Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 08:00
Elyzia-3.jpg De nombreux media restent focalisés sur la Corée du Sud et le Japon dans le domaine musical. Si les deux pays restent des valeurs sûres dans le domaine, ils ne sauraient occulter leurs voisins à commencer par Singapour qui possède une scène indépendant sans doute moins connue mais pourtant très active. Preuve en est encore avec le groupe Elyzia qui avec un son rock bien acéré souhaite faire bouger les choses et montrer que la musique indépendante continue à innover avec talent. Aujourd'hui on part à leur rencontre et comme toujours c'est sur Kochipan que ça se passe !

 

Pourriez-vous présenter le groupe ainsi que ses membres ?

Existentialisme, empathie et liberté, voilà ce qui pourrait définir Elyzia. Donnez-nous la pilule rouge et nous ammènerons une révolution.

Le groupe a été formé en août 2008. La formation est composée de trois membres.Rhea est au chant et au clavier. Sa chanteuse favorite est Joey Yung et elle aime vraiment les mangas. Elle nous aide à garder la machine en route et par aileurs elle écrit les chansons du groupe.

Michel est à la batterie et aux percussions. Son batteur favori est Shinya de Luna Sea et il aime beaucoup les chats. Il est photographe professionnel et par ailleurs au sein du groupe il s'occupe du design et de l'artistique.

 

iVor est aux guitares. Son guitariste favori est Akira Takasaki de Loudness. Il aime lire et siroter du vin rouge. Il est le plus intarissable du trio et celui qui perçoit le plus le temps qui passe. Son boulot est d'écrire les chansons et de déranger les producteurs.

En tant que groupe indépendant, nous faisons toutes les choses nous-mêmes avec l'aide et le soutien de la famille et d'amis. Nous ferons de notre mieux pour amener notre musique à travers le monde et trouver des personnes qui aiment et qui soutiennent nos créations. Ils seront nos trésors.

 

Comment avez-vous choisi le nom de votre formation et en quoi reflète-t-il ce que vous êtes ?

 

Elyzia” vient de “Elysian Fields” (champs elysées) dans la mythologie grecque où les âmes vertueuses et héroïques pouvaient se reposer après leur mort pour y vivre une nouvelle vie.
Toutefois il existe déjà une formation nommé “Elyzian Fields” et après plusieurs reflexions nous avons changé le “s” pour le “z” et c'est devenu Elyzia.
Le nom “Elyzia” nous fortifie et nous aide à croire en nous-mêmes tout en travaillant pour nos destins.

Par ailleurs la traduction directe d'Elyzia est devenue “一粒沙'' ce qui signifie un “grain de sable”. Cela nous rappelle que notre amitié et notre unité ammèneront des changements que nous ne pouvons faire seul.

Elyzia-1.jpg

 

Vous dites que votre style musical est du “Nu Hard Rock”. Quelle en est sa spécificité et que lui avez-vous apporté ?

La musique d'Elyzia prend ses différentes influences dans chaque membre. Ce n'est pas du pur hard rock, ce n'est pas du pur métal, ce n'est pas non plus de la musique pop. Nu Hard Rock, ce qui signifie Nouveau Hard Rock, est le genre où les membres d'Elyzia mettent en commun leurs idées.

 

Comment travaillez-vous lors de la la création de ces chansons et que souhaitez-vous partager ainsi avec votre public ?

 

Dans la plupart des cas nous arrivons avec une demo pour que chacun puisse avoir une première écoute. La mélodie, les clefs et la structure sont ensuite rudement travaillés. Ensuite nous avons une discussion franche sur tout ce que nous pouvons faire sur les chansons.

Après ça nous allons passer du temps en studio pour travailler sur chaque chose où les membres pourront contribuer avec leurs idées. Bien sûr il y aura des dissenssions et des choses du genre, mais nous allons essayer de mettre en place chaque idée.


Nous avons également besoin d'avoir quelqu'un qui prenne conscience de l'ensemble et également de ce que nous souhaitons réaliser pour aller dans la bonne direction mais chacun doit avoir un esprit ouvert.

 

 

Y-a-t-il des artistes en particulier qui vous ont influencés dans le chemin musical que vous avez suivi ?

En tant que personnes qui aiment et jouent de la musique, les influences dans le domaine musical sont vastes mais nous ne souhaitons pas que nos compositions deviennent de simples répliques.
De manière technique, nous croyons que ceux qui nous ont vraiment influencé et qui nous ont permi de grandir en tant que groupe sont des groupes que nous avons pu connaître ou avec qui nous avons pu jouer.
Mais rien ne peut être plus réel que d'expérimenter par soi-même.

 

Vous mélangez le Cantonnais, l'Anglais et le Mandarin dans vos chansons. Comment choisissez-vous ces différentes langues et qu'apportent-ils à votre musique ?

