés)
confrontés par un présent radicalement différent.
Le Pékin moderne possède la Grande Muraille, la Cité interdite et d'autres endroits de ce type, mais elle est également
méconnaissable dans le sens que c'était la ville des empereurs pendant plus de 1000 ans. La saleté, la crasse, les eunuques, les chameaux et les tresses, tout s'en est allé. Les murs
massifs qui entouraient la ville s'en sont allés également. Ce n'est pas entièrement une mauvaise chose, puisque le vieux Pékin était un lieu arrogant rempli d'une haine et d'un malentendu
racial. Mais c'était également un lieu d'émerveillement où les gens de l'extérieur étaient littéralement stupéfaits par la splendeur du grand empire asiatique. Quelques unes de ces choses sont
encore là mais c'est très bien caché et en train de disparaître rapidement.
Hong Kong, par ailleurs, a connu une trajectoire différente. La ville fut plus ou moins construite par des gens non
cultivés : Des marchands d'opiums et des missionnaires occidentaux tout comme les "coolies" et les fugitifs cantonnais. C'était sauvage, rugueux aux bord de cet endroit durant les premières
années. C'était un endtroit avec peu de culture et des gaffes coloniales à répétition. Surtout c'était un endroit avec des barrières sociales et raciales rigides. Aujourd'hui c'est un peu
l'opposé. Depuis 1949, Hong Kong en est venu à représenter une des communautés les plus vibrantes et les plus prospères d'Asie de l'Est, avec une diversité énorme et un gourvernement efficace.
L'une des raisons pour lesquelles j'aime si fort Hong Kong c'est que ce fut toujours un asile sûr pour ceux qui fuyaient les persecutions et un endroit de grande opportunité pour ceux qui
travaillent dur. Peut être que c'est l'Americain en moi qui se trouve familié avec ça mais je dis toujours qu'Hong Kong possède la plus grande virtue.
Quelle est votre histoire la plus mémorable dans ces villes
?
De manière retrospective, ce serait l'histoire d'Edmund Backhouse dans "Tales of old Peking". Se renseigner sur son
histoire fascinante m'a mené à faire un voyage personnel au plus profond de moi. J'ai fini par trouver et éditer ses mémoires. Dans "'Tales of Old Hong Kong", j'aime la citation de James Matheson
(un des plus infâmes marchands d'opium de l'histoire) sur le fait que le commerce de la drogue est mal assorti à l'occupation religieuse. Hilarant.
Quelles seraient les prochaines destinations de vos récits et quels sont vos
projets ?
Graham Earnshaw a écrit "Tales of Old Shanghai" avant de m'assigner les deux volumes suivants et ce fut toujours le but que
ce soit une série. Nous venons de terminer "Tales of Old Singapore" écrit par Iain Manley et nous prévoyons de publier "Tales of Old Bangkok" dans les six prochains mois. "Tales of Old Bombay"
est déjà en préparation et nous éspérons que "Tales of Old Bali" et "Tales of Old Saigon" ne seront pas loin derrière. En ce qui me concerne, mon projet n'est pas encore clair. Je voulais écrire
quelque chose sur Shanghai durant la révolte des Taiping mais je n'ai pas encore trouvé le temps, j'étais également en train de réfléchir sur l'idée d'écrire quelque chose sur la Chine
contemporaine.
© Photos : Earnshaw Books
© Interview réalisée par E-mail - Kochipan (avril 2011)