Partager l'article ! Kazumi Yumoto - La Ville au crépuscule: Titre : La ville au crépuscule ...
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Titre : La ville au crépuscule Titre original : Nishi no machi Auteur : Kazumi Yumoto Origine : Japon Editeur Japonais : Bungeishunju Editeur Français : Editions du Seuil Date de publication au Japon : 2002 Date de publication en France : 2005 Traduction en Français : Ryoji Nakamura & René de Ceccatty |
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Note : Kazumi Yumoto est un auteur japonais née en 1959 à Tokyo. Elle a écrit des
scéanarii pour la télévision et est connue pour ces romans pour jeunes lecteurs tels que « Les amis » et « L'automne de Chiaki ».
"La ville au Crépuscule » est son premier roman pour adulte.
Résumé : Kazuchi se remémore son enfance lorsqu'il vivait seul avec sa
mère divorcée, Sachiko. Un jour ils reçurent la visite du père de cette dernière surnommé « Tête-de-mule ». Ce grand père mystérieux dont les relations avec sa fille connaissent de tensions permanentes sera une rencontre qui boulversera la vie du jeune Kazuchi. Un retour au foyer qui marquera cette famille... |
Critique : Lorsque nous parcourons les premières pages de ce roman, rien ne semble se détacher de ce texte au ton mélancolique. Un huit clos parfois étouffant où son réunis Sachiko et son fils Kazuchi rejoint par le grand-père de ce dernier qui a pour surnom «Tête-de-mule ». Les deux adultes ont des plaies non refermées qui cachent des rancoeurs du passé. Le jeune protagoniste, narrateur de cette histoire, tente ainsi d'en savoir plus sur sa famille, sur ces racines...On aurait à priori à faire à une histoire déjà vu mais ce qui différencie un roman littéraire d'un autre c'est bien le talent de l'auteur pour arriver à plonger le lecteur dans ce genre de chronique familiale.
L'auteur utilise les métaphores pour mieux faire passer la douleur et le vécu de ces personnages telles ces palourdes que cuisine « Tête-de-mule » à sa fille et son petit fils. Ces coquillages renfermés qui expriment justement ce que vivent les différents protagonistes. Il n'est pas évident de sortir ce que l'on a en soit. Il n'est pas facile d'extérioriser ses propres sentiments. On croit connaître ceux qui nous entourent et finalement on les découvre et redécouvre au grès d'événements quotidiens. C'est sans doute ce qui fait la saveur d'une vie.
Le lecteur ne reste pas de marbre face à ces relations pourtant difficiles et finalement il suffit d'un rien pour que tout se remette en place. Il en ressort quelque chose de positif et oserait-on même parler d'espoir dans ce qui s'annonçait pourtant comme une atmosphère teintée de gris. «Tête-de- mule » qui apparaît comme un vieux grincheux rustre nous devient au fur et à mesure familier. On se lie avec lui et on en vient même à s'inquiéter pour lui. Il nous excède dans ses réactions et dans son tempérament mais finalement n'est ce pas du au fait que l'on s'attache à ce personnage ? Les scènes se déroulant à l'hôpital sont d'ailleurs très représentatifs de ces différentes apparences.
Sans doute ce livre n'est-il pas d'une approche évidente et tels ces figures qui se présentent à nous, il faudra creuser pour en goûter toute la saveur.
Kazumi Yumoto nous livre ici un roman subtile et intimiste. Il en restera une nostalgie, une rencontre profonde, un plaisir intact.