Nous écrivons proncipalement des chansons en mandarin bien qu'il n'y ait pas un véritable choix de langue. Cela vient comme ça lorsque nous écrivons et nous voyons si cela permet d'exprimer ce que nous souhaitons. Vous pouvez avoir un aperçu avec notre dernier single sorti en mars dernier “Play pretend” et le titre "Poison" qui possède les 3 langues que vous avez mentionnées.

Votre premier EP a connu un grand succès. Comment expliquez-vous ce résultat et comment avez-vous travaillé sur celui-ci ?

Sans label et sans support médiatique je crois que la réponse se trouve sans doute dans le faite que nous joué partout et puis aussi le bouche à oreille par les amis et ceux qui nous soutiennent.
Par ailleurs le fait d'atteindre d'autres pays par internet nous a beaucoup aidé également. Nous n'avons jamais cru qu'un jour nos chansons puissent être diffusées par des radios en ligne au Japon et en Chine ou qu'elles puissent être utilisées pour le jeu Audition Dance Battle.

Vous avez participé il y a un an au fameux Spring Scream Festival. Quel souvenir gardez-vous de ce moment et pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'y être pourriez-vous nous décrire l'ambiance ?

Nous avons participé pour la première fois au Spring Scream en 2010. Ce fut notre premier concert à l'étranger en tant que groupe. Ce voyage nous a ammené des souvenirs précieux que peronne ne pourra nous enlever.
Le public fut simplement incroyable ! Il y avait 8 scènes dans le parc Er Luan Bi où les groupes jouaient constamment sur une période de 3 jours.
Il y a beaucoup d'amoureux de la musique qui se sont rendus au festival avec une grande appréciation du travail des artistes. Ils nous ont donné un grand soutien et l'excitation de la scène fut grandiose.

Elyzia 4
Dans votre discographie on remaque une participation au projet “Sound against sex traffic”. Pouvez-vous nous en dire plus sur cela et quelle chanson aviez-vous alors choisi ?

 

C'est une campagne afin de mettre en garde mais aussi pour recueillir plus de soutien contre le traffic sexuel. Nous avions choisi la chanson “Why all the blood” qui est sur la douleur ammenée par des gens avares et égoistes. Nous devons arrêter ces actes irresponsables qui ammènent de la douleur au monde.

Quel regard portez-vous sur la scène musicale singapourienne et notamment sa position en Asie ?

Singapour est un petit pays et qui se construit comme un business. Pour les groupes indépendants ce sera toujours plus difficile mais c'est un phénomène commun que l'on retrouve partout.
Avec internet, de plus en plus de gens sont exposés à de nouvelles choses qu'ils n'auraient jamais pensé que cela puisse exister. Ces personnes vont ainsi établir de nouveaux secteurs de soutien à la scène musicale singapourienne.
Stephanie Sun et JJ Lin sont des artistes importants pour Singapour et repoussent sans cesse les frontières. Nous avons de grands compositeurs et de grands musiciens sans aucun doute. MAIS pour les groupes d'un point de vue commercial, Singapour est toujour dans sa première année.

Seulement 4 ans se sont écoulés depuis votre création mais déjà on peut parler d'un véritable succès. Comment avez-vous ressenti ces années passées ensemble ?

Elyzia s'est formé il y a officiellement 4 ans mais nous nous sommes connus il y a un bon moment et sommes ensemble depuis plus longtemps. Les disputes et les désaccords sont inévitables mais nous savons ce qui est le plus important.

Nous avons pu participer à des événements comme Music matters HK, Sprin Scream, Ho Hai Yan et Jump! Party qui nous ont laissé de très bons souvenirs. Avoir pu travailler avec d'autres groupes a rendu l'expérience encore plus délicieuse.

Etablir un groupe c'est la même chose qu'être un entrepeneur de son propre business. Construire des rêves avec ses propres mains. Nous ne savons pas quand le vrai succès viendra mais nous savons que rien ne nous arrêtera.

Quels sont vos projets et avez-vous un message pour le public français ?

Nous avons sorti il y a un mois notre single “Play Pretend”. Une tournée est en cours à Taïwan et en Malaisie.
Avec d'autres groupes locaux Ah5ive, LGF, Phaze et Redpoll nous avons mis en placé le mouvement “Live for the moment” afin de mettre plus en avant la musique indépendante de Singapour. Chaque groupe a sorti son CD single le même jour également le 17 mars dernier.
Par ailleurs nous sommes en train de travailler à notre premier album. Restez informés sur notre site.
Nous espérons réunir plus de gens qui aiment et soutiennent notre musique et qui transmettent notre musique à travers le monde.

© Photos et vidéo : Elyzia

© Interview réalisée par E-mail - Kochipan (Avril 2012)


Un grand merci au groupe Elyzia d'avoir accepté cette interview pour Kochipan

Merci plus particulièrement à iVor pour son aide et son accueil

 

Site officiel d'Elyzia

Par Kochipan - Publié dans : Interviews - Communauté : Asi@
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